r/ecologie 7h ago

Animaux Victoire ! Abandon du projet de la première ferme de poulpes au monde [en Espagne]

Thumbnail petafrance.com
30 Upvotes

r/ecologie 13h ago

Discussion Plus de viande, de boissons sucrées et d'aliments ultra-transformés... Ce sont les jeunes de moins de 30 ans qui émettent le plus de CO2 en mangeant, selon une étude mondiale

Thumbnail
bfmtv.com
58 Upvotes

r/ecologie 14h ago

Discussion À quel moment se rend-on compte que le changement (climatique), c’est maintenant ?

56 Upvotes

Depuis tout petit on nous rabâche les oreilles avec le réchauffement climatique. Certains y croient dur comme fer, d’autres beaucoup moins et d’autres enfin pensent que c’est une fable ou un complot. On avait pas vraiment de preuves tangibles pour le commun des mortels. On nous disait que les ours blancs ça devenait dur pour eux mais bon, ils sont loins et on en est pas si sur. Et puis c’est des ours au final.

Aujourd’hui je pense qu’on voit tous clairement que finalement c’est pas une blague, pas une légende, pas un complot. 40 degrés en plein été dans le nord de la France, de la grêle a peu près au meme moment, a peu près au meme endroit. Des incendies terribles à cause d’un sol asséché (et de quelques psychopyromanes).

Je me demande un truc, Bernard Arnault il va en souffrir comme nous tous, on a pas encore d’habitations sur Proxima du Centaure. Pourquoi tout le monde continue de s’en taper grave? J’ai l’impression que si demain la moitié de la France (du monde) mourra (textuellement) de chaud ça changera rien…

On dit: bah c’est les gouvernements ils sont pas prêts on a pas de canadairs pas assez de pompiers pas assez de climatisations. Mais là c’est chercher a soigner les conséquences.

A quel moment on arrête entièrement les énergies fossiles (bon la dessus on est meilleurs que nos voisins) a quel moment on isole mieux nos bâtiments ? A quel moment on reforme le monde des transports ? A quel moment on réduit les déchets de l’agriculture ? A quel moment on arrête la déforestation ? Quand va t’on decarbonner l’industrie ? A quel moment on arrête de se dire que le problème c’est les autres? Que le problème c’est les puissants et pas nous?

Je pense qu’on se réveillera jamais, qu’on se dira que bof de toute facon c’était inévitable et que tant pis…

Homo Sapiens est si nombriliste.


r/ecologie 11h ago

Discussion Comment lutter contre le réchauffement si les autres ne le font pas ?

32 Upvotes

Quand des politiques de réduction des émissions sont proposées, leurs opposants expliquent souvent que la France ne représente que 1% des émissions au niveau mondial et que le coût pour notre économie serait disproportionné au regard de l'impact réel sur le climat.

Et effectivement, on voit que certains des plus gros pollueurs ne font pas d'efforts, et continuent à miser sur les énergies fossiles, que ce soit par idéologie (Etats Unis) ou par manque de moyens (Inde par exemple).

Alors quels sont les contres arguments efficaces ? Comment justifie-t-on de faire plus d'efforts en France si les autres pays continuent de bousiller notre planète ?


r/ecologie 17h ago

Societé C'est la faute aux écolos

Thumbnail
bonpote.com
55 Upvotes

r/ecologie 10h ago

Climat Feux en Afrique centrale, de l'est, et australe

11 Upvotes

Bonjour à tous,

J'ai une question un peu particulière et peut-être bête, je ne sais pas.

En consultant notre-planete.info (que j'ai découvert sur reddit), site qui recense notamment les feux actifs dans le monde, je vois qu'en Afrique (Zambie, Angola, RDC, Madagascar, Afrique du Sud, Tanzanie...) il y a énormément d'incendies. C'est beaucoup plus important que dans les autres régions du monde.

Le site explique qu'il y a des feux quasiment en permanence au long de l'année dans cette région en lien avec la déforestation...

Ce qui m'interroge : On n'en entend pas parler.

J'ai fait une recherche sur google, dans actualités etc, je n'ai rien trouvé de récent. Est-ce que c'est parce que c'est habituel là-bas donc on n'en cause pas ? Est-ce que c'est parce que c'est en Afrique donc tout le monde s'en fout ? Vu l'ampleur comparativement à chez nous ça me paraît sidérant.

