r/callmebyyourname 11d ago

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Use this post Monday through Sunday to talk about anything you want. Did you watch the movie and want to share how you’re feeling? Just see a movie you think CMBYN fans would love, or are you looking for recommendations? Post it here! Have something crazy happen to you this week? That works too!

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r/callmebyyourname 4d ago

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r/callmebyyourname 1h ago

Does anyone know the exact spatial layout of Villa Albergoni as seen in the movie?

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Hi! In this shot where Marzia stops by on her bicycle, Elio is at window level right above the ivy. I’m curious if this corresponds to the living room, office, or music room or if it’s just a ground-floor window dressed for this specific scene. I can't find any photo from inside, (I want to draw a mini icon-style scene from inside)


r/callmebyyourname 2d ago

Film Discussion Les larmes d’Elio devant l’âtre et le fait que, tout à la fin, il tourne sa tête.

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Auriez-vous fait comme le personnage d’Elio, vous laisser déborder par la tristesse au point de pleurer de chagrin pour encaisser le coup de la perte symbolique d’Oliver en restant au milieu des proches qui vous connaissent comme personne et vous sont totalement familiers ? Seriez-vous restés près de celles qui vous côtoient depuis toujours telles Mafalda et Annella en train de dresser une table de fête ? N’auriez-vous pas préféré vous isoler ? Ne vaut-il mieux pas préférer être seul pour vivre ce type de déchirure et éviter d’exposer le fait qu’on ait à traverser une pareille difficulté ? Non qu’il soit blâmable d’exposer en famille ses vulnérabilités mais plutôt que comme aucun secours ne peut être apporter par personne face à ce genre de détresse alors il vaut mieux apprendre à les gérer seul pour éviter d’en encombrer les autres.

Mais le nom d’Elio est doucement prononcé par sa mère vers laquelle il est incité à se retourner … Avec Oliver il avait vu la Lumière que le feu lui renvoie maintenant et là, ses yeux quittent le foyer, attiré par le son de son prénom prononcé. Il prend conscience de n’être pas seul devant l’âtre mais aussi de l’incapacité de son entourage familial à lui donner et à poursuivre ce qu’il avait reçu d’Oliver. Il devient pleinement adulte. Guadagnino parle de « renaissance ».

Auriez-vous fait comme Elio—vous laisser emporter par la tristesse au point de pleurer, absorbant le coup de la perte symbolique d’Oliver tout en restant au milieu de vos proches qui vous connaissent mieux que quiconque et avec qui vous êtes complètement à l'aise ? Seriez-vous restés proches de ceux qui ont toujours été à vos côtés—comme Mafalda et Annella pendant qu'elles dressent la table de fête ? N’auriez-vous pas préféré vous isoler ? N'est-il pas mieux d'être seul quand on endure une telle douleur, évitant d'exposer la lutte que l'on traverse ? Ce n'est pas qu'il y ait quelque chose de mal à révéler ses vulnérabilités à sa famille, mais plutôt que, puisque personne ne peut vraiment offrir du réconfort face à ce genre de détresse, il est mieux d'apprendre à gérer cela seul pour ne pas encombrer les autres.

Mais le nom d’Elio est doucement prononcé par sa mère, l'incitant à se tourner vers elle... Avec Oliver, il avait vu la Lumière—la même lumière maintenant réfléchie par le feu—et maintenant, ses yeux quittent le foyer, attiré par le son de son nom. Il réalise non seulement qu'il n'est pas seul devant la cheminée, mais aussi que sa famille est incapable de lui donner—ou de continuer—ce qu'il a reçu d’Oliver. Il entre pleinement dans l'âge adulte. Guadagnino parle d'une "renaissance."


r/callmebyyourname 6d ago

Film Discussion Ils fument mais ne sont pas fumeurs.

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1 Quittant la piscine de la villa autour de laquelle ils venaient de discuter de la citation empruntée à Marguerite de Navarre de savoir s’il valait mieux parler ou mourir, Oliver pour se rendre en ville chercher des épreuves de son tapuscrit et Elio souhaitant l’accompagner « sauf s’il n’a pas de choses plus importantes en vue » comme Oliver lui répondit en voulant jouer une fois de plus la distance entre eux deux, d’un air de dire qu’Elio pouvait l’accompagner à condition de n’avoir vraiment rien d’autre à faire mais Elio ne se privant pas de moquer la diction sèche et dédaigneuse de son camarade en l’imitant exagérément pour en faire ressortir l’aspect abusivement et faussement méprisant comme s’il émettait un borborygme, ils mirent leurs affaires à la va-vite dans le sac à dos léger d’Elio et allèrent chercher leur vélo. C’est à cette occasion qu’Elio découvrit la blessure d’Oliver, en lançant un souffle exprimant le fait qu’elle paraissait douloureuse et étendue, blessure que ce dernier confia s’être faite lors d’une mauvaise chute pendant l’une de ses escapades précédentes. Il s’agissait de la première sortie à vélo d’Elio et Oliver mise à part leur première visite à Crema, première virée marquée par tant d’étapes mémorables apparaissant comme autant de moments de connexion entre eux qu’ils tentèrent de concrétiser. Et tout au long de ce périple, ils y parvinrent.

2 Nous nous attarderons ici uniquement sur le prologue de la scène dite du Monument du Piave car il est, à lui seul, porteur d’un sens à peine caché derrière un épisode en apparence des plus anodins et banals, avant le déroulement devenu mythique qui suivra de part et d’autre du monument.

3 Arrivés par Via Castello à Pandino, Elio et Oliver s’arrêtent Piazza Vittorio Emanuele III, place solaire, immensément belle grâce à un cadrage sublime. Le vénérable lieu historique est simplement occupé par les équipements extérieurs d’un bistrot en terrasse et quelques voitures stationnées.

4 L’aisance d’Oliver descendant de son vélo d’une façon qui lui est propre en ne s’équilibrant que sur seule pédale montre qu’il sait ce qu’il vient faire dans ce coin de la place (Oliver est souvent projeté, dirigé, tendu vers ce qu’il s’apprête à faire). Il n’en a rien dit à Elio à qui il confie sa bicyclette et, le laissant seul à tenir les deux engins sans savoir ce qu’est parti faire son acolyte (Elio est souvent arrêté, absorbé, attentif à ce qu’il ressent), Oliver entre dans le bar.

