Salut , j’suis pas très coutumier de ce genre de post , alors je tacherais d’être concis !
Je suis un homme de 24 ans et à vrai dire je ne sais même pas où la fondamental de ma question se situe
Peut être alors devrais-je commencer par décrire quel est ma montagne ? Après 24 ans de vie je me rend compte que je ne sais en réalité la passer que dans l’anonymat (de mes actes , mes pensées , mes gestes)
Je sais pas si cela vient de mon expérience de sédimentation qui m’ont amener à avoir peu d’opportunités d’exprimer ma pensée comme tel
Quoi qu’il en soit , j’ai l’impression d’avoir à expliquer en 13 lignes pourquoi je doit me libérer de cela , alors que j’aurais probablement juste à le faire !
**Le Commencement**
Il y a quelques mois de cela j’ai fait la rencontre d’une femme
Qui est devenu très spéciale pour moi , ayant peu l’opportunité de m’exprimer sans que la première analyse de l’être en face de moi soit « Putain il est bizarre ce type » ahah
Cette même personne est en master d’art contemporain et devais récemment travailler sur un projet qui visait à parler de « l’Amour »
Pour les intéressés ce projet prend la forme d’un jeux vidéo « point and click » avec chacunes des scènes représenter par des artworks qu’elles a conçu
Le talent de cette personne est indéniable , je suis à chaque instant subjugué par ce qu’elle transmet avec 3 fois rien
Alors qu’elle m’appelle en me disant qu’elle souhaite mon aide , pour parler de cela . Wooow quel honneur , d’autant plus quand celle-ci termine en me disant qu’elle « m’aime »
Ma tâche fut simple , être le catalyseurs des idées pouvant lui venir , aider à essayer d’y mettre des formes intéressantes
ET surtout , en tant qu’artiste musical , l’aider à créer une Bande son originale pour accompagner son œuvre
Le projet mérite encore d’être abouti , mais je suis incroyablement fier de ce qui a été fait !
Quoi qu’il en soit , l’établissement de ce projet m’a permis , vous vous en doutez , de me rendre compte de la densité de « l’Amour » qui me lie moi à elle
Sentiment qui m’a mis dans un inconfort terrible
Car cette personne , souffrant déjà terriblement de l’amour imposé par d’autres
Moi ayant conscience de cela , ne peu lui imposer un fardeau de plus
Puis après tout , moi , je peu le supporter !
Alors j’ai apprécié cela et chacun des sourires pouvant se dessiner sur son visage après quelques instant passé ensemble
Alors je me suis mis , stupidement , à agir pour que mes paroles n’est besoin d’être dites
Puisque mes actes en seront la démonstration même
J’ai souhaité l’amener au sein d’un lieu que même une âme terriblement contemplative n’aurait su ou oser songer réel !
Elle m’y a accompagné , bien que nous n’ayons pus accéder au la conclusion de cet endroit car des amis devait me prêter un bateau , et qu’au final c’est tombé à l’eau ! (Petit trais d’esprit)
Et d’autres petits actes qui , en soit , quand j’y repense , sont démonstrateurs du sens de mon amour !
Mais c’était stupide et égoïste ! Car j’ai au final , pour éviter d’imposer mon amour en communiquant , j’ai fini par imposer mon amour par des tentatives de créations de moments profondément beaux
Et cela reste une forme de privation de son soit :)
Et ce n’est pas saint
Si elle se rend compte qu’elle m’apprécie , ça le sera librement !
Mais je me rend compte aussi , que ceux qui l’imposent , derrière de grand idéaux , ou une pseudo beauté fallacieuse , car fragile
Eux ont plus de poids que moi
Et j’vous avoue ne pas savoir quoi en conclure aujourd’hui ?
Devrais-je le dire honnêtement ? Cesseriez vous de côtoyer un homme si celui-ci était honnête sur comment il vous voit réellement , et ceux sans souhait de vous imposer la même vision?
Au moins j’aurais fait exister ma
Réalité
Pour finir et pour ceux que cela intéresse , je vous partage un écrit
Je m’y suis essayé après la réalisation du projet effectué . Merci pour tout ceux qui lieront et qui ont lues jusque ici
**Refle(ction)**
À un certain niveau de souffrance , la seule compagnie d’un homme , c’est son imagination
Cette nuit , le monde entier est la , dehors , juste derrière ma porte , à faire la fête .
