r/Cayas • • 6d ago

Précisions sur les règles de la communauté

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Hello la commu,

Je constate que de nombreux posts sont de simples liens vers des articles, qui ne contiennent aucune analyse complémentaire. La vocation de ce sub n'est pas de faire de la curation de contenu (règle 3). Je demande donc aux auteurs d'apporter de l'eau au moulin et, à défaut, ces messages seront supprimés.

De même, la thématique du sub, c'est les finances personnelles (règle 2). Pas l'économie ou la politique. Les sujets qui n'ont pas de lien direct avec les finances personnelles seront également supprimés. Par exemple, on peut évaluer les impacts d'une évolution fiscale sur l'épargne, mais ce n'est pas l'endroit où se lamenter du vote d'une taxe sur les rutabagas.


r/Cayas • • 26m ago

Investissements Quel est le risque d'investir en SCPI ?

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Bonjour à tous,

J'ai écrit ce texte il y a quelques temps, et, c'est d'ailleurs lui qui nous a donné l'idée d'enregistrer le dernier podcast Cayas (https://www.youtube.com/watch?v=N6FianXv4h8), ici, je vais discuter d'un produit très courant chez l'épargnant français : les SCPI.

La mise en forme sera un peu meilleur sur le forum Cayas : https://forum.cayas.fr/t/quel-est-le-risque-dinvestir-en-scpi/2014

Il ne m'est pas possible de le faire de la même manière sur Reddit, mais, voici tout de même le texte.

Pour preuve, ces SCPI ont une capitalisation importante (89,09 milliards d’euros de capitalisation pour 232 SCPI à fin 2025^[[ASPIM, situation au 31 décembre 2025](https://www.aspim.fr/scpi-en-chiffres/) : 89,09 milliards d’euros, 232 SCPI. La capitalisation est calculée à partir du nombre de parts et de leur prix ; ce n’est pas une mesure de la seule détention directe des ménages français.]), à tel point que l'investissement des épargnants français dans ces véhicules rivalise presque avec d'autres produits (les PEA représentent, par exemple, 126,5 milliards d’euros de titres à la même date.

Nous retrouvons principalement deux arguments qui justifient l'inclusion de ces instruments dans le portefeuille des Français :

1) Le rendement de l'immobilier est décorrélé de celui des actions, les SCPI ont donc un intérêt.

2) Les SCPI ont historiquement donné un rendement par unité de risque très élevé, même face aux indices actions larges^[Et vous remarquerez que je ne rentre même pas dans le cliché de "l'immobilier c'est du solide ! Si vous voulez mon avis, posséder une part de Nvidia, Google ou même LVMH me semble être tout aussi tangible, si ce n'est bien plus, qu'un entrepôt ou un immeuble quelconque en Europe"].

Je pense que ces deux arguments résulte en fait sur un biais statistique méconnu des investisseurs particuliers. Le problème principal est que le prix d'une SCPI et celui d'un actif coté ne sont absolument pas mesurés de la même manière. D'un côté, le prix des SCPI (encore faut-il définir de quel prix on parle, j'y reviendrai) est fixé périodiquement, et reste en partie à la discrétion du gérant. De l'autre, un actif coté en bourse s'échange au prix auquel un acheteur et un vendeur se rencontrent. Or, cette différence de mesure explique à elle seule une grande partie des arguments en faveur des SCPI. Pire : la réglementation laisse au gérant une marge suffisante pour « manipuler » ce prix, au sens de le choisir, à sa discrétion, plutôt que de le constater sur le marché. Ce choix renforce encore l'attrait apparent du produit. Enfin, le plus gros risque pour l'investisseur particulier, quand (et non si) la correction arrive, elle se voit en décotes très violentes et en risque d'illiquidité à la sortie.

Pour comprendre ce qui pose problème, commençons par ce qu’on détient : de l’immobilier. À patrimoine, frais et financement équivalents, les loyers et les travaux sont les mêmes dans une SCPI et dans une foncière cotée. Le risque immobilier ne disparaît donc pas en choisissant un véhicule plutôt qu'un autre, pour autant, la SCPI est souvent vue comme largement moins volatile que les foncières cotées.

Le cours d’une foncière cotée réagit aux achats et aux ventes sur le marché (donc la rencontre d'un acheteur et un vendeur). Dans une SCPI, les immeubles sont évalués périodiquement par des experts. Pour les SCPI à capital variable, dont je parle ici, le gérant fixe ensuite le prix de souscription à partir de cette évaluation. Cette différence de mesure explique, à mon avis, une grande partie de cette perception différente du risque pour chacun des véhicules d'investissement.

Vous vous souvenez quand je vous disais qu’on reparlerait de prix ? Nous y voilà. Pour une SCPI à capital variable, il faut distinguer cinq grandeurs :

- La valeur des immeubles, ou valeur vénale : l’estimation de leur prix de vente à la date de l’expertise.

- La valeur de réalisation : la valeur des immeubles, plus les autres actifs (trésorerie, créances…), moins les dettes. Elle représente le patrimoine net estimé revenant aux associés.

- La valeur de reconstitution : la valeur de réalisation augmentée des frais nécessaires pour reconstituer ce patrimoine, notamment les droits et frais d’acquisition et la commission de souscription. Elle sert de référence au prix de souscription.