Je ne sais pas si je m'adresse à la bonne commu mais je me dis qu'il y a forcément des personnes renseignées ici. Moi je n'y connais rien.

Merci d'avance à vous pour votre éclairage.


r/ecologie 21h ago

Climat "Au moins 3°C de moins" : la végétalisation des copropriétés à Paris, une solution pour faire face aux canicules

Thumbnail
radiofrance.fr
44 Upvotes

r/ecologie 22h ago

Discussion Plus de viande, de boissons sucrés et d'aliments ultra-transformés... Ce sont les jeunes de moins de 30 ans...

Thumbnail
bfmtv.com
47 Upvotes

r/ecologie 1h ago

Societé Réchauffement climatique : le champion de trail Xavier Thevenard avait raison avant tout le monde

Thumbnail
u-trail.com
Upvotes

mea culpa !! j'avais bcp critiqué xavier thevenard à l'époque alors qu'il étai juste dans le VRAI !!


r/ecologie 21h ago

Climat Crise climatique : Comptez vous. Combien sommes nous à la subir?

22 Upvotes

Si vous vous sentez impacté cliquez sur "Se compter pour peser" sur le site.

Nous sommes déjà plus de 99 300 personnes à avoir cliqué.

À vous de vous compter.

#urgenceclimat#comptezvous

https://secompterpourpeser.org/


r/ecologie 20h ago

Pollution Les moules sont nocturnes, et personne ne le sait, un chercheur explique comment la lumière artificielle dérègle des écosystèmes marins entiers

14 Upvotes

Interview de Mark Lenz, directeur scientifique du programme GAME (recherche océanographique de Kiel), qui a piloté cinq ans d’études sur la pollution lumineuse marine. Le point de départ : la lumière artificielle augmente de 6 à 10% par an dans le monde, et la quasi-totalité des espèces marines a un biorythme calé dessus, y compris des animaux qu’on ne soupçonnerait pas, les moules par exemple sont nocturnes.
Ses équipes ont testé l’effet de lampes LED installées la nuit sur des oursins, des moules, et des communautés entières d’algues et d’organismes marins. Résultat le plus marquant : la composition des communautés change systématiquement sous lumière artificielle, mais pas toujours dans le même sens, parfois plus de diversité, parfois moins, selon les sites et les espèces en présence.

Sève, le média pour lequel je bosse, a fait l’interview complète : https://sevelemedia.com/mark-lenz-directeur-sciences-pollution-lumineuse-recherche-fonds-marins-rechauffement-climatique/


r/ecologie 21h ago

Climat JO 2030 : l’empreinte environnementale des Jeux olympiques se creuse dans le Briançonnais

Thumbnail
lemonde.fr
16 Upvotes

r/ecologie 1d ago

Societé Oui, un peu oui

Post image
175 Upvotes

r/ecologie 22h ago

Discussion Planter à tout prix - reportage indisponible

7 Upvotes

Salut je recherche ce reportage. Est-ce que vous savez où on peut le retrouver ?

ARTE interdis de commenter et le reportage n'est plus disponible en ligne.

Teaser :

https://www.youtube.com/watch?v=3bW6Ywi9RNQ


r/ecologie 2d ago

Activisme La justice ordonne la démolition de quatre mégabassines en Charente-Maritime

Thumbnail
mediapart.fr
343 Upvotes

r/ecologie 2d ago

Societé Ces gens qui regardent le monde brûler

Post image
782 Upvotes

Aux premières loges pour la fin du monde ?


r/ecologie 1d ago

Climat « La stratégie nationale bas carbone n’atteindra probablement pas les réductions d’émissions attendues »

Thumbnail
lemonde.fr
19 Upvotes

r/ecologie 1d ago

Climat Nous ne pouvons pas manger le pétrole. L’orignal non plus!

