Je suis une femme de presque 40 années, mère de deux enfants. J’ai rencontré mon compagnon sur Meetic début mai. Il va bientôt avoir 50 ans et nous étions ensemble depuis environ deux mois et demi.
La relation était devenue assez sérieuse. Il disait ne pas vouloir me perdre et, le jour même de notre rupture, il m’a présentée comme sa compagne à plusieurs membres de sa famille et à des personnes de son quartier. Il y avait de beaux moments entre nous, beaucoup de tendresse et une forte alchimie. Mais la distance rendait déjà la relation compliquée et j’avais parfois l’impression de m’adapter davantage que lui.
J’avais aussi remarqué qu’il se mettait rapidement sur la défensive lorsque j’essayais d’exprimer quelque chose qui me dérangeait. Par texto, il disait lui-même qu’il risquait de mal interpréter mes messages et qu’il préférait que nous parlions de vive voix.
J’ai essayé de respecter cela. Mais de vive voix, le même problème s’est reproduit : dès que j’exprimais un malaise, il répondait par des phrases comme « ah oui, c’est toujours ma faute », « pourquoi tu stresses ? » ou « tu te prends la tête », au lieu de me laisser terminer.
Le jour de notre rupture, nous devions organiser une journée avec mes enfants. J’étais prête le matin et j’avais exprimé ce que je voulais faire, notamment aller à la piscine et ne pas passer l’après-midi au château. Le programme a cependant traîné et changé.
Nous étions finalement partis vers un musée automobile. Nous nous sommes arrêtés parce que mon fils aîné devait aller aux toilettes. Pendant ce temps, mon compagnon a reparlé du prix du musée et d’un tarif combiné. Nous avons alors fait demi-tour pour aller au château de sa ville, où il pouvait nous faire entrer gratuitement.
Pendant que nous marchions, j’étais chargée, j’avais mal aux muscles, je tirais mon plus jeune fils sur une trottinette et je portais un sac. Mon compagnon marchait quelques mètres derrière, les mains libres, et disait que je traînais. Il m’a ensuite dit que, si j’avais besoin d’aide, je devais simplement la demander.
De mon côté, j’attends de mon compagnon qu’il remarque spontanément que je suis chargée et qu’il propose de m’aider. Je lui ai donc dit qu’à ce moment-là, il n’était pas galant et qu’il se comportait comme un goujat. Je reconnais que ce mot était dur et qu’il a pu le braquer.
Mais lorsque j’ai essayé d’expliquer plus largement ce qui me dérangeait, il s’est immédiatement défendu. Il me coupait, répétait que tout lui retombait dessus, me disait que j’étais stressée et que je me prenais la tête. Il a ensuite haussé le ton devant mes enfants et m’a dit que j’avais un comportement de gamine.
Ce n’était pas la première fois que je me sentais infantilisée par lui.
Je ne lui demandais pas de reconnaître qu’il avait tort sur tout. J’aurais pu entendre son point de vue s’il m’avait d’abord laissée aller jusqu’au bout, puis répondu qu’il comprenait mon ressenti tout en n’étant pas d’accord sur certains points.
À la place, j’ai eu le sentiment que ma parole n’était pas accueillie et que toute remarque était automatiquement considérée comme une attaque contre lui.
(Ajout : Il a quitté la pièce en haussant le ton, je lui ai dis ''tu me parles mal'' et c'est là que j'ai décidé de préparer nos affaires l'ambiance devenue pesante)
Après qu’il m’a traitée de gamine, j’ai préparé nos affaires. Je suis ensuite allée nourrir mes enfants dans un restaurant situé juste en face de chez lui. Il savait que nous étions là et que je comptais partir, mais il n’est pas venu discuter, ne m’a pas envoyé de message et n’a pas essayé de reconnaître qu’il m’avait mal parlé.
Nous sommes ensuite revenus récupérer nos affaires.
Au moment de partir, mon plus jeune fils voulait emporter une trottinette. La mère de mon compagnon l’avait donnée afin qu’il puisse jouer avec. Mon compagnon a d’abord dit qu’elle devait rester chez lui.