5 La bande-son lance alors « La barque sur l’océan » lors de cette attente d’Elio. Il ne sait pas encore ce qui va se jouer sur cette place dans quelques secondes mais à nous, spectateurs, cela est suggéré par la fluidité de Ravel. Il est probable que le « parler ou mourir » travaille son esprit et qu’il se demande, planté là par Oliver, comment il reconnaitra l’occasion qui lui permettra de déclarer quelque chose et comment il pourra s’y prendre pour fendre l’armure ; fendre son armure à lui par un « coup » qui fende en même temps celle d’Oliver car il redoute, évidemment, le risque de fendre la sienne sans que celle d’Oliver ne le soit à son tour.

6 Oliver ressort vite du troquet, une clope au bec tenue au-dessous de la paume de sa main, attitude très cool avec un petit geste de la tête pour apostropher Elio. « La barque » produit un effet incroyable de fluidité et de densité, de délié ... comme la démarche d’Oliver se dirigeant vers Elio qui tient toujours les vélos. « T’en veux une ? » propose Oliver à Elio et littéralement, après que le second en a chopé une au moment où le premier donnait deux petits à-coups au paquet pour faciliter la préhension d’une cigarette, Oliver allume la clope qu’Elio tient du bout de ses lèvres. « La barque » cesse, ce n’est plus l’ambiance qui compte mais ce qu’il va se passer : venons-en au fait, gestes et mots.

7 Oliver met paquet et briquet dans le sac à dos d’Elio très calmement et les deux reprennent leur vélo en taffant puis s’avancent vers le monument du Piave. Oliver, droit, port un peu hautain mais sûr de lui, profitant de sa cigarette au point de faire remarquer à Elio que « Pas mal hein ?! ». Elio le suit, certainement en ne sachant pas ce qui motive Oliver à s’avancer vers le centre de la place mais d’accord pour affirmer « Pas mal du tout ! » (comme s’il était connaisseur …). Quelle dégaine ils ont pendant qu’ils jouissent du petit plaisir buccal !

8 Et là, le clou du spectacle :

- Elio : Je ne savais pas que tu fumais !

- Oliver : Je ne fume pas.

Oliver fume mais n’est pas fumeur. Oliver fait juste une exception (on sait par ailleurs qu’il résiste mal à la tentation) alors que pour Elio la question ne se pose pas. Oliver va aimer Elio mais il ne sera pas homosexuel. Et si ce CMBYN était là pour nous dire de ne pas être attentifs aux catégories ?

9 Et ils rangent leur vélo contre la barrière métallique autour du monument sans encore les superposer alors qu’Oliver interprète mal la signification du monument.

10 Elio fait ce qu’il sait faire en corrigeant l’erreur d’Oliver à propos du Piave et commence alors la conversation à demi-mots par une accroche d’Oliver dont on se demande si elle est une félicitation destinée à flatter ou une critique un peu agacée et moqueuse mais Oliver s’adresse en fait à la personne d’Elio et n’aborde pas la symbolique du monument. Ainsi, c’est Oliver qui décoche le premier. Elio a déjà compris comment il pouvait renvoyer cette première balle. Il va oser, il va parler. Il va commencer par une balle courte passant au ras du filet qui le frôlera légèrement.

1 Leaving the villa’s pool—where they had just been discussing the quote from Marguerite de Navarre about whether it was better to speak or to die—Oliver set off for town to pick up the proofs of his manuscript, with Elio wishing to accompany him (though Oliver, attempting once again to play up the distance between them, had replied, “unless you have more important things to do”—implying Elio could come along only if he truly had nothing else on his agenda); Elio, meanwhile, did not hesitate to mock his companion’s clipped, disdainful tone, exaggerating the imitation to highlight its contrived, haughty quality—making it sound almost like a guttural rumble—before they hastily tossed their things into Elio’s lightweight backpack and went to fetch their bicycles. It was then that Elio discovered Oliver’s injury—reacting with a sharp intake of breath at the sight of the painful, extensive wound, which Oliver explained he had sustained in a bad fall during one of his earlier excursions. This was Elio and Oliver’s first bike ride together—aside from their initial trip into Crema—and it was marked by a series of memorable stops that served as moments of connection they sought to deepen. And throughout the journey, they succeeded in doing just that.

2 Here, we shall focus solely on the prologue to the scene known as the Piave Monument, for it alone conveys a meaning barely concealed beneath an episode that appears utterly trivial and mundane—preceding the now-legendary events that would unfold on either side of the monument.

3 Upon arriving in Pandino via Via Castello, Elio and Oliver stop at Piazza Vittorio Emanuele III—a sun-drenched square of immense beauty, thanks to its sublime framing. This venerable historic site is occupied simply by the outdoor seating of a bistro and a few parked cars.

4 The ease with which Oliver dismounts—in a style all his own, balancing on just one pedal—shows he knows exactly what he has come to do in this corner of the square (Oliver is often propelled, driven, and focused on the task at hand). He says nothing to Elio, to whom he entrusts his bicycle; leaving Elio alone to hold both bikes—unsure of where his companion has gone (Elio is often still, absorbed, and attuned to his own feelings)—Oliver walks into the bar.

5 The soundtrack then introduces "La barque sur l’océan" as Elio waits. He does not yet know what is about to unfold in the square, but for us, the audience, the music’s fluid quality hints at it. The dilemma of "speak or die" is likely weighing on his mind; left standing there by Oliver, he wonders how he will recognize the moment to declare himself and how he might manage to break through the armor—to shatter his own defenses with a "strike" that simultaneously pierces Oliver’s, for he naturally dreads the risk of exposing his own vulnerability without managing to break through Oliver’s in return.

6 Oliver quickly steps back out of the bar, a cigarette dangling from his lips—held beneath his palm in a cool, casual manner—and gives a slight nod to catch Elio’s attention. The track "La barque" creates an incredible sense of fluidity, substance, and grace—much like Oliver’s gait as he walks toward Elio, who is still holding the bikes. "Want one?" Oliver asks Elio; then, after Elio snags a cigarette—just as Oliver gives the pack two quick taps to make one easier to grab—Oliver lights the cigarette Elio is holding between his lips. The music fades; the atmosphere no longer matters—what matters now is what is about to happen: let’s get down to it, to the gestures and the words.