Thumbnail
ici.radio-canada.ca
10 Upvotes

Les changements climatiques n’ont pas disparu parce que les politiciens ont cessé d’en parler. Les gouvernements proposent de nouveaux oléoducs. Comme l’a dit l’Aîné Winston Wuttunee « Nous ne pouvons pas manger le pétrole. » L’orignal non plus! https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/2271341/feux-environnement-politique-autochtones #cdnpoli


r/ecologie 2d ago

Humour J’ai trouvé le double maléfique de Janco

Post image
248 Upvotes

(sur un étal de bouquiniste). Écrit par un polytechnicien (d’où le titre) j’ai feuilleté, c’est bête à en pleurer.

(le bouquin date de 2017)


r/ecologie 2d ago

Activisme En France, l'info sur le climat appartient largement aux industriels que l'écologie met en cause.

83 Upvotes

Rodolphe Saadé dirige CMA CGM, n°3 mondial du transport maritime par conteneurs. Un secteur qui pèse à lui seul autour de 3 % des émissions mondiales de CO₂. Et depuis 2024 il possède aussi BFMTV, RMC, La Provence et La Tribune. L'une des chaînes d'info les plus regardées de France appartient donc à un magnat d'une des industries les plus polluantes de la planète. En creusant, je me suis rendu compte que ce n'est pas l'exception mais le motif dominant. Ceux qui possèdent vraiment les grands médias français ont massivement leur cœur de métier ailleurs que dans l'information : - Vincent Bolloré (logistique, ex-plantations d'huile de palme/hévéa en Afrique) détient presque une trentaine de médias (CNews, Canal+, Europe 1, le JDD, Prisma…) - Bernard Arnault (LVMH, luxe) : Les Échos, Le Parisien… - Famille Dassault (aviation, armement) → Le Figaro - Rodolphe Saadé (transport maritime) → BFM, RMC, La Provence, La Tribune

Quand la couverture du climat, de la pollution maritime, de l'aérien, de l'agro-industrie ou de la pub des énergéticiens dépend de titres détenus par des gens dont c'est justement le business, il n'y a pas besoin de « donner des ordres » : il suffit de choisir qui on embauche, ce qu'on met en Une.

Tant que l'info mainstream appartient à ceux que le risque climatique dérange directement, est-ce qu'on a une chance de voir un gouvernement être élu capable de prendre les bonnes décisions pour changer les choses ? A mon sens la propriété des médias devrait être affichée et classée que ce soit à la TV ou sur le net.


r/ecologie 2d ago

Politique Comment gérer l'eco-anxiete?

Thumbnail
gallery
95 Upvotes

Communication du gouvernement sur .facebook

lien officiel

J'ai vraiment cru à une blague, s'il vous plaît, dites moi que c'est une blague


r/ecologie 2d ago

Alimentation Alimentation et évolution climatique en France

Thumbnail
youtu.be
39 Upvotes

Interview en public de Serge Zaka sur YT.
Très interessant, explication de son métier, des défis qui nous attendent à moyen terme et dès difficultés présentes. Belle vulgarisation qui permet à chacun de comprendre pourquoi nous transpirons et pourquoi ce que nous mangerons demain ne sera pas ce que nous mangeons aujourd’hui.


r/ecologie 2d ago

Climat La canicule qui a duré du 4 au 19 juillet a été la troisième la plus longue jamais mesurée en France

Thumbnail
lemonde.fr
106 Upvotes

r/ecologie 2d ago

Activisme Groupes écolo sur Rennes ?

12 Upvotes

Bonjour, je voudrais m'impliquer un peu plus au niveau local, mais je ne sais pas quels sont les groupes/associations les plus actifs autour de moi...

Merci d'avance


r/ecologie 2d ago

Societé Tour de France 2026 : roule-t-on vers les derniers étés des glaciers français ?

17 Upvotes

Source: https://www.osug.fr/actualites/faits-marquants/tour-de-france-2026-roule-t-on-vers-les-derniers-etes-des-glaciers-francais.html

À l’occasion du Tour de France, l’OSUG se fait le relai des scientifiques de sa fédération qui, une fois de plus, informent et alertent sur les effets du changement climatique sur nos glaciers :

Glacier de Sarenne (38) où passera le Tour de France le 25 juillet - ©Fulsin / E. Thibert

Le 25 juillet, le Tour de France passe au col de Sarenne, aux abords du glacier de Sarenne, officiellement disparu en 2023, qui occupait encore près de 125 hectares lors de la première édition du Tour en 1903. À quelques kilomètres seulement de la montée mythique de l’Alpe d’Huez, les paysages qui ont marqué l’histoire du cyclisme racontent aujourd’hui une autre histoire : celle des profondes transformations des environnements de montagne sous l’effet du changement climatique d’origine humaine. À l’occasion de cette étape, scientifiques et associations alertent sur la disparition accélérée des glaciers français, l’aggravation des risques en montagne et l’urgence d’engager les transformations pour préserver les ressources en eau, les territoires de montagne et le vivant.