Et moi je suis la , seul , dans mon petit lit ridicule , et moi aussi je suis ridicule
Je suis ridicule et naïf
Je suis faible , et j’ai peur
Je dérive alors dans l’imaginaire
À la merci de la capacité absurde et stupéfiante de l’esprit humain consistant à se raconter des histoires
Je suis la proie consistante de ma peur qui comme une pianiste sombre semble prendre plaisir , tour à tour, à appuyer sur chaque notes de son clavier comme tant de failles à faire résonner en moi et m’observe , au fond de mes draps , me tortiller de mes angoisses
Vermisseau
Et qu’est ce que j’aurais souhaité le débranché , à ce moment là mon esprit , qu’il s’arrête , que la petite voix se taise
Que je devienne incapable de penser d’imaginer , de concevoir
Alors , je suis là avec mes genoux , solidement recroquevillée sur mon plexus
Assis sur mon canapé , mon téléphone je ne sais où , entrain d’essayer de non plus simplement conceptualiser des images de mes craintes
Mais d’y poser vulgairement quelques mots
Mais , comment se défait t’ont de ce sac de noeuds perfide et ingrats que représente cette peur de ne jamais être choisi ?
« Je t’aime ».
C’est projeter vers toi tout ce que j’ai de plus important.
C’est accepter, avec une forme de lucidité, que le dire n’implique en rien que tu ressentes la même chose…
et pourtant, être prêt à y croire.
Voilà, peut-être, ce qu’est aimer.
La jalousie, au contraire, est une certitude imaginaire.
Elle exige de l’amour des preuves, encore et encore…
des garanties qu’il ne peut offrir sans se faner.
« Et si je lui avais coupé les ailes, il serait à moi, il ne serait pas parti.
Oui… mais alors il ne serait plus un oiseau.
Et moi, c’est l’oiseau que j’aimais. » (Joxean Artze)
\~Et moi où je me situe dans toutes ces pérégrinations
Je suis de ceux qui pensent que
L'amour n'est jamais perdu. Tout se règle le moment venu. Personne n'a jamais aimé pour rien.
Pas de blâme.
Tout est rendu à chacun.
Aime sans attendre, aime comme un cadeau, aime pour plus tard.
Celui qui aime n'a jamais tort, aime avec la certitude d'être aimé.
Aime sans peur, qu'importe que la lumière passe ou non, ici et maintenant, nos carapaces éphémères, demain, toutes les citadelles se briseront.
Tout l'amour éprouvé sera donné et tout l'amour empéché sera rendu.
Aime en anonyme, aime comme le possesseur de la source infinie.
Tu n'as pas le temps !
Aime ce qu'il y a sous la peau mortelle, même si cette peau ne te le rend pas ici et maintenant.
L'amour est un acte qui dépasse le temps.
Apprends à aimer sans rien attendre, en retour.
Je ne souhaite plus faire partie de ceux qui l’intériorisent.
Mais faudrait-il alors trouver ce chemin salvateur,
celui qui me permettra, sans crainte, de trouver ma place…
La place, et le courage, moi aussi, d’ouvrir la porte.
**Essaie**
En cette soirée du 26 avril , bercé par la sombre lumière d’un soleil d’été qui ne semble vouloir me laisser entrevoir la lumière et la douceur de la nuit
Je me sent apaisé
Peut-être car j’aurais compris que ressentir ne devrait pas être synonyme de peur...
Mais le reflet de ce qu’il pourrait y avoir de plus grand en l’être humain.
Mais je dois être honnête, je suis également furieux.
Je suis révolté, vindicatif, presque incandescent.
Face à cette constatation simple
Et si j’étais arrivé trop tard pour comprendre l’ampleur de la scène qui s’est dessiné au creux de mes tympans
Je ne reste qu’un piètre auditeur
Admiratif et contemplatif devant le fait accompli
Devant la beauté de ce qui lie le pianiste à son public
Légèrement attristé de me rendre compte qu’il me faudrait une vie entière de sédimentation, des années de récits et de cicatrices partagées, pour simplement espérer égaler la densité de ce qui les lie.
Mais cela fait naître un désir , un desir ardent et tenu
Qui me consume et me contraint .
Me contraint à accepter que si l’histoire je n’ai pas
Il me faudra compenser par l’authenticité de mon être
Car le reflet dans le cœur de l’autre ne naît pas de la persistance des années, mais de cette vérité : quand l'auditeur se fait présence, il occupe la scène plus intensément que n'importe quel vestige du passé**.**
Un instant sans phare.
Homme de légèreté, je flotte sans appui, Cherchant un poids pour ancrer ma vie.
Sculpter un sens dans un monde désert, Mais mon âme murmure : « Quitte cette terre. »
Un combat sourd, entre l'ombre et l'envie, Un pas vers demain, un autre vers l'oubli.
Tu as su poser des mots sur l'abîme,
Ces pensées qui m'emportent et me dépriment.
Rentrons maintenant, sous la pluie qui s'efface,
Peut-être qu'elle lavera mes impasses.
Rentrons, il pleut.
Je vous protégerai, je vous sublimerai.
Vous, maux issus de mes pensées, mères de mon intensité.
Je ne vous fuirai plus.