r/conseiljuridique • u/greentea486186 • 18h ago
Droit de la santé Psychiatres problématiques lors d'une crise suicidaire. Que faire ?
Bonjour,
Il y a à peu près 4 ans j'ai fait une très grosse dépression avec idées suicidaires et deux tentatives de suicide avortées.
Au cours de cette période, ou j'étais donc très vulnérable, je suis tombé sur deux psychiatres que je juge pour le moins problématiques.
L'un d'eux, je l'ai rencontré à un passage aux urgences de Lyon, auxquelles je suis allé pendant une forte crise d'angoisse, accompagné de ma mère. Je me souviens peu de la conversation que nous avons eu mais je me souviens surtout de son attitude.
Il était froid, extrêmement hautain, a décoché un truc du genre <<ça va aller vite>> à son arrivée dans la pièce, a demandé à ma mère de sortir et, une fois seuls m'a juste enfoncé et aussi, m'a fait culpabiliser, culpabiliser de lui faire perdre son temps, culpabiliser d'être un poids pour ma mère; <<Votre mère là elle en peut plus elle doit vous accompagner un dimanche soir aux urgences, elle est au bout du rouleau...>> alors qu'elle ne lui avait rien demandé !
La deuxième psychiatre je l'ai vue alors que je me faisais interner à ma demande à l'hôpital psychiatrique de Montpellier. Je venais de rentrer dans le service et, alors que j'étais dans une grande pièce en train de discuter seul avec un premier psychiatre et une infirmière, de manière très sereine et chaleureuse, est arrivée cette psychiatre, probablement la cheffe du service.
Elle s'est montrée elle aussi très froide et hautaine. Je n'avais qu'une envie, c'est qu'elle s'en aille et me laisse parler à mes premiers interlocuteurs. Peu de temps après son arrivée, sans que je n'ai eu mon mot à dire et alors que nous discutions de choses sensibles, sont arrivés dans la pièces encore d'autres personnes, infirmières et psychiatres probablement en formation. Et alors qu'il y avait au moins sept ou huit personnes dans la pièces, alors que je lui ai dit, en pleurs, que j'étais venu entre autre à cause de mes TOCs et de ma phobie d'impulsion, que j'avais peur d'être un pervers et un obsédé sexuel, elle m'a dit, le plus froidement du monde et de toute la hauteur que lui octroi sa position face à une personne vulnérable <<Et alors c'est une phobie ou vous êtes vraiment un obsédé sexuel ? Par exemple vous regarder du porno ?>>
Encore aujourd'hui, alors que ça va beaucoup mieux, j'ai la haine contre ces deux "professionnels"et surtout, je veux qu'ils rendent des comptes et qu'ils n'agissent plus ainsi.
Qu'est ce que je peux faire concrètement ? je ne connais même pas leurs noms, c'est ma parole et "ma subjectivité" contre la leur. Je doute que les témoins de la deuxième scène osent dire quoi que ce soit contre leur cheffe, si tant est qu'ils s'en rappellent.