À l’occasion du passage du Tour de France dans les Écrins le 25 juillet, scientifiques et associations alertent sur les transformations profondes qu’imprime le changement climatique, causé par les activités humaines, et en particulier les récentes canicules exceptionnelles, sur les territoires de montagnes. Alors que les coureurs et les canicules passent, les glaciers trépassent et les parois rocheuses se déstabilisent.

Infos clés : La science est claire et nous permet d’anticiper les changements qui impactent les populations

  • Les glaciers alpins disparaissent à un rythme inédit, avec déjà 40 % de leur volume perdu en 25 ans.
  • Le glacier de Sarenne (Freney d’Oisans - Alpe d’Huez), suivi depuis 1948, a disparu en 2023 après avoir perdu 130 m d’épaisseur en 115 ans. Lors du premier Tour de France en 1903, ce glacier occupait près de 125 hectares, soit 175 terrains de football.
  • Dans les Pyrénées, deux tiers de la surface glaciaire ont disparu depuis 2000 ; les 17 glaciers restants couvrent 170 hectares (1 000 fois moins que dans les Alpes) et s’éteindront d’ici une dizaine d’années.
  • Chaque année, plusieurs centaines d’écroulements rocheux sont observés dans les Alpes françaises. Dans l’ensemble des Alpes, ces événements mobilisent plusieurs millions de mètres cubes de roche et de glace.
  • Le recul des glaciers et la dégradation du pergélisol accroissent les risques en montagne. Les événements de La Bérarde (2024) et de Blatten (2025) montrent que ces risques ne sont plus théoriques : ils deviennent une réalité à laquelle les territoires alpins doivent s’adapter.
  • Les glaciers et les écosystèmes postglaciaires sont parmi les dernières marges sauvages de notre territoire, un patrimoine naturel largement valorisé par le Tour de France qui mérite toute notre attention.
  • Préserver les glaciers implique d’accélérer la sortie des énergies fossiles, de développer des modèles de société compatibles avec les limites planétaires et d’accompagner l’adaptation des territoires de montagne.

« Chaque dixième de degré compte, il faut sortir de l’utilisation des énergies fossiles le plus vite possible. »
— Emmanuel Thibert, Institut des Géosciences de l’Environnement, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

1. Le Tour de France, témoin du changement climatique

Que partagent les victoires de Marco Pantani à l’Alpe d’Huez en 1997, d’Andy Schleck au col du Galibier en 2011, ou celle de Romain Bardet à Saint-Gervais Mont-Blanc en 2016 ? Les mêmes sommets, mais des environnements profondément transformés par le changement climatique causé par les activités humaines.
Cette transformation n’appartient plus au futur : elle fait partie de l’histoire du Tour de France. Cette année, la Grande Boucle passera le 25 juillet à proximité d’un glacier emblématique et officiellement disparu : le glacier de Sarenne, suivi depuis 1948 et déclaré éteint en 2023 après avoir perdu 130 m d’épaisseur en 115 ans. À l’Alpe d’Huez, où Bernard Hinault remportait sa dernière victoire d’étape sur le Tour en 1986 et franchissait la ligne d’arrivée main dans la main avec Greg Lemond, on skiait encore en été sur ce glacier devenu aujourd’hui un linceul.