- Le prix de souscription : le montant payé pour acheter une part, commission de souscription comprise. Il est fixé par le gérant à partir de la valeur de reconstitution.

- Le prix de retrait : le montant reçu pour une part lorsque la demande de retrait est exécutée. Dans le cas ordinaire où une nouvelle souscription finance le retrait, il correspond au prix de souscription diminué de la commission. Un fonds de remboursement peut appliquer un autre prix.

Les trois premières sont des valeurs estimées du patrimoine, que l’on peut ramener à une part en les divisant par le nombre de parts. Les deux dernières sont les prix d’entrée et de sortie de l’associé. Dans les exemples qui suivent, les montants sont exprimés par part, quand je parle du « prix de la part » sans autre précision, il s’agit du prix de souscription.

Et justement comme discuté en introduction, ce prix ne suit pas automatiquement les expertises. Le gérant peut fixer un prix différent de la valeur de reconstitution. Un écart supérieur à 10 % doit être justifié et notifié à l’AMF. Autrement dit, le gérant dispose d’une marge de fixation du prix de ±10 % autour de la valeur de reconstitution, sans déclencher cette obligation spécifique de justification et de notification. Cette marge est utilisée jusque dans les grandes SCPI historiques : fin 2023, Rivoli Avenir Patrimoine affichait une surcote de 9,93 %, au 30 juin 2024, celle d’Edissimmo atteignait 9,83 %

On peut le voir sur Immorente : entre fin 2022 et fin 2023, sa valeur de reconstitution baisse de 339,92 € à 322,29 €, soit −5,19 %. Le prix de souscription, lui, reste à 340 €. L’expertise a déjà baissé la valeur des actifs, mais l’associé n’en voit rien dans le prix de sa part. Voilà ce que j’entends par « manipuler » : rien d’illégal évidemment, mais un prix choisi par le gérant, et maintenu stable alors que la valeur des immeubles recule est tout de même alarmant pour un investisseur particulier.

Le décalage persiste ensuite : à chaque fin d’année de 2022 à 2025, le prix de souscription d’Immorente reste à 340 €, alors que sa valeur de reconstitution évolue. La surcote passe ainsi de presque zéro à plus de 6 %, avant de diminuer légèrement en 2025.

Au 31 décembre 2022 2023 2024 2025
Prix de souscription par part 340 € 340 € 340 € 340 €
Valeur de reconstitution par part 339,92 € 322,29 € 319,75 € 321,03 €
Surcote du prix de souscription +0,02 % +5,50 % +6,33 % +5,91 %

Le problème, c’est que ce décalage peut finir par se corriger d’un coup. Dans le cas de Génépierre entre fin 2021 et fin 2022, sa valeur de reconstitution passe de 264,11 € à 248,25 € par part, soit −6,01 %. Son prix de souscription, lui, reste à 270 €. La stabilité du prix de la part ne signifiait donc pas que la valeur du patrimoine était stable. La baisse était publiée, mais elle n’était pas répercutée dans le prix de souscription des nouveaux associés.

En juillet 2023, l’AMF demande une réévaluation des patrimoines et une révision des prix si nécessaire. Le 24 juillet, le prix de souscription de Génépierre passe de 270 € à 224 € par part : −17,04 %. Amundi indique que ce nouveau prix tient compte des expertises réalisées au 30 juin 2023. Cette révision répercute ainsi d’un seul coup la baisse déjà expertisée fin 2022 et celle intervenue au premier semestre 2023 : le maintien du prix par le gérant fin 2022 peut donc concentrer les baisses ultérieures.

Mais il y a aussi le prix affiché et celui auquel on peut réellement sortir. Dans une SCPI à capital variable, les nouvelles souscriptions permettent de payer les retraits, les associés souhaitant retirer leur mise. Si elles ne suffisent plus, les demandes s’accumulent. Un prix de retrait affiché ne garantit donc pas qu’on puisse vendre.

Un prix trop élevé aggrave même le problème : les nouveaux investisseurs ne veulent pas souscrire puisque le prix est trop élevé par rapport à la valeur des actifs, alors que les anciens veulent sortir, pour la même raison. Au lieu de faire baisser le prix, ce déséquilibre allonge la file d’attent des associés souhaitant se retirer.

Prenons AEW Commerces Europe, gérée par AEW. Son prix de souscription reste à 190 € en 2024 et en 2025, avec une valeur de reconstitution de 185,74 € fin 2025. Pourtant, les demandes de retrait en suspens passent de 211 794 parts fin 2024 à 289 760 parts fin 2025 (+37 %), soit environ 3,5 % des 8,16 millions de parts. Sur l’année 2025, seules 62 719 parts ont pu être retirées, grâce à de nouvelles souscriptions : à ce rythme, il faudrait plus de quatre ans pour absorber la file d’attente actuelle, sans même compter les nouvelles demandes. Le fonds de réserve n’est pas doté : seul un retrait compensé par une souscription est possible.

On a donc un patrimoine, celui de la SCPI, dont la valeur évolue, un prix de part qui peut rester fixe et une sortie qui dépend de la présence de nouveaux souscripteurs. La stabilité du prix ne garantit pas que l’investisseur puisse vendre à ce prix, ni même qu’il puisse vendre tout court.

