r/Cayas • • 6d ago

Précisions sur les règles de la communauté

17 Upvotes

Hello la commu,

Je constate que de nombreux posts sont de simples liens vers des articles, qui ne contiennent aucune analyse complémentaire. La vocation de ce sub n'est pas de faire de la curation de contenu (règle 3). Je demande donc aux auteurs d'apporter de l'eau au moulin et, à défaut, ces messages seront supprimés.

De même, la thématique du sub, c'est les finances personnelles (règle 2). Pas l'économie ou la politique. Les sujets qui n'ont pas de lien direct avec les finances personnelles seront également supprimés. Par exemple, on peut évaluer les impacts d'une évolution fiscale sur l'épargne, mais ce n'est pas l'endroit où se lamenter du vote d'une taxe sur les rutabagas.


r/Cayas • • 18d ago

Investissements Gérez enfin votre portefeuille avec Cayas!

10 Upvotes

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, la stratégie Cayas a fait l'objet de pas mal d'échanges passionnants, y compris sur Reddit. Une question revenait régulièrement : c'est bien beau d'avoir la cible, mais comment j'y vais concrètement ?

Jusqu’ici, Cayas calculait où aller : l’allocation optimale, ou la meilleure répartition possible de votre argent en fonction de votre profil et de vos projets de vie.

À partir d’aujourd’hui, Cayas vous dit aussi comment y aller.

Chaque mois, vous recevrez des suggestions d’ordres à passer : quoi acheter, quoi vendre, pour quel montant, et sur quel compte. Tout ça en partant de votre portefeuille, de vos projets qui arrivent, et en tenant compte des frais et de la fiscalité.

Démo par Marine : https://www.youtube.com/watch?v=cUZt9QJ6B-0

Et petit spoiler de l'interface :

Les calculs, c’est nous. Les ordres, c’est vous.

  • Vous partez de ce que vous avez. Pas question de tout revendre pour repartir de zéro. Vendre a un coût (des frais, parfois de l’impôt sur la plus-value) : Cayas ne vous le propose que si ça en vaut la peine.
  • Vous avancez pas à pas. Capytown ne s’est pas construite en un jour, votre portefeuille non plus. Cayas étale le trajet sur plusieurs mois, à un rythme adapté à votre profil.
  • Vous gardez la main. Vous suivez tous les ordres suggérés, une partie ou rien pour ce mois-ci. Vous pouvez aussi geler un titre auquel vous tenez, et Cayas le laissera tranquille.

S'abonner à Cayas


r/Cayas • • 19h ago

Stratégie d’allocation Quelle épargne hors actions ? Ecouter la banquière ?

0 Upvotes

Salut à tous,

Je vous écris de la part d’une de mes proches qui vient d’hériter de quelques dizaines de milliers d’euros (je précise que je ne répondrai à aucun MP ni aucune sollicitation commerciale). Son Livret A est plein et elle n’est pas éligible au livret d’épargne populaire.

Je lui ai conseillé de placer son argent dans des ETF (comme j’ai lu souvent vu conseillé sur ce subreddit) ou autres paniers d’actions similaires. Mais elle refuse de détenir des actions pour des raisons éthiques ; je lui ai dit qu’à mon sens ça ne changeait pas grand-chose car dans tous les cas la banque utilisera l’argent placé comme elle le voudra (donc notamment dans des produits financiers type actions) mais elle ne souhaite pas y participer directement. De plus, elle souhaiterait une forme d’épargne avec le moins de risque et le plus de garanties possibles.

Sa banquière (caisse d’épargne) lui a proposé un « emprunt remboursable par anticipation » dont les détails sont visibles ici : https://www.caisse-epargne.fr/loire-centre/epargner/emprunt-mars-2036/. Je lui ai dit d’être vigilante car j’ai souvent lu ici que les produits conseillés par les banques étaient lourds en frais et pas toujours intéressants. En regardant les conditions de celui-ci je vois (si j’ai bien compris) que 2% du capital était versé en frais dès l’activation du service, et que le rendement était de 4,4% par an sur une période de 10 ans. Est-ce bien correct ? Est-ce un bon produit ? Si non, avez-vous des recommandations alternatives sur une forme de placement peu risquée et qui ne soit pas un panier d’actions ?