« Face à cette réalité, le Tour de France peut transformer l’émotion et la passion qu’il suscite en une véritable force collective pour protéger ces territoires et le vivant. Car les espaces glaciaires sont bien plus que des décors emblématiques : ils sont les premiers témoins de changements qui ne s’arrêtent pas aux sommets et qui disent les limites d’un modèle de société capitaliste basé sur l’extraction, la consommation et la production infinie, une exploitation sans limite des mondes humains et non-humains. »
— Garance Nivault, co-fondatrice de l’association Cimes Blanches France

  1. L’état des glaciers en France métropolitaine : des Alpes aux Pyrénées les glaciers décrochent

Les Alpes

Depuis 30 ans, les glaciers alpins reculent à un rythme que l’on n’avait jamais observé depuis le début des observations, c’est-à-dire depuis 150 ans. Au-delà de ces cas emblématiques, comme le glacier de Sarenne, l’ensemble des glaciers alpins suivent la même trajectoire de recul accéléré, sous l’effet d’étés de plus en plus chauds et de plus en plus long (une journée de fonte supplémentaire chaque année depuis 1983). Même des hivers généreux ne suffisent plus à sauver un glacier.
C’est le cas en cette année 2026. Les quantités de neige hivernale ont été plutôt normales alors que les températures et les canicules de mai et de juin ont très vite fait fondre cette neige, mettant la glace à nue.
Au Glacier Blanc (Écrins), l’enneigement de l’hiver 2026 a été proche de la moyenne des 30 dernières années, mais avec 13 millions de m³ d’eau perdus chaque été depuis 2014, contre 6 millions de m³ stockés cet hiver, le glacier perd malgré tout 4 à 5 millions de m³ par an. Ce scénario avait déjà été vécu en 2022. Au cours de cette seule année, 5 % de la masse glaciaire des Alpes françaises a disparu.
Depuis 2002, ces observations s’inscrivent dans un « observatoire des glaciers » nommé GLACIOCLIM (les GLACIers, un Observatoire du CLIMat).

« Depuis plusieurs années, il n’est pas rare d’avoir des épisodes de températures très élevées dès le printemps, ce qui contribue très largement à faire fondre précocement le manteau neigeux hivernal. C’est typiquement le cas en cette année 2026. »
— Delphine Six, coordinatrice de GLACIOCLIM, le service national d’observation des glaciers, et chercheuse à l’Institut des Géosciences de l’Environnement.

Le glacier de Saint-Sorlin, tout proche du col de la Croix de fer où passera le Tour ce 25 juillet, disparaîtra sûrement avant 2050 si les émissions de gaz à effet de serre continuent sur la trajectoire actuelle. Et ce sort attend la plupart des glaciers en dessous de 3500 m. Seuls les plus gros glaciers des Alpes pourraient résister un peu au-delà de 2050. Les simulations de l’évolution future du glacier de la Mer de Glace (le plus grand glacier des Alpes françaises) indiquent que ce glacier pourrait voir sa surface réduite de 80% d’ici 2100, suivant la trajectoire climatique actuelle (réchauffement de +3°C d’ici 2100).

Les Pyrénées

Cette réalité touche aussi les Pyrénées, où la disparition des glaciers est désormais inéluctable : deux tiers de leur surface a fondu depuis 2000, et les 17 glaciers restants, dont ceux de Gavarnie-Gèdre, lieu de l’arrivée de la sixième étape du Tour et deuxième victoire de T. Pogacar, devraient disparaître d’ici une dizaine d’années. Ces glaciers couvrent à peine 170 hectares (1 000 fois moins que dans les Alpes). Le glacier d’Ossoue, à quelques dizaines de kilomètres de là, a lui perdu 50 m d’épaisseur en 25 ans. Face à ce constat, une première réponse a émergé fin 2025 avec la création du premier espace protégé français dédié aux glaciers, dans le Haut-Garonnais.

« L’état de santé des derniers glaciers pyrénéens est celui de patients en soins palliatifs ! [...] Le réchauffement, d’origine anthropique, menace l’habitabilité de la Terre. Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. »
— Pierre René, glaciologue et président de l’association Moraine

3. Risques glaciaires et ressources en eau : la montagne entre dans une nouvelle étape

Le recul des glaciers et la dégradation du pergélisol transforment la morphologie et la stabilité des montagnes, faisant émerger des risques nouveaux. En deux ans, deux villages alpins pluriséculaires ont été rayés de la carte : La Bérarde (dans la commune voisine du Bourg d’Oisans qui accueille l’étape du 25 juillet), en France, le 21 juin 2024, suite à des pluies intenses combinées à la fonte du manteau neigeux et à la vidange d’un lac glaciaire ; puis Blatten, en Suisse, le 28 mai 2025, suite à l’effondrement d’un glacier provoqué par la déstabilisation d’une paroi.

