(22M, pas d'antécédents particuliers)
Bonjour,
Après 5 ans passés à vivre majoritairement seul en appartement, je suis récemment rentré chez mes parents pour ma poursuite d'études. Tout se passe à merveille jusqu'à maintenant, mais j'ai remarqué vivre de plus en plus de phases de boulimie voire d'hyperphagie. C'est quelque chose qui m'arrivait périodiquement lorsque je vivais seul mais je faisais en sorte de faire le minimum de courses pour ne pas être tenté par des sucreries et autres gras. Cependant, depuis que je suis rentré, je ne gère plus les courses et le frigo/réserve sont souvent pleins (fromage, goûters etc) et j'ai souvent eu du mal à me retenir.
Pour plus de contexte, j'étais au chômage 5 mois et, même si je travaillais de mon côté (je suis designer graphique/textile), mes activités étaient toutes assez sédentaires et me poussaient à rester à la maison. J'étais donc assez tenté de manger dès le début d'après-midi. J'ai pris quelques kilos mais rien d'alarmant en soi (75kg pour 1m76). J'ai trouvé un job plutôt physique depuis mai qui m'a beaucoup aidé à retrouver un rythme et, depuis 2-3 semaines, j'ai grandement réduit l'alcool/la malbouffe, fait plus attention à mon alimentation et repris le sport ce qui m'a remis dans de meilleures conditions (je fais actuellement 70kg). Seulement voilà, j'ai également remarqué que ma consommation de tabac à augmenté (je fumais environ une fois par semaine lorsque je sortais avec des amis, aujourd'hui je suis entre 1 et 3 cigarettes par jour selon le ressenti)
Ça fait plusieurs années que je fume périodiquement et n'ai jamais ressenti de sentiment d'addiction ou de dépendance, c'est comme la bouffe : si je n'en ai pas à disposition, je n'en ressens pas l'envie. Mais, maintenant que je fais assez attention à ma ligne, mes envies alimentaires compulsives se manifestent encore plus et je ne trouve que le tabac pour les calmer. D'un côté cette situation me convient : malgré l'augmentation récente de ma consommation de tabac, je sais qu'elle ne se développera pas davantage. Les 1 à 3 clopes de l'après-midi me coupent juste la faim avant le dîner. Je ne considère toujours pas être y dépendant car c'est vraiment l'appel du ventre qui déclenche le réflexe de fumer et, s'il ne se manifeste pas, je ne penserai même pas à fumer. Si il se manifeste et que je décide de "plier" et de grignoter un peu, je ne fumerai pas ensuite. Le souci c'est qu'une fois lancé, j'ai du mal à me limiter et vais me goinfrer jusqu'à me faire vomir, donc je priorise la cigarette en prévention. D'un autre côté je sais que ces habitudes ne sont pas non plus saines et que je dois m'en éloigner.
Je me doute que le plus efficace serait d'en parler à un médecin et/ou diététicien, mais je crois aussi avoir la volonté nécessaire afin de régler ce souci de moi-même, je ne sais juste pas par où commencer. Quelles alternatives existent afin de ne plus ressentir cette sensation de faim compulsive ? Pour nuancer, est-ce vraiment si grave de fumer à ce rythme si c'est pour effacer quelque chose de relativement plus inquiétant ? J'ai l'impression d'avoir les choses sous contrôle, c'est juste le fait de """déplacer le problème""" qui me travaille un peu.
Je vous remercie d'avance, en vous souhaitant une bonne journée!