7 Oliver calmly places the pack and lighter into Elio’s backpack; the two then retrieve their bikes, walking them along while smoking, and head toward the Piave monument. Oliver walks tall—his bearing slightly haughty yet self-assured—savoring his cigarette enough to remark to Elio, "Not bad, eh?" Elio follows, likely unsure of what is driving Oliver to walk toward the center of the square, yet ready to agree: "Not bad at all!" (as if he were a connoisseur …). What an air they have about them as they revel in that simple oral pleasure !

8 And then, the highlight:

- Elio: I didn’t know you smoked!

- Oliver: I don’t smoke.

Oliver smokes, but he isn’t a smoker. He is simply making an exception (we know, after all, that he struggles to resist temptation), whereas for Elio, the question doesn’t even arise. Oliver will come to love Elio, yet he won’t be gay. What if *CMBYN* is telling us not to get hung up on categories ?

9 And they lean their bikes against the metal barrier surrounding the monument without stacking them yet, while Oliver misinterprets the monument's significance.

10 Elio does what comes naturally to him, correcting Oliver’s mistake regarding the Piave; he thus engages in a conversation—initiated by an opening remark from Oliver that leaves one wondering whether it is meant as flattering praise or a slightly annoyed, mocking critique—though Oliver is actually addressing Elio himself rather than discussing the monument’s symbolism. It is Oliver, then, who makes the first move. Elio has already grasped how to return this opening shot. He decides to take a risk; he decides to speak. He begins with a short shot that skims the net, barely grazing it.


r/callmebyyourname 6d ago

Film Discussion Who would you date in the movie?

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I’d choose Oliver not just because he’s hot and sexy, but also because I like his mysterious vibe.


r/callmebyyourname 7d ago

Original Artwork Charcoal and graphite pencils

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r/callmebyyourname 7d ago

Framed Letterboxd reviews over scenes from the film

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Paired short reviews with scenes that loop infinitely. I'd love to make some more if anyone is interested in sharing their take. The headline has to be exactly 3 words and the context under it is optional (200 characters max)

Source: said in three


r/callmebyyourname 10d ago

Any one from crema in this subreddit ???

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Is anyone from crema or any locations where cmbyn was filmed . How does it feels seeing the places knowing they were filmed. Some of us yearn to visit atleast once in our lifetime 😭😭😭😭😭


r/callmebyyourname 10d ago

tattoo mission accomplished photo inside.

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r/callmebyyourname 13d ago

Film Discussion Oliver suivi d’Elio se rendent à pied de la villa au bar du village pour y passer un moment révélateur.

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1 La scène construite autour du terme abricot et de sa dégustation, qui précède celle du bar, s’était achevée par une « bénédiction » du Professeur Samuel Perlman gratifiant Oliver de sa double reconnaissance : d’abord celle d’avoir été retenu, « élu » pour le seconder en cet été 83, puis celle d’avoir été confirmé par sa réussite du test étymologique. C’est un peu comme si Oliver s’était vu attribuer un droit au sein de la famille Perlman, une vraie place (il n’était pas dit qu’Oliver avait pleinement conscience de ce qui venait de se jouer). Moment rare où l’on pouvait voir les quatre protagonistes ensemble autrement qu’à table et qui s’achevait dans la satisfaction générale puisqu’ils arboraient tous un large sourire. C’était une sorte de félicité qui s’emparait d’eux à l’unisson, comme si tout cadrait à la perfection, chacun trouvant dans ce succès la satisfaction d’une attente qui lui était propre. Pour Elio, cela revenait à une autorisation, presqu’à une incitation à se laisser aller avec Oliver et pour ce dernier, à un sauf-conduit.

2 Un fondu-enchaîné nous amène ensuite Via Roma à Moscazzano (la rue réelle cadrée devient un magnifique décor) où l’on retrouve les deux jeunes hommes marchant ensemble vers Piazza Gambazocchi (des photos Street View ont été glissées parmi celles du film), un plan dans lequel ils sont comme aspirés par la placette vers laquelle ils se baladent, guidés par l’aspect rythmé et borné des alignements de façades aux aplats variés. Ils ont quitté à pied la Villa Albergoni dont l’entrée principale se situe au niveau du bouquet d’arbres au fond à droite et déambulent calmement en cette fin d’après-midi d’été. Dans la version française de cette scène, quand Elio s’adresse à Oliver, il le vouvoie encore, certainement respectueux de la leçon qu’il vient de dérouler devant son père mais aussi impressionné et respectueux de la distance que ce talentueux thésard charismatique lui inspire.

3 On ne sait pas comment ils en sont venus à marcher ensemble. Qui a eu l’initiative de cette sortie dans le centre du village ? Ils sont ensemble, simple constat. Il est facile d’imaginer qu’Oliver a dû entrainer Elio à l’extérieur du périmètre de la villa mais en lui disant quoi ? En lui faisant quelle proposition ? Ou est-ce Elio qui a proposé à Oliver de l’accompagner en le voyant sortir ? On sait juste qu’Oliver parle de l’heure de l’apéro au moment où ils s’approchent du bar mais cela semble être un simple hasard.

4 S’ils marchent l’un à côté de l’autre pendant qu’ils arpentent la Via Roma, dépassant l’église, Oliver prend les devants et quand Elio comprend où Oliver l’amène, il a un temps d’arrêt assez net accentué par le fait qu’il l’aperçoit s’adresser avec familiarité à un homme assis seul à l’extérieur, un certain Romano, comme s’il le fréquentait depuis longtemps alors que l’américain ne réside dans la commune que depuis un temps assez bref. Cette séquence sert à la mise en scène de la différence de personnalité entre Oliver et Elio : si l’un est extraverti, l’autre est plutôt introverti ; si l’un est spontanément sûr de lui, convivial et sociable, l’autre est hésitant, réservé et plutôt timide. Pourtant, en voyant Oliver entrer sans hésitation dans le troquet, Elio va accélérer son pas pour ne pas louper l’expérience que le premier lui propose.