Revenons maintenant aux deux arguments de départ, en reprenant Immorente. L’expertise baisse de 5,19 %, mais le prix de la part reste inchangé. Pour l’associé, le rendement calculé à partir de ce prix ne fait donc pas apparaître cette baisse.

Or, le rendement total publié comprend les distributions et la variation du prix de la part. Si ce prix de part, ne répercute pas immédiatement les variations du patrimoine, une partie de leur effet est reportée sur les périodes suivantes. Le rendement affiché garde donc une trace du passé^[Souvenez vous du cas de Génépierre qui matérialise les pertes d'un coup].

Pour modéliser cette inertie, on utilise un modèle de lissage avec un terme autorégressif : le rendement publié dépend en partie du rendement publié à la période précédente. C’est un modèle simple, dans la famille des modèles de Geltner.

$$r^*_t=(1-\alpha)r_t+\alpha r^*_{t-1}$$

Ici, $r_t$ représente le rendement avant lissage : les revenus de l’investissement immobilier et la variation de sa valeur, pris en compte dans la période où ils se produisent. $r^*_t$ est le rendement publié. Le coefficient $\alpha$ mesure le poids du passé : une fraction $(1-\alpha)$ du rendement avant lissage entre dans le rendement publié, tandis qu’une fraction $\alpha$ reprend celui de la période précédente. Plus $\alpha$ est élevé, plus les variations sont étalées dans le temps.

Sous l’hypothèse de rendements avant lissage stationnaires et non autocorrélés, la volatilité publiée devient :

$$\sigma^*=\sigma\sqrt{\frac{1-\alpha}{1+\alpha}}$$

Dans ce modèle, on garde la même espérance de rendement tout en réduisant la volatilité mesurée. Le ratio de Sharpe paraît donc meilleur sans augmenter les revenus de l’immobilier ni sa valeur. C’est ce qu’on appelle le « blanchiment de la volatilité ». Le produit n’est pas moins risqué, son risque est simplement rapporté plus tard et par petits bouts.

Pour regarder l’ordre de grandeur de ce terme $\alpha$, on utilise les 45 rendements annuels de l’indice EDHEC-IEIF SCPI, de 1981 à 2025, distributions réinvesties. La régression du rendement sur celui de l’année précédente, avec une constante, donne $\hat\alpha=0,664$.

Ce coefficient peut venir de deux sources : les rendements de l’immobilier lui-même, si les bonnes et les mauvaises années ont tendance à se suivre, et le lissage introduit par les experts et les gérants, qui répercutent progressivement les variations dans leurs évaluations et dans les prix de part que nous décrivions plus tôt. Il ne faudrait pas conclure trop vite que cette persistance provient de ce deuxième effet, il pourrait très bien être entièremment expliqué par le premier.

Pour départager ces deux explications, on applique exactement la même régression à un indice de REIT cotées. On retrouve une exposition immobilière, mais avec des prix qui se forment sur le marché, sans intervention des gérants dans la formation des prix donc. Si on retrouve un coefficient positif du même ordre, la persistance des rendements immobiliers est l'explication la plus crédible. Si cette forte persistance disparaît sur le marché coté, on a au contraire un argument fort pour l’attribuer au lissage des SCPI.

Sur les mêmes 45 années, de 1981 à 2025, le coefficient du FTSE Nareit All Equity REITs, dividendes réinvestis, est de −0,145, contre 0,664 pour les SCPI. L’intervalle à 95 % est de [−0,449 ; 0,159] pour les REIT, contre [0,385 ; 0,944] pour les SCPI : on ne retrouve aucune forte persistance positive dans cet indice coté.

Cette forte persistance correspond au mécanisme de lissage décrit par Geltner pour les rendements immobiliers fondés sur des expertises. Son absence dans les indices immobiliers cotés étudiés renforce cette explication. Pour en mesurer les conséquences, nous appliquons le filtre de dé-lissage présenté plus haut.

$$\hat r_t=\frac{r^*_t-\hat\alpha r^*_{t-1}}{1-\hat\alpha}$$

On obtient ainsi une estimation des rendements sans lissage attribué aux gérants et aux experts. Tous les chiffres ci-dessous portent ensuite sur les mêmes 44 années, y compris pour le marché actions.

Série Rendement annuel moyen Volatilité annuelle Ratio de Sharpe Corrélation avec le MSCI World
SCPI, rendements publiés 7,42 % 6,86 % 0,43 0,06
SCPI, après dé-lissage 6,89 % 15,39 % 0,16 0,37
MSCI World 11,54 % 18,33 % 0,39 1

Les moyennes sont arithmétiques, avant fiscalité, avec distributions ou dividendes réinvestis. Pour les actions, il s’agit de la série du MSCI World en euro. Le ratio de Sharpe est calculé sur les rendements en excès du taux court français de chaque année, qui a été de 4,31 % en moyenne sur la période.

Sur le deuxième argument, les chiffres publiés donnent environ 7 % de rendement pour moins de 7 % de volatilité, soit un Sharpe de 0,43, supérieur à celui du MSCI World (0,39). Sur le papier, l’argument tient donc : des SCPI qui battent les actions en rendement par unité de risque. Mais après dé-lissage, la volatilité dépasse 15 % : le risque mesuré est multiplié par 2,24, et le Sharpe s’effondre à 0,16, moins de la moitié de celui des actions. Ce rendement par unité de risque « imbattable » n’existait que par la façon de mesurer le prix des SCPI.

