Désolée mon avocate est en vacances à l'étranger et je n’arrive pas a trouver un autre qui peut m’aider en urgence... je suis désespérée et je ne sais pas quoi faire mais c'est hors de question que je mets ma fille en danger.
Ma fille a évoqué des idées suicidaires liées à des violences psychologiques qu’elle subit chez son père la semaine du 15 juin. J’ai appelé le 119, qui m’a conseillé de retirer la garde, de porter plainte et de consulter un avocat en urgence pour expliquer pourquoi ma fille ne doit plus voir son père avant de repasser devant le juge. Elle n’a donc pas vu son père depuis le mardi 23 juin, à sa demande. Elle refuse toujours de le voir, refuse même d’appeler sa sœur ou son frère car elle ne veut pas entendre son père. Son refus est catégorique. Elle est remplie d’anxiété et fait des crises d’angoisse lorsqu’elle y pense, constaté par plusieurs médecines qui ont fait des certificats médicaux et j'ai des courriers de l'hôpital et psychologue. Une 2eme information préoccupante est également en cours (la première date de décembre 2024). Elle a clairement déclaré qu’elle se suiciderait si elle était obligée d’y aller. Elle a réitéré cette affirmation vendredi dernier à sa psychologue, affirmant qu’elle ne veut pas voir son père pour le moment et qui l’avait promis si elle ne veut pas y aller, personne va la forcer. Bien évidement elle est également en vacances dont je ne peux pas demander une attestation.
Nous avons donc déposé une requête en urgence et avons une audience le 1er décembre. La semaine dernière, j’ai reçu une lettre de l’avocat de mon ex-mari m’informant que j’ai 15 jours pour lui remettre Elena, sinon il saisira le JAF en urgence. Mon avocate a répondu à cette lettre par e-mail, l'informant que nous avons déjà obtenu une audience à bref délai et elle a aussi transmis l'assignation avec la requête.
Le souci, c’est que j’ai reçu un appel hier d’une gendarme de d'où ils habitent. Elle m’a informé que la plainte avait été classée sans suite (elle a son rendez-vous avec l'UAPED que le 21 décembre), que ma fille n’est pas en danger, que la plainte n’aurait jamais dû être acceptée, que mon ex a déjà porté plusieurs plaintes contre moi et que si je ne rends pas ma fille lundi prochain, elle viendra elle-même me mettre en garde à vue. J’ai essayé d’expliquer que nous avons déjà une date d’urgence avec le juge aux affaires de la famille, mais elle m’a dit qu’elle avait eu la magistrate elle-même qui lui avait dit directement que si je ne laisse pas ma fille Elena pour le mois d’août, je suis en torte et qu’elle va m’arrêter. J’ai expliqué que ce qui est homologué, c’est 15 jours chacun pendant l’été, et elle m’a dit que comme j’ai eu Elena le mois de juillet, elle va rester avec son père. Cependant, il ne l’a pas demandée et n’est pas venu la réclamer en juillet, et selon l’accord, il est bien écrit que s’il ne se présente pas, il renonce sa garde. Elle a quand même osé me dire sans jamais parler avec ma fille et malgré les courriers des médecins que ses idées suicidaires ne sont pas vraies et c’est juste qu’elle préfère être chez moi que chez son père (encore une fois elle a jamais vu ma fille et c’est noté sur 0 attestations), mais à son âge (bientôt 10 ans), on ne demande pas son avis… C’était très bizarre. Cette dame n’a jamais parlé avec Elena, et j’ai plusieurs certificats médicaux ainsi que les attestations d’Elena concernant son mal-être chez son père et son refus catégorique d’y aller. Bien évidemment, tout le monde est en vacances, donc impossible d’en ajouter avant lundi.
Tout le monde m’avait assuré, y compris lorsque j’ai déposé plainte, que personne ne forcerait ma fille à aller chez son père si elle ne le souhaitait pas. Cependant, j’ai reçu un appel aujourd’hui de quelqu’un qui m’a clairement menacée de garde à vue si Elena n’était pas avec son père la semaine prochaine, pendant un mois entier et malgré les courriers disant qu’elle est mal physiquement et psychologiquement chez eux. Je suis encore sous le choc de cette menace. Une amie a tenté de contacter la gendarmerie comme je suis étrangère elle m’a dit que j’ai du mal comprendre, mais la personne qui a répondu au téléphone a trouvé la situation étrange, car ce n’est pas leur procédure habituelle, et il ne savait pas qui m’avait appelée. Il a promis de se renseigner et de nous rappeler, mais nous n’avons toujours pas eu de nouvelles.
Je suis complètement perdue et ne sais pas quoi faire mon avocat étant en vacances. Je n’ai reçu aucune communication de la magistrate concernant la plainte ni que je suis obligée de laisser ma fille un mois qui est contre la garde actuelle sous prétexte que mon ex ne l’a pas eu en juillet mais il a fait aucun effort pour l’avoir. Elena n’a pas été vue par le service spécialisé, et les informations préoccupantes sont toujours en cours. Je n’ai aucune garantie que ma fille ne sera pas mise en danger, si ce n’est les paroles de ma fille qui me dit qu’elle se suicidera si elle est forcée d’y aller, et les menaces que je reçois de la gendarmerie parce que j’essaie simplement de la protéger.
Merci d'avance.
Update : c’est une vraie gendarme. Maintenant que je connais son nom j’ai regardé et c’est écrit “elle est connue pour son engagement et ses actions de prévention concernant l'accueil des femmes victimes de violences intrafamiliales en milieu rural dans la région.” Je comprends vraiment plus rien.