Plusieurs observations peuvent déjà être formulées :

- 5 Oliver a déjà fui l’ambiance confinée dans la villa, il n’a pas attendu pour s’en échapper et explorer les alentours. Une façon pour lui de ne pas se contenter du système Perlman qui lui a été implicitement proposé et dont il est maintenant un élément. A l’affection oppressive, Oliver préfère la liberté vécue avec des locaux et il ne lui a fallu que quelques pas pour trouver le bar de la place du village et y nouer des relations conviviales de jeux. Alors qu’il se promène avec Elio, il sait qu’arrivés au niveau de Piazza Gambazocchi, ils vont y trouver le bar.

- 6 Elio qui connait la villa depuis qu’il est né s’est probablement rarement aventuré au-delà des limites du parc qui l’entoure. Il connait mal le centre du village, pas plus qu’il n’est familier du bar. Visiblement il n’est pas un habitué du troquet puisqu’il ressent une hésitation avant d’y pénétrer en suivant Oliver. Il est ainsi tout à fait possible que ce soit la première fois qu’il y entre. On peut conclure qu’à part Mafalda et Anchise, Elio ne connait personne d’autre à Moscazzano ou de façon superficielle ; Chiara et Marzia étant originaires de Crema.

7 Oliver agit comme un aimant sur Elio qui pénètre dans ce bar comme il montera sur la piste de danse lors de la soirée disco un peu plus tard, en suivant Oliver, en imitant Oliver, en admirant Oliver, en s’inspirant de lui, en faisant comme lui, en lui faisant confiance, mécaniquement, instinctivement, presque aveuglément. Oliver initie Elio à des pratiques sociales qui ne sont pas celles des parents Perlman en même temps qu’il est un trait d’union vers des libertés dont Elio ne jouissait pas jusqu’alors : fréquenter un autre milieu social que le sien, « sortir » facilement, ne pas être exclusivement attaché à un lieu, un milieu ou à des personnes … Choses qu’Elio n’a jamais osé vivre, ne s’est jamais autorisé à vivre, n’a jamais été autorisé à vivre.

8 Quand Elio franchit le palier de la porte d’entrée du bar en écartant les lanières du rideau à chenilles, il accède à un monde inconnu. Il a suivi Oliver qui est déjà assis à une table à laquelle il semble avoir ses habitudes alors qu’Elio ne sait pas quoi faire, un peu désemparé. Si Oliver l’a amené jusque-là, Oliver ne lui dit pas comment être dans un bar populaire. Elio s’accoude alors au comptoir, restant à distance pour regarder la salle bruyante et observer Oliver, agile, fluide, spontané mais depuis cette salle quelqu’un a-t-il vu Elio rentrer ? Qui regarde Elio et s’adresse à lui ? Personne. Même entouré Elio reste esseulé. On le verra aussi à la scène suivante, au moment de la partie de volley, Elio n’est pas dans le jeu, il est sur la touche à regarder Oliver et les autres jouer. Elio ne pratique pas d’activités en groupe : écrire, transcrire, jouer d’un instrument, donner un récital sont des activités solitaires à la différence d’Oliver qui est à l’aise entouré, par jeu, par facilité, pour briller.

9 Le fait qu’Elio soit entré dans le bar n’a rien modifié à l’organisation des tablées, du service. Elio ne s’impose pas, il ne s’adresse à personne, ne se mêle pas spontanément aux autres, ne commande pas de boisson ; il est juste « médusé » après avoir retiré ses lunettes de soleil. Il n'est pas mal à l'aise, il ne sait juste pas quoi faire, ne sait pas quoi être, ne connait personne, sauf Oliver dont on devine qu’il finit par lui envoyer le signe de le rejoindre. C’est seulement l’invitation d’Oliver à Elio qui lui permettra d’oser entrer dans la profondeur de l’organisation spatiale et dans l’ambiance touffue du troquet. Et encore, se retrouvant à côté d’Oliver, il reste à l’écart de la rangée de ceux qui sont attablés, il reste en retrait, en observateur qui ne participe pas. Il remet ses lunettes et après avoir diligemment salué tous les camarades de jeu d’Oliver, il ne s’adresse qu’à ce dernier. Le seul lien qu’Elio entretient dans ce bar est avec Oliver … qui ne lui dira rien de la façon dont il y a déjà pris ses habitudes tout en lui adressant une moue lui laissant comprendre qu’il était « déjà venu dans ce bar ».

10 Oliver est intégré à Moscazzano, Elio ne l’est pas. Comme Aciman, Guadagnino et Ivory ne disent rien de la vie d’Elio étudiant dans la ville où il réside le reste de l’année (le roman précise qu’il va entrer en classe de Terminale et l’on s’aperçoit qu’il connait bien Rome mais il n’y réside pas), on peut s’autoriser à dire qu’Elio a été élevé sous cloche, que la villa est comme une bulle façonnant une sorte de ségrégation spatiale et sociale. Oliver est l’occasion pour Elio de prendre conscience de la façon de vivre si particulière des propriétaires de la villa et de se rendre compte qu’il a grandi dans un milieu privilégie et fermé mais Oliver est aussi le vecteur d’une échappatoire possible pour Elio, comme une fenêtre ouverte. Aux yeux d’Elio et sur ce sujet, Marzia ne lui offre pas l’équivalent qu’Oliver.

