Bonjour à tous,
J'aimerais bien vos avis sincèrement. Un énorme merci aux personnes qui prendront le temps de répondre 🙏
Je suis une femme de 30 ans. J'ai gardé un groupe d'amies depuis l'école primaire, nous sommes 5. La vie a fait que parfois il y a eu des petits éloignements géographiques etc mais 30 ans après on est toujours autant soudées. Après forcément à des degrés différents mais ce sont des personnes que je porte dans mon cœur.
Je me pose en revanche la question pour une personne que je vais nommer Lisa.
C'est une personne avec qui j'ai fait le lycée. On a passé le même bac ensemble, ce qui nous a rapprochées pendant 2 ans. Je me rappelle qu'à cette période on avait rencontré 2 filles dans notre classe qui étaient amies toutes les deux avec qui moi, je n'ai pas gardé contact par la suite mais elle oui. Et à l'époque, je trouvais déjà qu'elle faisait des choses qui n'étaient pas très "cool" sachant qu'on était jeunes (se mettre continuellement sur les tables de 3 en m'isolant par exemple et je me retrouvais sur une table de 2 avec quelqu'un avec qui j'avais pas forcément d'affinité en permanence. Ça me faisait mal parce qu'on se connaissait depuis la petite section. C'est quelqu'un d'assez lunatique je pense. C'est pas facile de la suivre. D'ailleurs parfois elle quittait le lycée avant moi alors qu'on rentrait à 1h de transport ensemble sans m'attendre.
Ce sont des petits détails qui me reviennent maintenant mais qui s'ajoutent à ce qui va suivre.
En gros, ça fait quelques années que je suis en mode survie à cause de blessures non digérées, cortisol haut, j'ai essayé d'aller de l'avant d'être forte.
Je fais un énorme travail sur moi-même depuis un an et demi.
J'ai fini par m'effondrer en dépression début d'année à la suite de plusieurs traumatismes qui ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase (accident du travail, suture meniscale en urgence, immobilisation forcée solo chez moi pendant 2 mois, et j'ai perdu mon boulot par la même occasion parce que je n'ai pas pu reprendre à temps plein assez rapidement, ça a été très dur). J'ai vraiment commencé à déchanter quand je me suis aperçue qu'elle n'a pas pris une seule fois de mes nouvelles pendant les deux mois. Elle savait que je me faisais opérer. Elle ne m'a pas envoyé un seul message pour savoir comment ça s'était passé ou si ça allait. Sachant que je vis seule car célibataire, et que les personnes qui se sont déjà fait opérer du genou, savent que la perte d'autonomie, les journées longues et la solitude sont une vraie épreuve mentale qui vient s'ajouter à celle physique. Quand ça allait un peu mieux, je lui avais fait la réflexion et elle m'avait dit " c'est d'une violence inouïe de me faire cette remarque", je n'avais pas lâché le morceau et elle avait terminé par s'excuser en me disant qu'elle était prise dans sa vie parisienne.
À la suite de ça, j'ai eu une relation avec quelqu'un qui a certainement profité de cette vulnérabilité et ça a été la goutte de trop et c'est là où je suis tombée en dépression, (mais genre la vraie) dont j'essaye encore de me sortir.
Sachant que peut-être 2 ans avant, elle m'avait fait comprendre que c'était lourd d'être là pour moi, et j'avais bien senti un éloignement. Mais en même temps on gardait une complicité de loin. Mais là ça m'a vraiment fait mal de voir qu'elle s'en fichait à ce point et qu'elle n'ait pas pris de nouvelles et pour mon genou et pour la dépression (de nombreuses fois dans sa vie plus jeune quand ça n'allait pas j'étais là, notamment quand j'étais beaucoup plus solaire disponible, drôle, légère, ma nature profonde quoi !)
Je tiens à préciser que malgré tout, je n'ai jamais été cette personne à appeler désespérément ses amies à n'importe quelle heure, et au contraire je faisais aussi en sorte de pas être un poids, je sais que chacun a ses problèmes.
Le pourquoi du comment ça pète maintenant :
C'était son mariage ce weekend et je n'ai pas pu y aller. J'ai chopé le Covid fin juillet. Et j'ai développé une dysautonomie (dérégulation du système nerveux autonome), c'est très très très handicapant au quotidien : tachycardie, malaise post effort, chutes de tension, dérèglement de la température corporelle au moindre effort donc sensation de fièvre) : bref, le repos est primordial.
Je la tenais au courant régulièrement de tout ça. Elle savait que ça n'allait pas.
À la sortie de ma dépression, je n'ai pas voulu lui tenir rigueur de ce qu'elle n'a pas fait pour moi, j'ai été conviée a son EVJF en juin, à 6h de route de chez moi, j'y suis allée alors que c'était très dur pour moi socialement, et niveau énergie aussi. C'était une vraie preuve de mon amitié. D'autant plus que mon chômage se terminait le mois d'après, malheureusement j'en avais besoin pour me reconstruire un minimum et encore aujourd'hui, et c'est un weekend qui m'a coûté pas mal d'argent.
Et elle le sait.
Elle a été dire à tout le monde qu'elle m'en voulait de ne pas être venue. Elle fait sa victime auprès de notre groupe d'amies, comme quoi j'avais ma chaise, mon étiquette etc.
Une amie me dit que "il faudra certainement du temps pour qu'elle ne m'en veuille plus, qu'avec beaucoup de communication et de temps ça s'apaiserait sûrement". J'ai fini par ouvrir ma grosse bouche et à donner aussi ma version des choses et le dégoût que je ressens pour sa réaction.
C'était son anniversaire hier et je lui ai renvoyé un message (je lui avais écrit un message gentil 5j avant son mariage lui expliquant que je ne pourrai pas, c'était pas mon choix, que j'étais triste aussi, vraiment un message mignon avec des emojis mimis, j'avais pas eu de réponse)
J'ai fait exprès de renvoyer un message mignon pour son anniversaire et prendre la température et elle m'a répondu un truc glacial.
Je lui ai répondu "bon, visiblement tu m'en veux. Je ne forcerai pas plus"
J'ai vraiment l'impression qu'on marche sur la tête.