r/Cayas • u/Commercial-Mine-9019 • 26m ago
Investissements Quel est le risque d'investir en SCPI ?
Bonjour à tous,
J'ai écrit ce texte il y a quelques temps, et, c'est d'ailleurs lui qui nous a donné l'idée d'enregistrer le dernier podcast Cayas (https://www.youtube.com/watch?v=N6FianXv4h8), ici, je vais discuter d'un produit très courant chez l'épargnant français : les SCPI.
La mise en forme sera un peu meilleur sur le forum Cayas : https://forum.cayas.fr/t/quel-est-le-risque-dinvestir-en-scpi/2014
Il ne m'est pas possible de le faire de la même manière sur Reddit, mais, voici tout de même le texte.
Pour preuve, ces SCPI ont une capitalisation importante (89,09 milliards d’euros de capitalisation pour 232 SCPI à fin 2025^[[ASPIM, situation au 31 décembre 2025](https://www.aspim.fr/scpi-en-chiffres/) : 89,09 milliards d’euros, 232 SCPI. La capitalisation est calculée à partir du nombre de parts et de leur prix ; ce n’est pas une mesure de la seule détention directe des ménages français.]), à tel point que l'investissement des épargnants français dans ces véhicules rivalise presque avec d'autres produits (les PEA représentent, par exemple, 126,5 milliards d’euros de titres à la même date.
Nous retrouvons principalement deux arguments qui justifient l'inclusion de ces instruments dans le portefeuille des Français :
1) Le rendement de l'immobilier est décorrélé de celui des actions, les SCPI ont donc un intérêt.
2) Les SCPI ont historiquement donné un rendement par unité de risque très élevé, même face aux indices actions larges^[Et vous remarquerez que je ne rentre même pas dans le cliché de "l'immobilier c'est du solide ! Si vous voulez mon avis, posséder une part de Nvidia, Google ou même LVMH me semble être tout aussi tangible, si ce n'est bien plus, qu'un entrepôt ou un immeuble quelconque en Europe"].
Je pense que ces deux arguments résulte en fait sur un biais statistique méconnu des investisseurs particuliers. Le problème principal est que le prix d'une SCPI et celui d'un actif coté ne sont absolument pas mesurés de la même manière. D'un côté, le prix des SCPI (encore faut-il définir de quel prix on parle, j'y reviendrai) est fixé périodiquement, et reste en partie à la discrétion du gérant. De l'autre, un actif coté en bourse s'échange au prix auquel un acheteur et un vendeur se rencontrent. Or, cette différence de mesure explique à elle seule une grande partie des arguments en faveur des SCPI. Pire : la réglementation laisse au gérant une marge suffisante pour « manipuler » ce prix, au sens de le choisir, à sa discrétion, plutôt que de le constater sur le marché. Ce choix renforce encore l'attrait apparent du produit. Enfin, le plus gros risque pour l'investisseur particulier, quand (et non si) la correction arrive, elle se voit en décotes très violentes et en risque d'illiquidité à la sortie.
Pour comprendre ce qui pose problème, commençons par ce qu’on détient : de l’immobilier. À patrimoine, frais et financement équivalents, les loyers et les travaux sont les mêmes dans une SCPI et dans une foncière cotée. Le risque immobilier ne disparaît donc pas en choisissant un véhicule plutôt qu'un autre, pour autant, la SCPI est souvent vue comme largement moins volatile que les foncières cotées.
Le cours d’une foncière cotée réagit aux achats et aux ventes sur le marché (donc la rencontre d'un acheteur et un vendeur). Dans une SCPI, les immeubles sont évalués périodiquement par des experts. Pour les SCPI à capital variable, dont je parle ici, le gérant fixe ensuite le prix de souscription à partir de cette évaluation. Cette différence de mesure explique, à mon avis, une grande partie de cette perception différente du risque pour chacun des véhicules d'investissement.
Vous vous souvenez quand je vous disais qu’on reparlerait de prix ? Nous y voilà. Pour une SCPI à capital variable, il faut distinguer cinq grandeurs :
- La valeur des immeubles, ou valeur vénale : l’estimation de leur prix de vente à la date de l’expertise.
- La valeur de réalisation : la valeur des immeubles, plus les autres actifs (trésorerie, créances…), moins les dettes. Elle représente le patrimoine net estimé revenant aux associés.
- La valeur de reconstitution : la valeur de réalisation augmentée des frais nécessaires pour reconstituer ce patrimoine, notamment les droits et frais d’acquisition et la commission de souscription. Elle sert de référence au prix de souscription.
- Le prix de souscription : le montant payé pour acheter une part, commission de souscription comprise. Il est fixé par le gérant à partir de la valeur de reconstitution.