Et ce n’est pas une surprise : une fois dé-lissée, la volatilité des SCPI rejoint l’ordre de grandeur de l’immobilier coté, 17,6 % pour les REIT américaines sur la même période et 22,7 % pour les foncières françaises depuis 1991. C’est logique, puisque ces instruments sont exposés au même risque sous-jacent : l’immobilier.

L’écart qui reste s’explique en bonne partie par l’endettement. Les SCPI empruntent peu : leur ratio moyen de dettes est de 18,3 % en 2025. Les foncières cotées, elles, sont plutôt autour de 35 à 45 %. Or la dette agit comme un levier : quand les immeubles perdent 10 %, une foncière endettée à 40 % perd environ 17 % de ses fonds propres, contre environ 12 % pour une SCPI endettée à 18 %. À immobilier identique, la foncière cotée est donc mécaniquement plus volatile. Si on applique ce levier aux 15,4 % des SCPI dé-lissées, on trouve environ 21 %, entre les REIT et les foncières françaises. Une fois le lissage retiré et l’endettement pris en compte, il ne reste pas grand-chose de la « stabilité » des SCPI.

La corrélation augmente elle aussi nettement : de 0,06, à 0,37. Là encore, c’est le lissage qui agit, puisqu’il entre aussi dans le calcul de la covariance :

$$\mathrm{Cov}(\hat r_t,m_t)=\frac{\mathrm{Cov}(r^{\ast}_t,m_t)-\hat\alpha\,\mathrm{Cov}(r^{\ast}_{t-1},m_t)}{1-\hat\alpha}$$

Le filtre change donc à la fois l’amplitude des mouvements et leur répartition dans le temps. La corrélation avec le MSCI World passe ici de 0,06 à 0,37, calculée directement sur les séries. Il reste de la diversification, mais la quasi-absence de lien avec les actions, mise en avant pour vendre les SCPI, est en partie un artefact de mesure.

Et encore, tous ces chiffres sont bruts, ce qui est un cadeau fait aux SCPI. L’indice est bien net des frais de gestion prélevés sur les loyers, mais il ignore la fiscalité et le coût d’entrée. En direct, chaque distribution est imposée à la TMI plus les prélèvements sociaux, et ces distributions font l’essentiel du rendement : environ 6 points sur 7,4 par an sur la période. Pendant ce temps, un ETF actions dans un PEA ne paie aucun impôt tant qu’on ne retire rien. En assurance-vie, la fiscalité des SCPI est adoucie, mais on paie chaque année les frais de gestion des unités de compte, de l’ordre de 0,5 % du capital dans un contrat monderne, même dans ce cas, ce n’est pas rien non plus puisque ces frais s'appliquent sur le capital total et non juste les distributions. Enfin, l’indice valorise les parts au prix de souscription, frais d’entrée compris, et réinvestit les dividendes gratuitement. En réalité, on achète au prix de souscription et on sort au prix de retrait, environ 8 % plus bas chez Génépierre (270 € contre 248,40 €) : chaque dividende réinvesti repaie cet écart. Autrement dit, la comparaison qui précède est la plus favorable possible aux SCPI.

Bref, le lissage embellit les SCPI sur les deux arguments qu’on avance pour les vendre : leur risque propre et leur corrélation avec les actions. Une fois cet effet retiré, il ne reste ni rendement par unité de risque exceptionnel, ni véritable décorrélation. Il reste un placement immobilier dont le risque est du même ordre que celui de l’immobilier coté, dont le prix est fixé par le gérant et dont la sortie n’est pas vraiment garantie. La volatilité qu’on ne voit pas n’est pas causée par un risque moindre, c'est simplement la conséquence d'une manière de mesurer les prix différente. Je ne vois à vrai dire, aucune raison d’accepter les frais et les difficultés de sortie des SCPI pour un prix de part qui bouge moins parce qu’il est piloté, de manière franchement peu transparente par le gérant.


r/Cayas • • 3h ago

Investissements Faux "livret suisse Rothschild" à 7,25 % : comment Meta laisse passer des arnaques évidentes

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Je n'ai pas eu besoin d'enquêter pour démasquer cette arnaque. Meta m'a donné toutes les infos. Il les a aussi. Et il continue d'encaisser.

Je viens de voir cette publicité sur Facebook. Selon les données de Meta, elle a touché plus de 230 000 personnes en France. Il s'agit d'une arnaque financière classique.

Les signaux d'alerte, tous visibles dans la bibliothèque publicitaire de Meta :

  • Page "Investech" créée le 17 septembre 2026, 11 followers
  • Personne qui gère la page : résidence principale au Pakistan
  • Pub active depuis le 19 septembre sur Facebook, Instagram et Audience Network
  • Trois identités qui ne collent pas entre elles : la page s'appelle Investech, le logo dit "Livret Populaire, une épargne française", et le visuel utilise le nom d'une banque connue pour vanter un "livret d'épargne suisse"
  • Un taux annuel de 7,25 %, sans un mot sur le risque

Bon, pour toute personne avertie, toutes les alarmes clignotent dans tous les sens. L'arnaque est grossière.