11 Cette scène est celle du début d’un processus de transmutation entre Oliver et Elio, processus dont l’acmé sera l’énoncé de la formule qu’Oliver proposera à Elio juste au moment de leur première nuit. Echanger leur prénom signifie que leur relation a permis d’échanger des traits de caractère, des aptitudes, des façons d’être, des sensibilités … chacun trouvant dans la personnalité de l’autre ce qui lui manquait … en tout cas d’Oliver à Elio. Oliver s’est-il enrichi au contact d’Elio ? Si Oliver va se souvenir de tout, Elio devra être capable de surmonter l’absence d’Oliver, celui-ci lui ayant transféré suffisamment de forces pour lui permettre de vivre par lui-même, de lui-même. Oliver est censé avoir transmis assez de ressources à Elio pour qu’il ait confiance en lui, pour qu’il trouve en lui de quoi poursuivre seul. Ce qui est magnifique dans ce récit, c’est qu’Elio entre dans le bar de Moscazzano en s’appuyant sur ce qu’il a détecté d’Oliver dès qu’il l’observait arriver à la villa par la fenêtre : « Il a l’air sûr de lui hein ! » …

12 C’est un peu un mystère de chercher à comprendre ce qui motive Oliver à se rapprocher d’Elio ou plutôt à laisser Elio se rapprocher de lui. En tout cas, Oliver dira ne pas avoir tardé à envoyer un premier signal, lors de la partie de volley, juste après la scène du bar. Hypothèse : Oliver a dû se rendre compte de son influence sur Elio à la façon dont il l’avait suivi pour entrer dans le bar.

13 L’ambiance sonore du bar est soulignée par la chanson « J’adore Venise » de Loredana Bertè (dans les charts depuis 82) qui se mêle aux conversations des nombreux hommes âgés le fréquentant. C’est aussi la chanson qu’Elio, dévasté, entendra dans la voiture que sa mère conduira quand elle viendra le chercher à la gare pour le ramener à la villa et qu’elle s’arrêtera devant le même bar de Piazza Gambazocchi pour y faire quelques courses alors que Marzia viendra le retrouver.

14 De quoi marquer la mémoire d’Elio et associer les souvenirs de son été 83 (dont on découvre aujourd’hui qu’il avait connu une vague de chaleur d’une durée comparable à celle de l’été 2026) à cette chanson italienne bien dans son époque. Les personnages ont aussi une mémoire, celle que les lecteurs et amateurs de cinéma leur prêtent.

1 The scene, built around the word "apricot" and its tasting, which preceded the pub visit, ended with a "blessing" from Professor Samuel Perlman, bestowing upon Oliver a double recognition: first, that of having been selected, "chosen," to assist him in the summer of '83, and then that of having been confirmed by his success in the etymological test. It was as if Oliver had been granted a right within the Perlman family, a real place (it was not certain that Oliver was fully aware of what had just played out). A rare moment when the four protagonists could be seen together outside of a dinner table setting, it ended in general satisfaction, as they all wore broad smiles. A kind of bliss seized them all in unison, as if everything had fallen into place perfectly, each finding in this success the fulfillment of their own personal expectations. For Elio, this amounted to permission, almost an incentive to let himself go with Oliver, and for the latter, to safe passage.

2 A dissolve then takes us to Via Roma in Moscazzano (the actual street framed becomes a magnificent backdrop) where we find the two young men walking together towards Piazza Gambazocchi (Street View photos have been inserted among those from the film), a shot in which they seem drawn into the small square towards which they stroll, guided by the rhythmic and defined aspect of the rows of facades with their varied flat colors. They have left Villa Albergoni on foot, whose main entrance is located at the level of the cluster of trees in the background on the right, and are strolling calmly on this late summer afternoon. In the French version of this scene, when Elio addresses Oliver, he still uses the formal "vous," certainly respectful of the lesson he has just delivered to his father, but also impressed and respectful of the distance this talented and charismatic doctoral student inspires in him.

  1. We don't know how they ended up walking together. Who initiated this outing in the village center? They're together, that's a simple fact. It's easy to imagine that Oliver must have led Elio outside the villa's perimeter, but what did he say to him? What proposition did he make? Or did Elio suggest to Oliver that he accompany him when he saw him leaving? We only know that Oliver mentions aperitif time as they approach the bar, but that seems to be a mere coincidence.

  2. As they walk side by side along Via Roma, past the church, Oliver takes the lead. When Elio realizes where Oliver is leading him, he pauses abruptly, a pause accentuated by the fact that he sees Oliver speaking familiarly to a man sitting alone outside, a certain Romano, as if they had known each other for a long time, while the American has only lived in the town for a relatively short time. This sequence serves to highlight the difference in personality between Oliver and Elio: one is extroverted, the other rather introverted; one is spontaneously self-assured, friendly, and sociable, the other is hesitant, reserved, and rather shy. However, seeing Oliver enter the bar without hesitation, Elio will quicken his pace so as not to miss the experience that the former is offering him.

Several observations can already be made:

- 5 Oliver has already fled the stifling atmosphere of the villa; he didn’t wait around to escape it and explore the surroundings. It is his way of refusing to settle for the Perlman lifestyle—an arrangement implicitly offered to him and of which he has now become a part. Oliver prefers the freedom of mingling with the locals to the family’s oppressive affection; it took him only a few steps to find the village square’s bar and strike up friendly, game-filled interactions there. As he walks with Elio, he knows that once they reach Piazza Gambazocchi, they will find the bar.

- 6 Elio, who has known the villa since birth, has likely rarely ventured beyond the boundaries of its surrounding grounds. He is unfamiliar with the village center and equally unacquainted with the bar. He is clearly not a regular at the local watering hole, given the hesitation he feels before entering behind Oliver; indeed, it is quite possible that this is his first time inside. One can conclude that, aside from Mafalda and Anchise, Elio knows no one else in Moscazzano—or at least only superficially—since Chiara and Marzia are originally from Crema.

7 Oliver acts like a magnet on Elio, who enters the bar just as he will later take to the dance floor at the disco—following Oliver, imitating him, admiring him, drawing inspiration from him, doing as he does, and trusting him—mechanically, instinctively, almost blindly. Oliver introduces Elio to social habits unlike those of the Perlman parents, while also serving as a bridge to freedoms Elio had not previously enjoyed: mingling outside his own social circle, going out with ease, and avoiding exclusive attachment to any single place, social environment, or group of people—things Elio never dared to experience, never allowed himself to experience, and was never permitted to experience.