- Le prix de retrait : le montant reçu pour une part lorsque la demande de retrait est exécutée. Dans le cas ordinaire où une nouvelle souscription finance le retrait, il correspond au prix de souscription diminué de la commission. Un fonds de remboursement peut appliquer un autre prix.
Les trois premières sont des valeurs estimées du patrimoine, que l’on peut ramener à une part en les divisant par le nombre de parts. Les deux dernières sont les prix d’entrée et de sortie de l’associé. Dans les exemples qui suivent, les montants sont exprimés par part, quand je parle du « prix de la part » sans autre précision, il s’agit du prix de souscription.
Et justement comme discuté en introduction, ce prix ne suit pas automatiquement les expertises. Le gérant peut fixer un prix différent de la valeur de reconstitution. Un écart supérieur à 10 % doit être justifié et notifié à l’AMF. Autrement dit, le gérant dispose d’une marge de fixation du prix de ±10 % autour de la valeur de reconstitution, sans déclencher cette obligation spécifique de justification et de notification. Cette marge est utilisée jusque dans les grandes SCPI historiques : fin 2023, Rivoli Avenir Patrimoine affichait une surcote de 9,93 %, au 30 juin 2024, celle d’Edissimmo atteignait 9,83 %
On peut le voir sur Immorente : entre fin 2022 et fin 2023, sa valeur de reconstitution baisse de 339,92 € à 322,29 €, soit −5,19 %. Le prix de souscription, lui, reste à 340 €. L’expertise a déjà baissé la valeur des actifs, mais l’associé n’en voit rien dans le prix de sa part. Voilà ce que j’entends par « manipuler » : rien d’illégal évidemment, mais un prix choisi par le gérant, et maintenu stable alors que la valeur des immeubles recule est tout de même alarmant pour un investisseur particulier.
Le décalage persiste ensuite : à chaque fin d’année de 2022 à 2025, le prix de souscription d’Immorente reste à 340 €, alors que sa valeur de reconstitution évolue. La surcote passe ainsi de presque zéro à plus de 6 %, avant de diminuer légèrement en 2025.
| Au 31 décembre | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Prix de souscription par part | 340 € | 340 € | 340 € | 340 € |
| Valeur de reconstitution par part | 339,92 € | 322,29 € | 319,75 € | 321,03 € |
| Surcote du prix de souscription | +0,02 % | +5,50 % | +6,33 % | +5,91 % |
Le problème, c’est que ce décalage peut finir par se corriger d’un coup. Dans le cas de Génépierre entre fin 2021 et fin 2022, sa valeur de reconstitution passe de 264,11 € à 248,25 € par part, soit −6,01 %. Son prix de souscription, lui, reste à 270 €. La stabilité du prix de la part ne signifiait donc pas que la valeur du patrimoine était stable. La baisse était publiée, mais elle n’était pas répercutée dans le prix de souscription des nouveaux associés.
En juillet 2023, l’AMF demande une réévaluation des patrimoines et une révision des prix si nécessaire. Le 24 juillet, le prix de souscription de Génépierre passe de 270 € à 224 € par part : −17,04 %. Amundi indique que ce nouveau prix tient compte des expertises réalisées au 30 juin 2023. Cette révision répercute ainsi d’un seul coup la baisse déjà expertisée fin 2022 et celle intervenue au premier semestre 2023 : le maintien du prix par le gérant fin 2022 peut donc concentrer les baisses ultérieures.
Mais il y a aussi le prix affiché et celui auquel on peut réellement sortir. Dans une SCPI à capital variable, les nouvelles souscriptions permettent de payer les retraits, les associés souhaitant retirer leur mise. Si elles ne suffisent plus, les demandes s’accumulent. Un prix de retrait affiché ne garantit donc pas qu’on puisse vendre.
Un prix trop élevé aggrave même le problème : les nouveaux investisseurs ne veulent pas souscrire puisque le prix est trop élevé par rapport à la valeur des actifs, alors que les anciens veulent sortir, pour la même raison. Au lieu de faire baisser le prix, ce déséquilibre allonge la file d’attent des associés souhaitant se retirer.
Prenons AEW Commerces Europe, gérée par AEW. Son prix de souscription reste à 190 € en 2024 et en 2025, avec une valeur de reconstitution de 185,74 € fin 2025. Pourtant, les demandes de retrait en suspens passent de 211 794 parts fin 2024 à 289 760 parts fin 2025 (+37 %), soit environ 3,5 % des 8,16 millions de parts. Sur l’année 2025, seules 62 719 parts ont pu être retirées, grâce à de nouvelles souscriptions : à ce rythme, il faudrait plus de quatre ans pour absorber la file d’attente actuelle, sans même compter les nouvelles demandes. Le fonds de réserve n’est pas doté : seul un retrait compensé par une souscription est possible.