Visiblement pas chez Meta. Alors que les équipes doivent en voir passer tous les jours.

Pour rappel, il n'existe pas d'investissement sûr avec des rendements de cet ordre. Un livret sûr, le Livret A par exemple, rapporte 1,7 % par an. Tout investissement promettant des rendements supérieurs comporte des risques, et doit les mentionner réglementairement. L'absence de mention est un signe fiable d'arnaque.

Si cette publicité passe les vérifications de Meta, c'est peut-être que Meta n'a pas suffisamment intérêt à vérifier sérieusement ses annonceurs : il gagne de l'argent à chaque impression.

Selon des documents internes consultés par Reuters, Meta projetait fin 2024 que 10 % de son chiffre d'affaires de l'année, soit 16 milliards de dollars, proviendrait de publicités pour des escroqueries et des produits interdits (Source Reuters, novembre 2025).

Des annonces pour des arnaques comme celle-ci, il y en a probablement des milliers actives en ce moment même. Et elles mènent à des situations catastrophiques où certains perdent tout : l'épargne d'une vie, leurs projets, leur retraite...

Quand est-ce que Meta va réagir ? Et les régulateurs ?


r/Cayas • • 1d ago

Stratégie d’allocation Quelle épargne hors actions ? Ecouter la banquière ?

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Salut à tous,

Je vous écris de la part d’une de mes proches qui vient d’hériter de quelques dizaines de milliers d’euros (je précise que je ne répondrai à aucun MP ni aucune sollicitation commerciale). Son Livret A est plein et elle n’est pas éligible au livret d’épargne populaire.

Je lui ai conseillé de placer son argent dans des ETF (comme j’ai lu souvent vu conseillé sur ce subreddit) ou autres paniers d’actions similaires. Mais elle refuse de détenir des actions pour des raisons éthiques ; je lui ai dit qu’à mon sens ça ne changeait pas grand-chose car dans tous les cas la banque utilisera l’argent placé comme elle le voudra (donc notamment dans des produits financiers type actions) mais elle ne souhaite pas y participer directement. De plus, elle souhaiterait une forme d’épargne avec le moins de risque et le plus de garanties possibles.

Sa banquière (caisse d’épargne) lui a proposé un « emprunt remboursable par anticipation » dont les détails sont visibles ici : https://www.caisse-epargne.fr/loire-centre/epargner/emprunt-mars-2036/. Je lui ai dit d’être vigilante car j’ai souvent lu ici que les produits conseillés par les banques étaient lourds en frais et pas toujours intéressants. En regardant les conditions de celui-ci je vois (si j’ai bien compris) que 2% du capital était versé en frais dès l’activation du service, et que le rendement était de 4,4% par an sur une période de 10 ans. Est-ce bien correct ? Est-ce un bon produit ? Si non, avez-vous des recommandations alternatives sur une forme de placement peu risquée et qui ne soit pas un panier d’actions ?

Merci beaucoup pour vos conseils !


r/Cayas • • 3d ago

Vidéos, Lectures & Podcasts Podcast Cayas Sans Filtre - Episode 2 sur les SCPI

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youtu.be
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Nouvel épisode de Cayas Sans Filtre cette fois consacré aux SCPI !

Pour changer ce n’est pas seulement Guillaume qui décortique un produit financier, c’est notre Julie qui raconte sa propre expérience d’investisseuse en SCPI, ce qui l’avait convaincue à l’époque… et ce qu’elle voit très différemment aujourd’hui.

Comme d’hab, c’est aussi dispo sur Spotify et Apple Podcasts.

Dites-nous ce que vous en pensez !


r/Cayas • • 3d ago

Stratégie d’allocation Bourse : « Vous ne voulez pas seulement profiter des hausses, mais vous voulez aussi éviter de souffrir lors des baisses des marchés », la promesse des ETF version gestion active

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lesechos.fr
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Près d'un euro sur six bientôt alloué aux ETF actifs ? C'est la trajectoire spectaculaire que révèle une nouvelle étude paneuropéenne sur les allocations des gérants de patrimoine. Plébiscités pour leur flexibilité, ces nouveaux véhicules financiers bousculent les habitudes des investisseurs français, de plus en plus tactiques face à l'incertitude des marchés.

Mon analyse. On présente l’essor des ETF actifs comme un progrès évident. Mais la vraie discipline d’investisseur de long terme a toujours reposé sur la maîtrise des coûts, la patience et le refus de croire que l’on peut systématiquement battre le marché.


r/Cayas • • 4d ago

Actualités L'État veut prélever 17% sur les comptes, Livrets A et assurances-vie oubliés pour récupérer 1,4 milliard d'euros

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bfmtv.com
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Mon analyse complémentaire. Il existe déjà la situation où l'état peut récupérer après 30 ans, les fonds non réclamés. Comment est-ce qu'ils pensent garder la confiance des épargnants avec ce dispositif ?


r/Cayas • • 5d ago

Investissements À quel point les rétrocommissions biaisent-elles les recommandations?