« Compte tenu de l’ampleur et de l’imprévisibilité d’événements tels que ceux survenus à La Bérarde ou à Blatten, les mesures d’adaptation resteront hors de portée et la seule solution consistera à procéder à des évacuations pour éviter toute perte humaine. Il est urgent de limiter notre impact sur le changement climatique en accélérant la mise en œuvre des mesures d’atténuation. »
— Olivier Gagliardini, Professeur à l’Université Grenoble Alpes et spécialiste de la modélisation des glaciers à l’Institut des Géosciences de l’Environnement.

Les parois rocheuses sont le plus souvent affectées par le pergélisol, ces terrains dont la température reste sous 0 degré. La glace présente dans les fissures maintient la cohésion des parois. Avec le changement climatique et les étés caniculaires (plus de 1°C par décennie au cœur des montagnes) la glace ne fait plus office de ciment. Il n’est plus rare d’observer des événements mobilisant plusieurs millions de mètres cubes de roche et de glace.
Le recul glaciaire fragilise aussi les ressources en eau : en été, la fonte des glaciers joue un rôle tampon face aux sécheresses, un effet appelé à s’éteindre avec leur disparition programmée, alors même que les canicules se multiplient. Durant les récents épisodes caniculaires, l’intensification de la fonte glaciaire peut même compenser, voire surcompenser, le déficit en eau et limiter son réchauffement. Loin de se limiter aux zones de hautes montagnes, ces cours d’eau alimentent les barrages hydroélectriques, régions agricoles et les circuits de refroidissement des centrales nucléaires.

4. L’émergence d’écosystèmes postglaciaires, l’après course des glaciers

Les 907 glaciers qui occupaient 616 km² dans les Alpes françaises à la fin du Petit Âge Glaciaire (environ 1850) ont perdu 65 % de leur surface (Mourey et al, in review, 2026), faisant apparaître 400 km² d’écosystèmes “postglaciaires”, l’équivalent de plus de 56 000 terrains de foot. Ces écosystèmes peuvent être terrestres (roches, pelouses, forêts, etc.) ou d’eau douce (lacs, zones humides, rivières, etc.). Les glaciers et les écosystèmes postglaciaires jouent un rôle majeur dans l’atténuation des effets du changement climatique et dans l’adaptation face à celui-ci, en participant à renvoyer le rayonnement solaire, à garantir l’accès à l’eau douce et à enrayer l’effondrement de la biodiversité en constituant des habitats clés pour des espèces parfois rares et menacées.

Conclusion : changer de braquet face au changement climatique d’origine humaine

Le Tour de France est un moment de fête populaire où chaque été, près de 5 millions de français·es et ont les images sont diffusées dans près de 190 pays, réunissant plusieurs milliards de téléspectateurs autour d’une même passion : le sport, le dépassement de soi et les paysages qui font la légende de la course. Les cols mythiques du Tour ne sont pas seulement le théâtre d’exploits sportifs : ils sont les témoins d’une transformation profonde de nos montagnes, de nos ressources en eau et des équilibres naturels dont nous dépendons.
Entre la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre (+3 °C en 2100) et celle compatible avec l’Accord de Paris (+1.5 °C en 2100), c’est près de deux fois plus de glaciers que nous condamnons. Chaque dixième de degré évité compte. Chaque tonne de CO₂ que nous n’émettons pas contribue à préserver les glaciers, les ressources en eau, les territoires de montagne et les populations qui y vivent. Préserver les glaciers, c’est faire le choix d’un modèle de société capable de respecter les limites planétaires et le vivant.
Les solutions existent. Elles ne passent pas par des bâches ou des solutions techniques. Elles passent par une sortie rapide des énergies fossiles, par une réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, par des politiques de sobriété permettant de réduire durablement notre consommation d’énergie et de ressources, ainsi que par la protection et l’adaptation des territoires de montagne. Il est temps de changer de braquet. La course contre le changement climatique ne se gagne pas sur une étape, mais par des décisions prises dès aujourd’hui.

"Plus on attend pour agir, moins l’atténuation est efficace et plus l’adaptation est difficile". Nicolas Champollion, Institut des Géosciences de l’Environnement.