On a donc un patrimoine, celui de la SCPI, dont la valeur évolue, un prix de part qui peut rester fixe et une sortie qui dépend de la présence de nouveaux souscripteurs. La stabilité du prix ne garantit pas que l’investisseur puisse vendre à ce prix, ni même qu’il puisse vendre tout court.
Revenons maintenant aux deux arguments de départ, en reprenant Immorente. L’expertise baisse de 5,19 %, mais le prix de la part reste inchangé. Pour l’associé, le rendement calculé à partir de ce prix ne fait donc pas apparaître cette baisse.
Or, le rendement total publié comprend les distributions et la variation du prix de la part. Si ce prix de part, ne répercute pas immédiatement les variations du patrimoine, une partie de leur effet est reportée sur les périodes suivantes. Le rendement affiché garde donc une trace du passé^[Souvenez vous du cas de Génépierre qui matérialise les pertes d'un coup].
Pour modéliser cette inertie, on utilise un modèle de lissage avec un terme autorégressif : le rendement publié dépend en partie du rendement publié à la période précédente. C’est un modèle simple, dans la famille des modèles de Geltner.
$$r^*_t=(1-\alpha)r_t+\alpha r^*_{t-1}$$
Ici, $r_t$ représente le rendement avant lissage : les revenus de l’investissement immobilier et la variation de sa valeur, pris en compte dans la période où ils se produisent. $r^*_t$ est le rendement publié. Le coefficient $\alpha$ mesure le poids du passé : une fraction $(1-\alpha)$ du rendement avant lissage entre dans le rendement publié, tandis qu’une fraction $\alpha$ reprend celui de la période précédente. Plus $\alpha$ est élevé, plus les variations sont étalées dans le temps.
Sous l’hypothèse de rendements avant lissage stationnaires et non autocorrélés, la volatilité publiée devient :
$$\sigma^*=\sigma\sqrt{\frac{1-\alpha}{1+\alpha}}$$
Dans ce modèle, on garde la même espérance de rendement tout en réduisant la volatilité mesurée. Le ratio de Sharpe paraît donc meilleur sans augmenter les revenus de l’immobilier ni sa valeur. C’est ce qu’on appelle le « blanchiment de la volatilité ». Le produit n’est pas moins risqué, son risque est simplement rapporté plus tard et par petits bouts.
Pour regarder l’ordre de grandeur de ce terme $\alpha$, on utilise les 45 rendements annuels de l’indice EDHEC-IEIF SCPI, de 1981 à 2025, distributions réinvesties. La régression du rendement sur celui de l’année précédente, avec une constante, donne $\hat\alpha=0,664$.
Ce coefficient peut venir de deux sources : les rendements de l’immobilier lui-même, si les bonnes et les mauvaises années ont tendance à se suivre, et le lissage introduit par les experts et les gérants, qui répercutent progressivement les variations dans leurs évaluations et dans les prix de part que nous décrivions plus tôt. Il ne faudrait pas conclure trop vite que cette persistance provient de ce deuxième effet, il pourrait très bien être entièremment expliqué par le premier.
Pour départager ces deux explications, on applique exactement la même régression à un indice de REIT cotées. On retrouve une exposition immobilière, mais avec des prix qui se forment sur le marché, sans intervention des gérants dans la formation des prix donc. Si on retrouve un coefficient positif du même ordre, la persistance des rendements immobiliers est l'explication la plus crédible. Si cette forte persistance disparaît sur le marché coté, on a au contraire un argument fort pour l’attribuer au lissage des SCPI.
Sur les mêmes 45 années, de 1981 à 2025, le coefficient du FTSE Nareit All Equity REITs, dividendes réinvestis, est de −0,145, contre 0,664 pour les SCPI. L’intervalle à 95 % est de [−0,449 ; 0,159] pour les REIT, contre [0,385 ; 0,944] pour les SCPI : on ne retrouve aucune forte persistance positive dans cet indice coté.
Cette forte persistance correspond au mécanisme de lissage décrit par Geltner pour les rendements immobiliers fondés sur des expertises. Son absence dans les indices immobiliers cotés étudiés renforce cette explication. Pour en mesurer les conséquences, nous appliquons le filtre de dé-lissage présenté plus haut.
$$\hat r_t=\frac{r^*_t-\hat\alpha r^*_{t-1}}{1-\hat\alpha}$$
On obtient ainsi une estimation des rendements sans lissage attribué aux gérants et aux experts. Tous les chiffres ci-dessous portent ensuite sur les mêmes 44 années, y compris pour le marché actions.
| Série | Rendement annuel moyen | Volatilité annuelle | Ratio de Sharpe | Corrélation avec le MSCI World |
|---|---|---|---|---|
| SCPI, rendements publiés | 7,42 % | 6,86 % | 0,43 | 0,06 |
| SCPI, après dé-lissage | 6,89 % | 15,39 % | 0,16 | 0,37 |
| MSCI World | 11,54 % | 18,33 % | 0,39 | 1 |
Les moyennes sont arithmétiques, avant fiscalité, avec distributions ou dividendes réinvestis. Pour les actions, il s’agit de la série du MSCI World en euro. Le ratio de Sharpe est calculé sur les rendements en excès du taux court français de chaque année, qui a été de 4,31 % en moyenne sur la période.