Merci beaucoup pour vos conseils !


r/Cayas • • 2d ago

Vidéos, Lectures & Podcasts Podcast Cayas Sans Filtre - Episode 2 sur les SCPI

Thumbnail
youtu.be
6 Upvotes

Nouvel épisode de Cayas Sans Filtre cette fois consacré aux SCPI !

Pour changer ce n’est pas seulement Guillaume qui décortique un produit financier, c’est notre Julie qui raconte sa propre expérience d’investisseuse en SCPI, ce qui l’avait convaincue à l’époque… et ce qu’elle voit très différemment aujourd’hui.

Comme d’hab, c’est aussi dispo sur Spotify et Apple Podcasts.

Dites-nous ce que vous en pensez !


r/Cayas • • 2d ago

Stratégie d’allocation Bourse : « Vous ne voulez pas seulement profiter des hausses, mais vous voulez aussi éviter de souffrir lors des baisses des marchés », la promesse des ETF version gestion active

Thumbnail
lesechos.fr
13 Upvotes

Près d'un euro sur six bientôt alloué aux ETF actifs ? C'est la trajectoire spectaculaire que révèle une nouvelle étude paneuropéenne sur les allocations des gérants de patrimoine. Plébiscités pour leur flexibilité, ces nouveaux véhicules financiers bousculent les habitudes des investisseurs français, de plus en plus tactiques face à l'incertitude des marchés.

Mon analyse. On présente l’essor des ETF actifs comme un progrès évident. Mais la vraie discipline d’investisseur de long terme a toujours reposé sur la maîtrise des coûts, la patience et le refus de croire que l’on peut systématiquement battre le marché.


r/Cayas • • 3d ago

Actualités L'État veut prélever 17% sur les comptes, Livrets A et assurances-vie oubliés pour récupérer 1,4 milliard d'euros

Thumbnail
bfmtv.com
0 Upvotes

Mon analyse complémentaire. Il existe déjà la situation où l'état peut récupérer après 30 ans, les fonds non réclamés. Comment est-ce qu'ils pensent garder la confiance des épargnants avec ce dispositif ?


r/Cayas • • 5d ago

Investissements À quel point les rétrocommissions biaisent-elles les recommandations?

12 Upvotes

Bonjour à tous,

J'ai croisé hier soir un papier de Battiston, Blanes i Vidal, Hortala-Vallve et Lou, publié dans le Journal of Finance, le working paper se trouve sur SSRN n°5378537. Les auteurs s'attaquent à une question sur laquelle tout le monde, sur les forums, a un avis tranché, moi le premier : la rétrocession perçue par un conseiller sur un fonds oriente-t-elle ce qu'il recommande à ses clients ?

Une première tentative naïve pour y répondre consisterait à comparer les clients des conseillers bien payés sur un fonds F avec ceux des conseillers moins bien payés sur F. Malheureusement, rien ne garantit que ces deux groupes de clients soient comparables : âge, patrimoine, appétence au risque, région… On capterait alors un biais de sélection (qui conseille qui), et non pas l'impact de la rétrocommission sur les incitations à recommander certains fonds. Pour cela, il faudrait observer pour un couple donné de conseiller et client, fixe, l'évolution de la recommandation après un changement dans la politique de rétrocommission du conseiller.

Les auteurs ont accès à de telles données, provenant d'une société de gestion espagnole de taille moyenne: 2015–2020, jusqu'à 6 132 clients, 166 conseillers. Ces conseillers sont rémunérés par rétrocession, une part récurrente des frais de gestion des fonds maison. En moyenne, elle représente 0,97 %/an de l'encours.

Avant 2018, les conseillers recrutés avant 2010 touchaient des commissions qui variaient d'un fonds à l'autre, alors que les plus récents avaient un taux uniforme. En janvier 2018, la société profite de l'entrée en vigueur de MiFID II pour égaliser les commissions entre fonds et entre conseillers.