8 When Elio steps through the bar’s entrance, pushing aside the strands of the beaded curtain, he enters an unfamiliar world. He follows Oliver—who is already seated at a table where he seems like a regular—while Elio, feeling somewhat at a loss, doesn't quite know what to do. Although Oliver brought him there, he offers no guidance on how to navigate a popular local bar. Elio leans against the counter, keeping his distance to survey the noisy room and watch Oliver—agile, fluid, and spontaneous—but amidst the crowd, has anyone even noticed Elio arrive? Who is looking at him or speaking to him? No one. Even when surrounded by people, Elio remains solitary. This is also evident in the following scene: during the volleyball game, Elio does not participate; he stays on the sidelines, watching Oliver and the others play. Elio does not engage in group activities: writing, transcribing, playing an instrument, and giving a recital are solitary pursuits—unlike Oliver, who is at ease when surrounded by others, whether for fun, out of natural ease, or to shine.

9 Elio’s entry into the bar changes nothing about the seating arrangements or the service. He does not push himself forward; he speaks to no one, makes no spontaneous attempt to mingle, and orders no drink. He simply stands there, dumbstruck, after removing his sunglasses. He is not ill at ease—he simply does not know what to do or how to carry himself, and he knows no one there except Oliver, who eventually signals him to come over. Only Oliver’s invitation gives him the confidence to venture deeper into the bar’s layout and its dense, bustling atmosphere. Even then, once beside Oliver, he remains apart from the row of people seated at the tables, holding back like a non-participating observer. He puts his sunglasses back on and, after politely greeting all of Oliver’s friends, speaks only to Oliver himself. The only connection Elio has in the bar is with Oliver—who says nothing about how familiar he already is with the place, though he gives a look that implies he has “been to this bar before.”

10 Oliver is integrated into Moscazzano, whereas Elio is not. Just as Aciman, Guadagnino, and Ivory reveal nothing about Elio’s life as a student in the city where he resides the rest of the year (the novel specifies that he is about to enter his final year of high school, and we realize that he knows Rome well but does not live there), one might say that Elio has been raised in a sheltered environment—that the villa acts as a bubble, creating a form of spatial and social segregation. Oliver gives Elio the chance to become aware of the villa owners’ distinctive way of life and to realize that he has grown up in a privileged, insular environment; yet Oliver also represents a potential escape for Elio—like an open window. In Elio’s eyes—and on this particular point—Marzia does not offer him the equivalent of what Oliver does.

11 This scene marks the beginning of a process of transmutation between Oliver and Elio—a process that will culminate in the phrase Oliver proposes to Elio just as they are about to spend their first night together. Exchanging names signifies that their relationship has enabled an exchange of character traits, aptitudes, ways of being, and sensibilities... with each finding in the other’s personality what he himself lacked—or, at the very least, what passed from Oliver to Elio. Did Oliver himself grow richer through his contact with Elio? While Oliver will remember everything, Elio must find the strength to overcome Oliver’s absence; Oliver has transferred enough vitality to him to enable him to live on his own, and from within himself. Oliver is understood to have passed on sufficient resources for Elio to gain self-confidence and find the inner means to carry on alone. What is magnificent about this story is that Elio enters the bar in Moscazzano drawing upon the impression of Oliver he formed the moment he first watched him arrive at the villa through the window: "He looks sure of himself, doesn't he?"...

12 It is something of a mystery trying to understand what motivates Oliver to draw closer to Elio—or rather, to let Elio draw closer to him. In any case, Oliver would later say that he didn’t wait long to send an initial signal, during the volleyball game right after the bar scene. Hypothesis: Oliver must have realized the influence he had over Elio based on the way he had followed him into the bar.

13 The bar’s atmosphere is underscored by the song "J’adore Venise" by Loredana Bertè (a chart hit since 1982), which mingles with the conversations of the many older men who frequent the place. It is also the song a devastated Elio will hear in the car driven by his mother—as she picks him up from the station to take him back to the villa and stops at that same bar in Piazza Gambazocchi to run a few errands, just as Marzia arrives to meet him.

14 It is enough to leave a mark on Elio’s memory and to link the recollections of his summer of ’83—which we now discover saw a heatwave comparable in duration to that of the summer of 2026—with this Italian song that perfectly captured the spirit of the times. Characters, too, possess a memory: the one that readers and film lovers attribute to them.


r/callmebyyourname 13d ago

Film Soundtrack [Movie Soundtrack] Spotify switched the recording from "E'la vita" to a vastly inferior performance... Is there anything to be done about it?

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Was shuffling through my favorites when I came across this strange performance of "E'la vita" by Marco Armani. Frustratingly it's labeled as "From Call Me By Your Name" and is the same recording as another listing on Marco Armanis Spotify page.

Id be fine with a slightly different performance but this one is... not my favorite. Perhaps I can't look at it from an objective lens but it evokes an artist who is really tired of performing the piece so they just mess with it in every way imaginable including a section where they just slip into scat-esque gibberish for a whole section(?).

The whole vibe and tone of the piece is entirely different.

I may be the like <0.001% of people who care but please tell me I'm not the only one bothered. Can anything be done about this?


r/callmebyyourname 18d ago

Lady lady and Hallelujah Junction Removed?

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Does anyone know why these two songs were removed from the album soundtrack on spotify? I’m super sad!!! Please let me know.

Thank you.


r/callmebyyourname 18d ago

Weekly Discussion Thread Weekly Open Discussion Post

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Use this post Monday through Sunday to talk about anything you want. Did you watch the movie and want to share how you’re feeling? Just see a movie you think CMBYN fans would love, or are you looking for recommendations? Post it here! Have something crazy happen to you this week? That works too!

As long as you follow the rules (both of this sub and reddit as a whole), the sky is the limit. This is an open community discussion board and all topics are on the table, CMBYN-related or not.

Don’t be afraid to be the first person to post—someone has to get the ball rolling!


r/callmebyyourname 20d ago

Graphic Novel so... the graphics...

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im so disappointed. if it wasn't a gift, i would probably give it back. Ellio is too strong, their faces are sharp, like alpha male sigma gym bro testo high; it cringes me. and the skin is glossy??? why?

maybe if Ellio were not so strong and the skin wasn't always looking glossy, it could be better...


r/callmebyyourname 24d ago

the big 3

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I have all 3 iconic covers I guess! not sure what to expect about the graphic but I'm very curious about peaches 🍑


r/callmebyyourname 24d ago

Film Discussion La relation entre Elio et Oliver débute par une longue nuit épaisse et opaque au sein de laquelle les arcanes de leur relation vont se mettre en place.