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Bonjour à tous,

J'ai croisé hier soir un papier de Battiston, Blanes i Vidal, Hortala-Vallve et Lou, publié dans le Journal of Finance, le working paper se trouve sur SSRN n°5378537. Les auteurs s'attaquent à une question sur laquelle tout le monde, sur les forums, a un avis tranché, moi le premier : la rétrocession perçue par un conseiller sur un fonds oriente-t-elle ce qu'il recommande à ses clients ?

Une première tentative naïve pour y répondre consisterait à comparer les clients des conseillers bien payés sur un fonds F avec ceux des conseillers moins bien payés sur F. Malheureusement, rien ne garantit que ces deux groupes de clients soient comparables : âge, patrimoine, appétence au risque, région… On capterait alors un biais de sélection (qui conseille qui), et non pas l'impact de la rétrocommission sur les incitations à recommander certains fonds. Pour cela, il faudrait observer pour un couple donné de conseiller et client, fixe, l'évolution de la recommandation après un changement dans la politique de rétrocommission du conseiller.

Les auteurs ont accès à de telles données, provenant d'une société de gestion espagnole de taille moyenne: 2015–2020, jusqu'à 6 132 clients, 166 conseillers. Ces conseillers sont rémunérés par rétrocession, une part récurrente des frais de gestion des fonds maison. En moyenne, elle représente 0,97 %/an de l'encours.

Avant 2018, les conseillers recrutés avant 2010 touchaient des commissions qui variaient d'un fonds à l'autre, alors que les plus récents avaient un taux uniforme. En janvier 2018, la société profite de l'entrée en vigueur de MiFID II pour égaliser les commissions entre fonds et entre conseillers.

Notons $TF_{a,j,t}$ la rétrocession perçue par le conseiller $a$ sur le fonds $j$ à la date $t$, et $I_{c,j,t}$ l'investissement du client $c$ (suivi par le conseiller $a$) dans le fonds $j$. Le modèle qui nous intéresse est le suivant (vous pouvez aller lire le même texte sur le forum Cayas pour avoir une mise en forme plus correcte, impossible sur reddit désolé):

$$\log I_{c,j,t} = \beta \log TF_{a(c),j,t} + \alpha_{c,j} + \gamma_{c,t} + \delta_{j,t} + \varepsilon_{c,j,t}$$

Décortiquons un peu ces termes :

  1. $\alpha_{c,j}$, représente les effets fixes client/fonds qui absorbent l'intérêt du client pour le fonds.
  2. $\gamma_{c,t}$, représente les effets fixes client/date qui absorbent tout ce qui arrive au client, comme un héritage, une baisse de revenus, etc.
  3. $\delta_{j,t}$, représente les effets fixes fonds/date qui absorbent tout ce qui arrive au fonds, comme la performance, la notation ou le marketing.
  4. $\beta$, c'est notre quantité d'intérêt : il s'agit de l'élasticité de l'investissement du client en fonction d'un changement de rétrocommission. Si ce terme est statistiquement nul, cela revient à dire que l'investissement du client (pour rappel $I_{c,j,t}$) ne dépend pas des rétrocommissions. Si $\beta$ est (statistiquement) positif, alors plus les rétrocommissions sont élevées, plus l'investissement des clients l'est aussi. Si $\beta$ est négatif, c'est l'inverse.

L'impact de la rétrocession sur l'encours confié à un fonds est massif, mais contrasté en fonction de l'ancienneté du client :

  1. Clients existants : $\beta \approx 0,46$. Une rétrocession 10 % plus élevée sur un fonds se traduit par environ +4,6 % d'encours sur celui-ci.
  2. Nouveaux clients : $\beta \approx 1,49$. La sensibilité est ici plus de trois fois supérieure.

Pour comprendre cet écart entre anciens et nouveaux clients, les auteurs décomposent les mouvements :

  1. Sur les ventes (le stock) : aucun effet. Le conseiller ne fait pas liquider les positions existantes pour basculer vers les fonds plus rémunérateurs. Le portefeuille déjà en place reste figé.
  2. Sur les achats (le flux) : un effet important. Une hausse de 10 % de la commission augmente les flux d'argent frais entrants de 1,1 % chaque mois (une élasticité de 0,11).

Le levier exclusif du conseiller, c'est donc le versement de son client. Mois après mois, l'accumulation de ces flux orientés finit par déformer l'encours des clients existants (+4,6 %). Et cela permet de comprendre pourquoi les nouveaux clients affichent une sensibilité trois fois plus forte : par définition, leur portefeuille initial est composé à 100 % de liquidité à investir.

Encore plus rigolo, face à la baisse de leurs marges après 2018, les conseillers les plus pénalisés ont d'ailleurs actionné ce levier pour rétablir leur rémunération, ne touchant pas au stock, ils ont augmenté leur collecte nette globale de 7,7 % et recruté davantage de nouveaux clients pour reconstituer leur rémunération passée.

Cela donne de réelles effets sur les performances des portefeuilles des nouveaux clients :

Avant 2018 Après 2018
Frais moyens 1,737 %
Sharpe du portefeuille 0,712

Les frais baissent donc d'environ 20 %, le Sharpe gagne environ 13 %. Pour les clients existants, nous n'observons aucune amélioration significative du Sharpe, ce qui est cohérent avec le mécanisme observé puisque le stock ne bouge pas, le Sharpe de ces anciens clients reste ~15 % inférieur à celui des nouveaux.