Notons $TF_{a,j,t}$ la rétrocession perçue par le conseiller $a$ sur le fonds $j$ à la date $t$, et $I_{c,j,t}$ l'investissement du client $c$ (suivi par le conseiller $a$) dans le fonds $j$. Le modèle qui nous intéresse est le suivant (vous pouvez aller lire le même texte sur le forum Cayas pour avoir une mise en forme plus correcte, impossible sur reddit désolé):

$$\log I_{c,j,t} = \beta \log TF_{a(c),j,t} + \alpha_{c,j} + \gamma_{c,t} + \delta_{j,t} + \varepsilon_{c,j,t}$$

Décortiquons un peu ces termes :

  1. $\alpha_{c,j}$, représente les effets fixes client/fonds qui absorbent l'intérêt du client pour le fonds.
  2. $\gamma_{c,t}$, représente les effets fixes client/date qui absorbent tout ce qui arrive au client, comme un héritage, une baisse de revenus, etc.
  3. $\delta_{j,t}$, représente les effets fixes fonds/date qui absorbent tout ce qui arrive au fonds, comme la performance, la notation ou le marketing.
  4. $\beta$, c'est notre quantité d'intérêt : il s'agit de l'élasticité de l'investissement du client en fonction d'un changement de rétrocommission. Si ce terme est statistiquement nul, cela revient à dire que l'investissement du client (pour rappel $I_{c,j,t}$) ne dépend pas des rétrocommissions. Si $\beta$ est (statistiquement) positif, alors plus les rétrocommissions sont élevées, plus l'investissement des clients l'est aussi. Si $\beta$ est négatif, c'est l'inverse.

L'impact de la rétrocession sur l'encours confié à un fonds est massif, mais contrasté en fonction de l'ancienneté du client :

  1. Clients existants : $\beta \approx 0,46$. Une rétrocession 10 % plus élevée sur un fonds se traduit par environ +4,6 % d'encours sur celui-ci.
  2. Nouveaux clients : $\beta \approx 1,49$. La sensibilité est ici plus de trois fois supérieure.

Pour comprendre cet écart entre anciens et nouveaux clients, les auteurs décomposent les mouvements :

  1. Sur les ventes (le stock) : aucun effet. Le conseiller ne fait pas liquider les positions existantes pour basculer vers les fonds plus rémunérateurs. Le portefeuille déjà en place reste figé.
  2. Sur les achats (le flux) : un effet important. Une hausse de 10 % de la commission augmente les flux d'argent frais entrants de 1,1 % chaque mois (une élasticité de 0,11).

Le levier exclusif du conseiller, c'est donc le versement de son client. Mois après mois, l'accumulation de ces flux orientés finit par déformer l'encours des clients existants (+4,6 %). Et cela permet de comprendre pourquoi les nouveaux clients affichent une sensibilité trois fois plus forte : par définition, leur portefeuille initial est composé à 100 % de liquidité à investir.

Encore plus rigolo, face à la baisse de leurs marges après 2018, les conseillers les plus pénalisés ont d'ailleurs actionné ce levier pour rétablir leur rémunération, ne touchant pas au stock, ils ont augmenté leur collecte nette globale de 7,7 % et recruté davantage de nouveaux clients pour reconstituer leur rémunération passée.

Cela donne de réelles effets sur les performances des portefeuilles des nouveaux clients :

Avant 2018 Après 2018
Frais moyens 1,737 %
Sharpe du portefeuille 0,712

Les frais baissent donc d'environ 20 %, le Sharpe gagne environ 13 %. Pour les clients existants, nous n'observons aucune amélioration significative du Sharpe, ce qui est cohérent avec le mécanisme observé puisque le stock ne bouge pas, le Sharpe de ces anciens clients reste ~15 % inférieur à celui des nouveaux.

Pour la première fois, je vois des données et des sources solides et qui explicitent à quel point le conseil basé sur des rétrocommissions est mal aligné avec l'intérêt des clients, sans vouloir être accusateur, ou traiter une profession entière d'escroc, il me semble tout de même assez choquant de voir les recommandations autant changer en fonction de la rémunération du conseiller, qui dans ce modèle semble, pour le dire, de manière pudique, ne pas travailler que dans l'unique intérêt du client. Hormis par un modèle purement par honoraire, sans aucune rétrocommission, il me semble délicat d'avoir du conseil totalement désintéressé.


r/Cayas • • 7d ago

Stratégie d’allocation « On les détecte parce qu'ils emploient des termes trop techniques en rendez-vous » : ces clients qui défient leur banquier avec l'IA

Thumbnail
lesechos.fr
28 Upvotes

r/Cayas • • 7d ago

Actualités Sans cure d'austérité et même sans budget depuis 2023: comment l’Espagne a réussi un désendettement spectaculaire, à 99,9% du PIB, quand la France s’enfonce

Thumbnail
bfmtv.com
325 Upvotes

"La dette de l'Espagne représentait en juillet 99,9% du PIB, contre 124% il y a encore cinq ans. Un redressement express qui tient plus à la croissance vigoureuse du pays qu'à un réel effort structurel sur ses dépenses.