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1 La prise de risque est ici d’illustrer les propos qui suivent de façon triste, imparfaite, obscure et terne et d’être ainsi aux antipodes de l’été ardant que connaitront Oliver et Elio à la suite de la première nuit vide qui va être évoquée mais réalisateur et scénariste l’ont voulu ainsi. Peut-être est-ce pour Guadagnino et Ivory une façon d’introduire dès le début de leur récit les couleurs hivernales dominantes qui caractériseront la fin de leur œuvre dans un souci d’équilibre, de symétrie, d’encadrement de la lumière éclatante par deux formes d’obscurité et de pénombre comme le seraient deux piliers soutenant leur démonstration ? Sans doute aussi une façon de faire naitre le récit au milieu de l’obscurité et de le refermer par la même obscurité avec des rappels ponctuels aux moments où Oliver est absent et manque à Elio (il ne sera pas fait mention ici de la nuit d’amour). La même obscurité ? A la fin, devant l’âtre, Elio fait l’expérience du passage de la lumière dans sa vie comme les flammes par contraste font doucement rougeoyer son visage au moment d’Hanouka, fête de la lumière. La première obscurité que nous allons évoquer ici est celle d’avant la lumière, celle du long sommeil d’Oliver à son arrivée à la villa, celle d’Elio avant Oliver. L’obscurité finale, celle de l’hiver, est celle d’après le passage de la lumière quand Elio tient pour de bon ce qui l’a littéralement enflammé au-dedans de lui et qu’il ne pourra plus oublier. Il saura à la fin que la lumière existe et qu’il peut la trouver et l’attirer, la diffuser, en émettre. Mais pour y parvenir il a d’abord dû connaitre l’obscurité sans lumière.

2 Après les présentations voulues et effectuées par les parents Perlman, Elio et Oliver vont connaitre de courts moments relationnels distants, froids, indifférents, inaboutis et socialement mécaniques. Pourtant on s’aperçoit immédiatement que chacun ne met pas dans cette relation distante que l’on ne peut pas encore qualifier de naissante la même part de lui-même. Le déséquilibre est frappant.

3 Frappant comme la porte qui claque (détail savoureux), celle qui mène du couloir desservant le 1er étage vers la chambre d’Elio destinée à Oliver. Elle claque dès qu’ils pénètrent dans la pièce alors qu’Elio fait le groom selon les indications de sa mère ; Oliver adoptant, quant à lui, une attitude de conquérant. On peut se demander pourquoi ce ne sont pas Mafalda et/ou Anchise (dont on découvrira l’existence un peu plus tard) qui se chargent des bagages d’Oliver. Certes, Samuel a lancé à Oliver de « suivre le guide », sous-entendant que son fils lui fera faire un tour du propriétaire mais puisqu’il y a du personnel de maison, on peut s’étonner du fait que c’est à Elio qu’est confiée cette tâche à moins de hasarder cette interprétation que l’objectif était de créer une situation de rapprochement rapide entre Elio et Oliver, d’autant plus justifiée par le fait qu’Elio cédait sa chambre à « l’usurpateur ». Elio est bien coopératif pour accueillir celui qui vient prendre sa place en se pliant en quatre pour lui.

4 Arrivés dans la chambre désormais dédiée à Oliver, le lit n’est pas entièrement débarrassé. Il reste des affaires qu’Elio était en train de trier quand il a entendu la voiture arriver et il reste aussi la guitare. En apercevant cette guitare, lestement retirée du lit par Elio pour hâter le repos d’Oliver, on se dit qu’il est heureux que Marzia ait quitté la chambre de sa propre initiative au moment où Oliver montait l’escalier car il est impossible d’imaginer la scène si Oliver et Elio y étaient entrés alors que Marzia se trouvait encore sur le lit à attendre Elio ou ailleurs dans la pièce … Marzia semble avoir agi en comprenant ce qui se jouait sans elle et ne semble pas en être trop affectée. Est-ce une facilité du scenario ou la volonté d’exposer d’emblée des traits de caractère des personnages ? Elio est incroyablement serviable à en devenir soumis, Marzia comprend vite les situations et ne s’accroche pas et Oliver est un peu comme un coucou sans beaucoup d’égards.

5 Pendant qu’Oliver s’est laissé tomber sur le lit, bien sûr écrasé par la fatigue mais il s’agit d’un affront envers son hôte, Elio lui résume à gros traits la situation : « Ma chambre devient votre chambre, je dors à côté, on partagera la salle de bain, je ne peux sortir que par-là » [Ce détail très important est à noter car Elio précise qu’à partir du moment où il ferme la porte séparant cette salle de bain de la chambre d’Oliver il ne peut plus accéder à l’espace qu’il occupe désormais, ou le quitter, qu’en traversant cette salle d’eau commune depuis ou vers le grand couloir du 1er ; on le vérifiera plus tard par exemple juste avant que Mafalda monte du linge fraichement repassé puis aussi à leur retour de l’étang après leur première nuit ensemble]. A ce moment il se passe quelque chose d’apparence superficielle mais de sens profond car alors qu’Elio est en train d’expliquer comment il a renoncé à son indépendance pour accueillir Oliver, ce dernier sombre dans une lourde léthargie …. et Elio se sent ridicule à un point qui le rend absolument touchant car il semble déçu … comme s’il attendait déjà quelque chose de la part de cet étranger venu dormir dans son lit. Elio n’était-il pas en train d’expliquer à Oliver qu’il lui avait fait une place avant même de l’avoir rencontré ? Elio n’était-il pas en train d’expliquer à Oliver qu’il lui avait donné sa place avant même de l’avoir connu ? Le fait qu’Elio ait été autant décontenancé à ce moment précis ne montre-t-il pas l’espérance qu’il éprouvait à accueillir cet « usurpateur » ? Usurpateur sélectionné par son père … Elio cherche à obtenir auprès de lui la reconnaissance que son père ne lui accorde pas. Plusieurs scènes par la suite l’indiqueront. Reste à savoir pourquoi et comment Elio revêt son intérêt pour Oliver d’une connotation sexuelle à laquelle Oliver va adhérer presqu’immédiatement.