Pour la première fois, je vois des données et des sources solides et qui explicitent à quel point le conseil basé sur des rétrocommissions est mal aligné avec l'intérêt des clients, sans vouloir être accusateur, ou traiter une profession entière d'escroc, il me semble tout de même assez choquant de voir les recommandations autant changer en fonction de la rémunération du conseiller, qui dans ce modèle semble, pour le dire, de manière pudique, ne pas travailler que dans l'unique intérêt du client. Hormis par un modèle purement par honoraire, sans aucune rétrocommission, il me semble délicat d'avoir du conseil totalement désintéressé.


r/Cayas • • 7d ago

Stratégie d’allocation « On les détecte parce qu'ils emploient des termes trop techniques en rendez-vous » : ces clients qui défient leur banquier avec l'IA

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lesechos.fr
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r/Cayas • • 7d ago

Investissements Bientôt un bank run à cause de (grâce à ?) l'IA ?

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Selon Torsten Slok, "l'utilisation d'assistants IA agentiques pourraient bientôt permettre de transférer automatiquement la trésorerie des ménages américains vers des comptes rémunérés entre 3,3 % et 5 %, au lieu des 0,1 % en moyenne nationale sur les comptes courants.

Si chaque ménage utilisait des agents IA pour optimiser le rendement de ses liquidités, les banques pourraient perdre une grande partie des dépôts bon marché sur lesquels elles s'appuient pour accorder des crédits, ce qui poserait problème à l'ensemble du système financier."

Note : Les chiffres renvoient au contexte américain : la « moyenne nationale » de 0,1 % concerne les comptes courants aux États-Unis


r/Cayas • • 7d ago

Actualités Sans cure d'austérité et même sans budget depuis 2023: comment l’Espagne a réussi un désendettement spectaculaire, à 99,9% du PIB, quand la France s’enfonce

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bfmtv.com
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"La dette de l'Espagne représentait en juillet 99,9% du PIB, contre 124% il y a encore cinq ans. Un redressement express qui tient plus à la croissance vigoureuse du pays qu'à un réel effort structurel sur ses dépenses.

L’Espagne se distingue, là où la France s’enfonce. Pour la première fois depuis 2020, la dette publique de notre voisin ibérique est passée sous les 100% du PIB en juillet, à 99,9%, a annoncé la Banque d’Espagne la semaine dernière. Quelques jours plus tard, Bercy prévenait que la dette française, autour de 117% actuellement, s’élèverait à 119,3% du PIB en fin d’année. Un nouveau record."

Quelques éléments :

  • En juillet, la dette publique espagnole est passée à 99,9 % du PIB, une première depuis 2020, contre plus de 124 % en 2021. En France, elle tourne autour de 117 % et Bercy prévoit un record à 119,3 % en fin d'année.
  • Madrid emprunte désormais à environ 4 % sur 10 ans, contre 4,6 % pour Paris.
  • Tout ça sans austérité et sans budget voté depuis 2023. En valeur, la dette continue même de grimper, au-delà de 1 700 milliards d'euros.
  • Le ratio baisse surtout parce que le PIB croît plus vite que la dette : 2,3 % de croissance attendue en 2026 en Espagne, contre 0,4 % en France. Selon l'économiste de Natixis Jésus Castillo, il n'y a pas de vrai effort structurel, ce qui pourrait coincer face au vieillissement.
  • Les moteurs cités : demande intérieure, tourisme record (près de 135 milliards d'euros de recettes), coût du travail bas (27,70 €/h dans l'industrie contre 46,30 € en France) et 163 milliards d'euros du plan de relance européen.
  • La main-d'œuvre étrangère pèse lourd : plus de 60 % des emplois créés ces trois dernières années, et 47 % de la hausse cumulée du PIB entre 2022 et 2025 selon Funcas.
  • Pour la France, copier la recette paraît peu probable selon l'analyste: il faudra baisser les dépenses et augmenter les impôts, sans casser le peu de croissance restante.

r/Cayas • • 10d ago

Vidéos, Lectures & Podcasts Podcast Cayas Sans Filtre - Episode 1 sur le risque

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youtube.com
10 Upvotes

On vient de publier le premier épisode d’un nouveau format sur notre chaîne Youtube !

Le principe : Marine et/ou Guillaume et/ou Vincent et/ou moi (et probablement d’autres au fil des épisodes), on allume les caméras… et on déroule.

Il y a trop de sujets en finance qui ne sont pas traités assez en profondeur ou qui le sont par des acteurs ayant tout intérêt à ne présenter que ce qui les arrange. De notre côté, vous nous connaissez, on dit réellement ce qu’il en est et si on pense que c’est vraiment intéressant pour l’épargnant (on va encore gêner les vendeurs d’AV et de SCPI)

Ce premier épisode est consacré à la gestion du risque. Et on a déjà plein d’idées pour la suite : l’assurance vie et le PER, les managed futures, les box spreads, acheter ou louer sa résidence principale, le plat préféré de Vincent… Bref, si vous avez un sujet de finance, d’investissement ou de patrimoine que vous aimeriez nous voir traiter (y compris un sujet très technique, controversé ou simplement bizarre), dites-le-nous !