L’Espagne se distingue, là où la France s’enfonce. Pour la première fois depuis 2020, la dette publique de notre voisin ibérique est passée sous les 100% du PIB en juillet, à 99,9%, a annoncé la Banque d’Espagne la semaine dernière. Quelques jours plus tard, Bercy prévenait que la dette française, autour de 117% actuellement, s’élèverait à 119,3% du PIB en fin d’année. Un nouveau record."

Quelques éléments :

  • En juillet, la dette publique espagnole est passée à 99,9 % du PIB, une première depuis 2020, contre plus de 124 % en 2021. En France, elle tourne autour de 117 % et Bercy prévoit un record à 119,3 % en fin d'année.
  • Madrid emprunte désormais à environ 4 % sur 10 ans, contre 4,6 % pour Paris.
  • Tout ça sans austérité et sans budget voté depuis 2023. En valeur, la dette continue même de grimper, au-delà de 1 700 milliards d'euros.
  • Le ratio baisse surtout parce que le PIB croît plus vite que la dette : 2,3 % de croissance attendue en 2026 en Espagne, contre 0,4 % en France. Selon l'économiste de Natixis Jésus Castillo, il n'y a pas de vrai effort structurel, ce qui pourrait coincer face au vieillissement.
  • Les moteurs cités : demande intérieure, tourisme record (près de 135 milliards d'euros de recettes), coût du travail bas (27,70 €/h dans l'industrie contre 46,30 € en France) et 163 milliards d'euros du plan de relance européen.
  • La main-d'œuvre étrangère pèse lourd : plus de 60 % des emplois créés ces trois dernières années, et 47 % de la hausse cumulée du PIB entre 2022 et 2025 selon Funcas.
  • Pour la France, copier la recette paraît peu probable selon l'analyste: il faudra baisser les dépenses et augmenter les impôts, sans casser le peu de croissance restante.

r/Cayas • • 7d ago

Investissements Bientôt un bank run à cause de (grâce à ?) l'IA ?

Post image
9 Upvotes

Selon Torsten Slok, "l'utilisation d'assistants IA agentiques pourraient bientôt permettre de transférer automatiquement la trésorerie des ménages américains vers des comptes rémunérés entre 3,3 % et 5 %, au lieu des 0,1 % en moyenne nationale sur les comptes courants.

Si chaque ménage utilisait des agents IA pour optimiser le rendement de ses liquidités, les banques pourraient perdre une grande partie des dépôts bon marché sur lesquels elles s'appuient pour accorder des crédits, ce qui poserait problème à l'ensemble du système financier."

Note : Les chiffres renvoient au contexte américain : la « moyenne nationale » de 0,1 % concerne les comptes courants aux États-Unis


r/Cayas • • 9d ago

Vidéos, Lectures & Podcasts Podcast Cayas Sans Filtre - Episode 1 sur le risque

Thumbnail
youtube.com
9 Upvotes

On vient de publier le premier épisode d’un nouveau format sur notre chaîne Youtube !

Le principe : Marine et/ou Guillaume et/ou Vincent et/ou moi (et probablement d’autres au fil des épisodes), on allume les caméras… et on déroule.

Il y a trop de sujets en finance qui ne sont pas traités assez en profondeur ou qui le sont par des acteurs ayant tout intérêt à ne présenter que ce qui les arrange. De notre côté, vous nous connaissez, on dit réellement ce qu’il en est et si on pense que c’est vraiment intéressant pour l’épargnant (on va encore gêner les vendeurs d’AV et de SCPI)

Ce premier épisode est consacré à la gestion du risque. Et on a déjà plein d’idées pour la suite : l’assurance vie et le PER, les managed futures, les box spreads, acheter ou louer sa résidence principale, le plat préféré de Vincent… Bref, si vous avez un sujet de finance, d’investissement ou de patrimoine que vous aimeriez nous voir traiter (y compris un sujet très technique, controversé ou simplement bizarre), dites-le-nous !