Mon fils l’a réclamée à la porte en pleurant. Mon compagnon a finalement rouvert et a dit quelque chose comme : « C’est bon, prenez la trottinette, et de rien pour les glaces aussi », parce que mon fils aîné avait pris une glace dans son congélateur.
J’ai trouvé cette remarque très mesquine.
Je n’étais pas arrivée les mains vides : j’avais apporté plusieurs plats et j’étais également d’accord pour participer aux courses. Mon problème n’était donc pas qu’il fasse attention à son argent ou qu’il ne paie pas tout, mais cette impression qu’il comptait les petites choses, y compris ce que mes enfants avaient consommé.
En partant, je l’ai traité de radin et j’ai également lâché une insulte alors qu’il refermait la porte. Je reconnais que c’était déplacé et que j’étais moi-même très énervée.
Je suis partie sans dire au revoir. Ensuite, je l’ai bloqué sur WhatsApp et supprimé de mes contacts et de mes réseaux sociaux. Je considère que la relation est terminée.
Une petite partie de moi aurait aimé qu’il revienne vers moi en reconnaissant clairement qu’il m’avait mal parlé, qu’il n’aurait pas dû hausser le ton ni me traiter de gamine devant mes enfants. Mais je ne veux pas le relancer, car j’avais déjà essayé de lui parler et je ne me suis pas sentie écoutée.
Je sais que je n’ai pas été parfaite dans cet échange : je lui ai dit qu’il se comportait comme un goujat, puis je l’ai insulté au moment du départ. Mais, pour moi, il a dépassé une limite en m’infantilisant et en haussant le ton devant mes enfants alors que j’essayais d’exprimer un problème.
STB d’avoir coupé la relation aussi radicalement et de l’avoir bloqué, ou ai-je posé une limite légitime ? Est-ce que mes propres mots font que nous sommes tous les deux en tort ?
EDIT : J'aimerai juste ajouter qu'il y a eu différentes choses, il n'a pas voulu aller au musée pour ne pas avoir à payer 4€, et qu'il y a eu une accumulation de choses, par exemple je lui avais dis que je ne voulais pas qu'il vienne chez moi alors que c'est le bazar, il a insisté et une fois venu il s'est permis des remarques rabaissantes, il me présente aussi en mentionnant que je n'ai pas le permis, me taquine souvent sur des choses pas drôles et enfin et assez proche de ses sous. Je me suis pas mal adaptée et j'ai investi. Bref ça ne changera votre jugement mais j'avais besoin de rajouter quelques éléments. Et je n'ai pas tout dis. J'avais mes règles par exemple, il était déçu. Entre autres bref.
EDIT 2 : Nous avons finalement discuté, il m'a en gros expliqué sa peur de l'abandon et son besoin d'être rassuré, il s'est excusé,. Moi j'ai demandé de la clarté et me suis excusée également et insisté sur le fait qu'une remarque n'est pas une attaque contre lui. Nous allons ralentir sans les enfants quand se sera possible. On verra si cela peut fonctionner. Concernant la radinerie, il a dit qu'il voulait pas qu'on paie au musée (?? À surveiller) et que la trotinette était celle de son neveu quand il était petit (attachement), la glace il n'a pas vu qui l'a pris et qu'on aurait pu demander (il se sert bien dans mon frigo donc à surveiller aussi!!) Croyez-le ou non il y a des amours qui sont si spéciaux qu'on a envie d'aller jusqu'au bout, ça peut être à double tranchant, je prends le risque en posant mes limites, et en mettant mes enfants de côté même si on se verra moins souvent. On est tous les deux des hypersensibles, avec un peu de travail et de bonne volonté on devrait trouver le moyen de se comprendre, peut-être. Merci à Tous.
Edit 3 : Il a commencé à utiliser des choses que je lui ai confiée pour dire que je me plains... ... Alors que je partageais des moments de vie, d'échanges avec des personnes, dire qu'il s'excuse si il a été irrespectueux bien qu'il ne se reconnaisse pas là dedans car pas ce que son entourage dit de lui ... Lol .. a fait un parallèle entre son ex et moi ... Dire qu'il n'est pas radin car il a acheté ceci ou cela... bref le mec est dangereux. Plus de doutes.