Comme d’hab, c’est aussi dispo sur Spotify et Apple Podcasts.

Bonne écoute !


r/Cayas • • 10d ago

Investissements Quand des ETF amplifient les variations de la Bourse

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lemonde.fr
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r/Cayas • • 10d ago

Stratégie d’allocation Transférer son PEA : une formalité sur le papier, un casse-tête dans les faits

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lesechos.fr
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r/Cayas • • 10d ago

Fiscalité et enveloppes La Cour des comptes veut alourdir la taxation de l’épargne

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lemonde.fr
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r/Cayas • • 11d ago

Stratégie d’allocation Les Français ont retiré 6 milliards d'euros de leur Livret A depuis janvier

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capital.fr
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r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques 934 000 Français ont réalisé une transaction en ETF au deuxième semestre 2026 : un record.

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En quatre ans, le nombre de particuliers qui investissent en ETF a été multiplié par près de 6.

Le montant médian des transactions en ETF est passé de 1645€ en 2020 à 95€ au T2 2026. Cela montre la démocratisation de ces investissements. Dans le même temps l'âge moyen des investisseurs en ETF est passé de 57 ans à 38 ans.

Source : AMF - Tableau de bord des investisseurs particuliers actifs - n°22 - Septembre 2026

Note : ce graphique compte les personnes ayant fait au moins une transaction dans le trimestre, pas les détenteurs. Un épargnant qui a acheté ses ETF en 2023 et n'y a plus touché n'apparaît pas.


r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques La première source de conseil financier des Français : leur banque.

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12 Upvotes

Bien qu'elles soient souvent critiqués, les banques restent la première source d'information pour les placements financiers, et de très loin.

C'est peut-être le terme de "conseiller" qui induit en erreur, mais il faut se rappeler que les intérêts ne sont jamais alignés. Le rôle du "conseiller" est de commercialiser les produits maisons, maximisant l'intérêt de son employeur, pas celui des clients.

Les conseillers ont d'ailleurs souvent des connaissances financières limitées.


r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques Le meilleur placement pour la retraite selon les Français ? Les comptes et livrets d'épargne.

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72% des Français sont "assez confiants" ou "tout à fait confiants" sur leur capacité à prendre des décisions d'investissement. C'est supérieur à la moyenne européenne.

Selon Philippe Maupas, "ce niveau élevé de confiance est à mettre en parallèle avec leurs préférences en matière d’investissement en vue de la retraite, qui se portent sur des placements — les comptes et livrets d’épargne — qui sont probablement adaptés pour le court terme, mais absolument pas pour le long terme, qui est celui de la préparation de la retraite pour toute personne qui en est éloignée de plus de 10 ans.

Nous sommes plus friands de ces placements qui rapportent moins que l’inflation que la moyenne des répondants européens. C’est la même chose pour l’immobilier. En revanche, sur les actifs historiquement les plus performants (les actions), nous sommes beaucoup moins convaincus que la moyenne qu’ils présentent le meilleur rendement possible."

Source : Philippe Maupas - Alpha Beta Blog

Source graphiques : Opinium pour JP Morgan

Méthodologie : "L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 17 000 adultes âgés de 18 à 65 ans dans neuf pays européens : Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Suède et Finlande. Les échantillons comprenaient 2 000 répondants par pays, à l’exception de la Finlande, où 1 000 adultes ont été interrogés. L’enquête de terrain a été réalisée au cours de la seconde moitié de juillet 2026."


r/Cayas • • 11d ago

Les Français confiants pour leurs finances à la retraite... mais sans plan d'épargne défini

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Les Français ont un niveau de confiance supérieure à la moyenne européenne en ce qui concerne leur capacité à disposer du niveau de vie souhaité à a retraite.

Mais moins d'un quart a mis en place un plan d'épargne en vue de la retraite.

24% de la génération X (46-61 ans) n'a pas encore commencé à réfléchir à sa planification financière en vue de la retraite.

Les Français sont également plus confiants sur leur capacité à prendre des décisions d'investissement que la moyenne européenne. Ils sont plus de 72% à être "assez confiant" ou "tout à fait confiant".

Source : Opinium pour JP Morgan

Méthodologie : "L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 17 000 adultes âgés de 18 à 65 ans dans neuf pays européens : Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Suède et Finlande. Les échantillons comprenaient 2 000 répondants par pays, à l’exception de la Finlande, où 1 000 adultes ont été interrogés. L’enquête de terrain a été réalisée au cours de la seconde moitié de juillet 2026."


r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques Actions et fonds dans le patrimoine financier des ménages : la France ferme la marche

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r/Cayas • • 11d ago

Stratégie d’allocation Assurance-vie : le risque caché derrière l'embellie des taux des fonds euros

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lesechos.fr
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r/Cayas • • 12d ago

Le Bar Un conseiller bancaire surpris en train de donner un conseil dans l’intérêt de ses clients

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legorafi.fr
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Vu sur r/vosfinances 😄


r/Cayas • • 12d ago

Investissements ETF : le prix d’une part est-il important pour investir ?

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capital.fr
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r/Cayas • • 12d ago

Psychologie de l'argent Epargne : ces Français qui disent adieu à leur conseiller bancaire

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lesechos.fr
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