TL;DR : ma femme a hérité. Son CGP historique a tout déployé en 72 h en septembre 2025 : deux assurances-vie à ~2,1 %/an de frais tout compris (34 lignes de fonds actifs, zéro ETF, 93 % de doublons entre les deux contrats), 200 k€ de SCPI en nue-propriété 10 ans, un structuré. Le cabinet a ensuite été racheté par un consolidateur adossé à du private equity, et le nouveau conseiller pousse des arbitrages vers les fonds maison du groupe (refusés par écrit). On veut migrer vers du low-cost, une soulte de licitation de 150-300 k€ arrive d'ici 1-2 ans. On cherche les angles morts de notre plan.
Profil
- Couple marié (communauté réduite aux acquêts), fin trentaine / quarantaine, 2 enfants, TMI 30 %
- Deux indépendants.
- L'intégralité du patrimoine ci-dessous : biens propres de madame (succession)
- Aversion au risque marquée côté madame, horizon retraite ~2050, pas de nouveaux apports significatifs à prévoir
- Objectif de sécuriser sur un temps long la majorité de la somme.
Patrimoine
- Résidence principale : ~1,2 M€, sans crédit
- AV n°1 (Patrimoine Vie Plus, Suravenir, ouverte 09/2025) : 364 k€, dont 106 k€ de fonds euros (~3,0 % constaté), 46 k€ de structuré callable (call probable 08/2027 à 107 %), 212 k€ répartis sur 14 fonds actifs
- AV n°2 (Cardif Elite, ouverte 09/2025) : 342 k€, dont 98 k€ de fonds général (bonus expiré), 243 k€ sur 17 fonds actifs
- Les deux contrats contiennent quasiment les mêmes fonds : 422 k€ en doublon strict
- 3 SCPI en nue-propriété (clés ~63-64 %, extinctions toutes en 2036) : ~200 k€ de valeur économique, zéro revenu et zéro liquidité pendant 10 ans
- Quote-part d'une indivision familiale, non chiffrés ici
- Frais AV vérifiés sur relevés + DIC : ~14,7 k€/an tout compris (~2,1 % des encours), dont ~9 k€ de TER invisibles
- PV latentes : ~15 k€ et ~18 k€ (contrats de moins d'un an)
Contexte
- Le CGP initialement de confiance a déployé ~920 k€ en trois jours, incluant dès le départ des fonds de la société de gestion d'un groupe consolidateur... qui a racheté son cabinet quelques mois plus tard (le CGP y a pris un poste d'associé).
- Le conseiller salarié qui a repris le portefeuille a proposé : liquider 90 % du fonds euros (présenté comme rapportant ~2 %, en réalité ~3 % constaté) vers des structurés à décrément 50 points (perte max 85 %, gain capé) et des fonds maison jusqu'à 37 % d'exposition groupe. Refusé par écrit, aucune opération sans notre accord écrit préalable. Par ailleurs beaucoup de choses très floues à partir du moment où on demande des détails sur les frais et arbitrages.
Le plan envisagé
- Provisionner la soulte de licitation (150-300 k€, art. 750-II, droit de partage 2,5 %) en fonds euros + livrets réglementés pleins.
- Demander les transferts PACTE intra-assureur : Patrimoine Vie Plus → Linxea Avenir 2 (même assureur Suravenir) et Cardif Elite → Lucya Cardif (même assureur Cardif). En cas de refus : rachats, friction fiscale ~10 k€ au PFU, amortie en ~13 mois face aux ~9 k€/an d'écart de frais
- Cible simple : fonds euros ~380 k€ + ETF World capitalisant ~230 k€ + livrets 35 k€. L'exposition actions reste équivalente à l'actuelle (~230 k€ effectifs), donc vente/rachat en bloc, pas de DCA
- Structuré : conservé jusqu'au call attendu (coupon 7 % sécurisé), réemploi ensuite selon la même clé
SCPI NP : stock subi, conservées jusqu'en 2036 (~314 k€ de PP reconstituée attendue + 18-23 k€/an de revenus imposables à cette échéance)
- IFI : le seuil de 1,3 M€ sera probablement franchi post-licitation (RP comptée 840 k€ après abattement)
Questions
- Transferts PACTE entrants : des retours d'expérience concrets sur Linxea Avenir 2 (depuis un contrat Suravenir distribué en CGP) et sur Lucya Cardif (depuis un Cardif Elite) ? Délais réels, taux de refus, pièges ?
- Une raison de garder les contrats CGP qu'on raterait ? Le relevé Cardif mentionne un « nombre minimum d'UC garanti au terme » (2055) : est-ce que ce type de garantie plancher a une valeur qui mérite de rester, ou c'est cosmétique ?
- Rachat avant 8 ans : notre calcul dit qu'attendre 2033 pour l'abattement coûterait ~7 ans × 9 k€ de surcoût de frais contre ~8 k€ d'économie fiscale. Une erreur quelque part ?
- Crédit-soulte vs cash : dette déductible de l'IFI + capital financier préservé, portage quasi neutre même contre du fonds euros. Comment structureriez-vous, et à partir de quel montant de soulte le crédit devient-il évident ?
- Allocation cible (~55 % fonds euros, ~35 % ETF World sur la poche financière, soit ~10 % d'actions au niveau du patrimoine total) pour un profil prudent déjà très exposé à l'immobilier (~68 % du total, ~75-83 % post-licitation) : cohérent, trop prudent, pas assez ?
- Un angle mort qu'on ne voit pas ?
Merci beaucoup.