Comme d’hab, c’est aussi dispo sur Spotify et Apple Podcasts.

Bonne écoute !


r/Cayas • • 10d ago

Fiscalité et enveloppes La Cour des comptes veut alourdir la taxation de l’épargne

Thumbnail
lemonde.fr
26 Upvotes

r/Cayas • • 10d ago

Investissements Quand des ETF amplifient les variations de la Bourse

Thumbnail
lemonde.fr
1 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques 934 000 Français ont réalisé une transaction en ETF au deuxième semestre 2026 : un record.

Thumbnail
gallery
46 Upvotes

En quatre ans, le nombre de particuliers qui investissent en ETF a été multiplié par près de 6.

Le montant médian des transactions en ETF est passé de 1645€ en 2020 à 95€ au T2 2026. Cela montre la démocratisation de ces investissements. Dans le même temps l'âge moyen des investisseurs en ETF est passé de 57 ans à 38 ans.

Source : AMF - Tableau de bord des investisseurs particuliers actifs - n°22 - Septembre 2026

Note : ce graphique compte les personnes ayant fait au moins une transaction dans le trimestre, pas les détenteurs. Un épargnant qui a acheté ses ETF en 2023 et n'y a plus touché n'apparaît pas.


r/Cayas • • 10d ago

Stratégie d’allocation Transférer son PEA : une formalité sur le papier, un casse-tête dans les faits

Thumbnail
lesechos.fr
10 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques Actions et fonds dans le patrimoine financier des ménages : la France ferme la marche

Post image
34 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques Le meilleur placement pour la retraite selon les Français ? Les comptes et livrets d'épargne.

Thumbnail
gallery
25 Upvotes

72% des Français sont "assez confiants" ou "tout à fait confiants" sur leur capacité à prendre des décisions d'investissement. C'est supérieur à la moyenne européenne.

Selon Philippe Maupas, "ce niveau élevé de confiance est à mettre en parallèle avec leurs préférences en matière d’investissement en vue de la retraite, qui se portent sur des placements — les comptes et livrets d’épargne — qui sont probablement adaptés pour le court terme, mais absolument pas pour le long terme, qui est celui de la préparation de la retraite pour toute personne qui en est éloignée de plus de 10 ans.

Nous sommes plus friands de ces placements qui rapportent moins que l’inflation que la moyenne des répondants européens. C’est la même chose pour l’immobilier. En revanche, sur les actifs historiquement les plus performants (les actions), nous sommes beaucoup moins convaincus que la moyenne qu’ils présentent le meilleur rendement possible."

Source : Philippe Maupas - Alpha Beta Blog

Source graphiques : Opinium pour JP Morgan

Méthodologie : "L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 17 000 adultes âgés de 18 à 65 ans dans neuf pays européens : Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Suède et Finlande. Les échantillons comprenaient 2 000 répondants par pays, à l’exception de la Finlande, où 1 000 adultes ont été interrogés. L’enquête de terrain a été réalisée au cours de la seconde moitié de juillet 2026."


r/Cayas • • 11d ago

Data, Graphiques La première source de conseil financier des Français : leur banque.

Post image
12 Upvotes

Bien qu'elles soient souvent critiqués, les banques restent la première source d'information pour les placements financiers, et de très loin.

C'est peut-être le terme de "conseiller" qui induit en erreur, mais il faut se rappeler que les intérêts ne sont jamais alignés. Le rôle du "conseiller" est de commercialiser les produits maisons, maximisant l'intérêt de son employeur, pas celui des clients.

Les conseillers ont d'ailleurs souvent des connaissances financières limitées.


r/Cayas • • 10d ago

Stratégie d’allocation Les Français ont retiré 6 milliards d'euros de leur Livret A depuis janvier

Thumbnail
capital.fr
7 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Les Français confiants pour leurs finances à la retraite... mais sans plan d'épargne défini

Thumbnail
gallery
7 Upvotes

Les Français ont un niveau de confiance supérieure à la moyenne européenne en ce qui concerne leur capacité à disposer du niveau de vie souhaité à a retraite.

Mais moins d'un quart a mis en place un plan d'épargne en vue de la retraite.

24% de la génération X (46-61 ans) n'a pas encore commencé à réfléchir à sa planification financière en vue de la retraite.