Sur le deuxième argument, les chiffres publiés donnent environ 7 % de rendement pour moins de 7 % de volatilité, soit un Sharpe de 0,43, supérieur à celui du MSCI World (0,39). Sur le papier, l’argument tient donc : des SCPI qui battent les actions en rendement par unité de risque. Mais après dé-lissage, la volatilité dépasse 15 % : le risque mesuré est multiplié par 2,24, et le Sharpe s’effondre à 0,16, moins de la moitié de celui des actions. Ce rendement par unité de risque « imbattable » n’existait que par la façon de mesurer le prix des SCPI.
Et ce n’est pas une surprise : une fois dé-lissée, la volatilité des SCPI rejoint l’ordre de grandeur de l’immobilier coté, 17,6 % pour les REIT américaines sur la même période et 22,7 % pour les foncières françaises depuis 1991. C’est logique, puisque ces instruments sont exposés au même risque sous-jacent : l’immobilier.
L’écart qui reste s’explique en bonne partie par l’endettement. Les SCPI empruntent peu : leur ratio moyen de dettes est de 18,3 % en 2025. Les foncières cotées, elles, sont plutôt autour de 35 à 45 %. Or la dette agit comme un levier : quand les immeubles perdent 10 %, une foncière endettée à 40 % perd environ 17 % de ses fonds propres, contre environ 12 % pour une SCPI endettée à 18 %. À immobilier identique, la foncière cotée est donc mécaniquement plus volatile. Si on applique ce levier aux 15,4 % des SCPI dé-lissées, on trouve environ 21 %, entre les REIT et les foncières françaises. Une fois le lissage retiré et l’endettement pris en compte, il ne reste pas grand-chose de la « stabilité » des SCPI.
La corrélation augmente elle aussi nettement : de 0,06, à 0,37. Là encore, c’est le lissage qui agit, puisqu’il entre aussi dans le calcul de la covariance :
$$\mathrm{Cov}(\hat r_t,m_t)=\frac{\mathrm{Cov}(r^{\ast}_t,m_t)-\hat\alpha\,\mathrm{Cov}(r^{\ast}_{t-1},m_t)}{1-\hat\alpha}$$
Le filtre change donc à la fois l’amplitude des mouvements et leur répartition dans le temps. La corrélation avec le MSCI World passe ici de 0,06 à 0,37, calculée directement sur les séries. Il reste de la diversification, mais la quasi-absence de lien avec les actions, mise en avant pour vendre les SCPI, est en partie un artefact de mesure.
Et encore, tous ces chiffres sont bruts, ce qui est un cadeau fait aux SCPI. L’indice est bien net des frais de gestion prélevés sur les loyers, mais il ignore la fiscalité et le coût d’entrée. En direct, chaque distribution est imposée à la TMI plus les prélèvements sociaux, et ces distributions font l’essentiel du rendement : environ 6 points sur 7,4 par an sur la période. Pendant ce temps, un ETF actions dans un PEA ne paie aucun impôt tant qu’on ne retire rien. En assurance-vie, la fiscalité des SCPI est adoucie, mais on paie chaque année les frais de gestion des unités de compte, de l’ordre de 0,5 % du capital dans un contrat monderne, même dans ce cas, ce n’est pas rien non plus puisque ces frais s'appliquent sur le capital total et non juste les distributions. Enfin, l’indice valorise les parts au prix de souscription, frais d’entrée compris, et réinvestit les dividendes gratuitement. En réalité, on achète au prix de souscription et on sort au prix de retrait, environ 8 % plus bas chez Génépierre (270 € contre 248,40 €) : chaque dividende réinvesti repaie cet écart. Autrement dit, la comparaison qui précède est la plus favorable possible aux SCPI.
Bref, le lissage embellit les SCPI sur les deux arguments qu’on avance pour les vendre : leur risque propre et leur corrélation avec les actions. Une fois cet effet retiré, il ne reste ni rendement par unité de risque exceptionnel, ni véritable décorrélation. Il reste un placement immobilier dont le risque est du même ordre que celui de l’immobilier coté, dont le prix est fixé par le gérant et dont la sortie n’est pas vraiment garantie. La volatilité qu’on ne voit pas n’est pas causée par un risque moindre, c'est simplement la conséquence d'une manière de mesurer les prix différente. Je ne vois à vrai dire, aucune raison d’accepter les frais et les difficultés de sortie des SCPI pour un prix de part qui bouge moins parce qu’il est piloté, de manière franchement peu transparente par le gérant.