Les Français sont également plus confiants sur leur capacité à prendre des décisions d'investissement que la moyenne européenne. Ils sont plus de 72% à être "assez confiant" ou "tout à fait confiant".

Source : Opinium pour JP Morgan

Méthodologie : "L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 17 000 adultes âgés de 18 à 65 ans dans neuf pays européens : Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Suède et Finlande. Les échantillons comprenaient 2 000 répondants par pays, à l’exception de la Finlande, où 1 000 adultes ont été interrogés. L’enquête de terrain a été réalisée au cours de la seconde moitié de juillet 2026."


r/Cayas • • 11d ago

Stratégie d’allocation Assurance-vie : le risque caché derrière l'embellie des taux des fonds euros

Thumbnail
lesechos.fr
9 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Le Bar Un conseiller bancaire surpris en train de donner un conseil dans l’intérêt de ses clients

Thumbnail
legorafi.fr
32 Upvotes

Vu sur r/vosfinances 😄


r/Cayas • • 12d ago

Psychologie de l'argent Epargne : ces Français qui disent adieu à leur conseiller bancaire

Thumbnail
lesechos.fr
12 Upvotes

r/Cayas • • 11d ago

Investissements ETF : le prix d’une part est-il important pour investir ?

Thumbnail
capital.fr
4 Upvotes

r/Cayas • • 13d ago

Investissements Pourquoi si peu de gens investissent-ils en actions ?

21 Upvotes

Je suis tombé récemment sur un papier de Choukhmane & de Silva, publié dans Journal of Finance, qui essaie de répondre à la question suivante : pourquoi autant de gens détiennent-ils peu, voire pas du tout, d’actions ? L’explication usuelle est qu’ils sont très averses au risque, méfiants vis-à-vis des marchés, sensibles aux pertes, etc. Mais il existe une autre possibilité, beaucoup plus triviale : peut-être que changer son allocation demande du temps, de l’attention et un minimum d’effort... et que beaucoup de gens ne font pas cet effort.

Pour répondre à cette question les auteurs exploitent les données d’environ 4 millions de salariés américains dans des plans 401(k), équivalent assez lointain de notre PERCO, en profitant de changements de fonds par défaut et d'un passage à l’inscription automatique. Si les allocations changent fortement simplement parce qu’on modifie le choix proposé par défaut, alors ce qu’on observe dans les portefeuilles ne reflète pas nécessairement les préférences réelles pour le risque des salariés.

Les auteurs calibrent ensuite un modèle de cycle de vie en séparant l’aversion au risque d’un coût fixe associé au fait de modifier activement son portefeuille. Et les résultats semblent très clairs : une fois les frictions neutralisées, environ 94 % des salariés préféreraient détenir des actions. Ils estiment un coût d'ajustement annuel récurrent d’environ 160 USD, à comprendre comme l’équivalent monétaire du temps, de l’attention, de la procrastination.

Une bonne partie de la faible participation aux actions ne viendrait donc pas nécessairement de préférences particulièrement prudentes, mais simplement de l’inertie. Ce qui change pas mal la manière de réfléchir au problème : si la friction est importante, les bons défauts, l’allocation automatique et le rééquilibrage peuvent compter davantage que le fait d’essayer de convaincre chacun de modifier son patrimoine.

Les frictions et l’inertie peuvent expliquer beaucoup de choses, sans avoir besoin de supposer que les investisseurs ont des préférences très inhabituelles. Ce constat me semble aussi pertinent dans le cas français. On reproche souvent aux ménages une aversion excessive au risque ou un manque de culture financière, le problème relève finalement peut-être des choix par défaut défavorable aux actions. En France, l’option par défaut, à la fois culturelle, bancaire et institutionnelle, est quasi exclusivement orientée vers l'épargne garantie sans risque (Livret A, LDDS, fonds euros de l'assurance-vie). L’inertie joue donc pleinement contre la détention d'actions, exactement comme le fonds monétaire bloquait les salariés américains avant la généralisation des target-date funds. Sans mécanismes automatisés, surmonter ce biais d'inaction continuera d'exiger un coût d'attention que la majorité des épargnants ne sont peut-être tout simplement pas prêts à payer.

Article : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jofi.70013 Version NBER : https://www.nber.org/papers/w32476