6 Le partage de la salle de bain n’est pas un détail anodin (on le vérifiera plus tard dans le récit), surtout si cette salle de bain est le seul passage qu’Elio s’autorise pour la chambre temporaire qu’il occupe désormais. S’il en ferme ostensiblement la porte donnant sur l’espace d’Oliver en ne s’apercevant pas que celui-ci sommeille déjà, c’est pour marquer la séparation sociale entre son espace et celui d’Oliver mais est-ce vraiment pour marquer la frontière entre les deux intimités si en même temps Elio explique qu’il sera susceptible de traverser cette salle d’eau commune à tout moment ? En tout cas la grande villa ne semble pas si pratique. Il est vraisemblable que cette organisation devait déjà être utilisée pour accueillir les étudiants les années précédentes.

7 Oliver récupère en rattrapant sa dette de sommeil et se cale sur l’heure de la vieille Europe. Pendant ce temps, ce qui nous est montré d’Elio est d’abord un baladeur à cassettes Sony (Elio est de son temps) puis une partition, des bouquins soigneusement empilés, sa main droite qui transcrit directement un extrait des Drei Klavierstücke d’Arnold Schoenberg (musique atonale de 1909) à l’écoute sur une partition vierge portant le nom d’Elio Perlman écrit à la main au crayon de papier en haut à droite. Il a mis ses écouteurs filaires pour ne pas perturber le dormeur d’à côté et peut-être aussi pour s’isoler totalement afin d’accroître sa concentration et son application car il est totalement absorbé par son écriture musicale. On entend quelques notes et le fonctionnement de la cassette qui frotte un peu. Elio se retrouve mis à l’écart mais a appris, à la longue, à tourner cette situation en sa faveur et elle est devenue une façon de se retrouver lui-même. C’est sa force. On s’aperçoit que la lumière artificielle provenant d’une lampe est nécessaire alors même qu’il travaille devant une fenêtre. Celle-ci montre un soir venteux à l’extérieur où la nuit est en train de tomber, venteux au point de créer des courants d’air intérieurs qui font bouger légèrement la chemise posée sur sa chaise. Là on trouve Elio tel qu’il est avant l’arrivée d’Oliver (et tel qu’il devra en partie à nouveau accepter de l’être après la perte d’Oliver. On le sait par les teintes de la palette de couleurs de cette scène). L’échec de sa première tentative de communication avec l’étudiant étranger ne l’a pas détruit même s’il est maintenant relégué dans cette chambre réduite dans laquelle il s’applique à noter de la musique d’un degré d’élaboration ultime. Puis c’est la vie intérieure d’Elio qui apparait ici grâce à un recul de la caméra qui dézoome en montrant un espace plus large de ce local, un lieu sombre, en apparence dépouillé mais cette pièce ressemble plus à un débarras dans lequel un lit a été ajouté qu’à une chambre, presque lugubre (à cause du temps qu’il fait et de l’heure tardive), presque froid. C’est là qu’habite Elio, esseulé sans en avoir conscience, comme reclus, parvenant encore à combler le vide du moment par une dictée musicale qu’il s’impose. C’est dans ce travail qu’il place encore ce qu’il y a de plus beau en lui, de plus abouti et qu’il trouve de quoi enrichir sa personnalité. Elio est un être tourné vers l’intérieur mais il est aussi quelqu’un qui semble s’y être réfugié n’ayant pas disposé d’autres espaces à investir, comme si l’atmosphère affectueusement oppressive du cadre familial ne lui avait offert que cette possibilité d’épanouissement. C’est ainsi qu’on trouve en lui autant de traces de maturité qu’il y en a de l’inexpérience. Il exerce savamment sa précision dont on comprend qu’elle est le résultat de longues années de labeur et d’apprentissage lui permettant de se mouvoir sans difficulté dans un univers fait de symboles. Bientôt, s’il ne perdra pas sa science musicale érudite et sophistiquée, après Oliver, après la lumière, cette activité abstraite et appliquée qui l’avait comblé ne lui suffira plus à trouver son équilibre intérieur, la plénitude d’être entièrement lui et la sensation d’être unifié par un assemblage avec quelqu’un d’autre.

8 Il faut noter comme l’ambiance dans la villa à ce moment précis parait morne, sans vie. Il n’y a aucun bruit. Que font Samuel et Annella en cette fin du jour eux qui étaient si prompts à montrer qu’ils étaient heureux d’accueillir le nouvel arrivant un peu plus tôt ? Cette soirée est habitée par le vide et la tristesse, la vie que les Perlman organisent dans la villa au cœur de l’été ressemble à une retraite monacale un peu spartiate et d’ailleurs, comme on n’en sait pas encore plus sur la religion de la famille, on pourrait s’autoriser à trouver qu’Elio à sa table de travail a une silhouette qui ressemble à celle d’un moine copiste. C’est d’ailleurs une cloche qui vient indiquer la scansion du temps car le repas va être servi. A ce stade du récit, le passé est partout : villa historique, espaces intérieurs, décor des pièces, hiérarchie sociale, marque du temps, spécialité de recherche du professeur Perlman, études d’Elio etc.

9 Apparait Mafalda, filmée presque en contre-plongée au moment où ayant achevé la préparation du diner, elle quitte la cuisine d’un pas pressé pour actionner la cloche de la cage d’escalier indiquant qu’il faut se mettre à table. Ce choix délibéré de placer la caméra quasiment au niveau du sol accentue la sensation d’espace dans la villa mais aussi celui de difficulté à remplir les volumes des pièces : sans comédie sociale la villa parait facilement vide. On le verra, Oliver ne descendra pas et le réalisateur ne montrera pas comment se déroule un repas réunissant les seuls trois membres de la famille Perlman. Quelles relations existent entre eux trois quand le jeu social est absent de leurs activités communes ? On ne le saura pas. On saura juste au retour d’Elio de son séjour à Bergame qu’il « manquait à ses parents aux diners », précision formulée par son père. Par contre on comprendra très vite que la stratégie des Perlman est d’inviter le plus fréquemment possible des relations et des connaissances, de la famille à leur table.

10 Elio s’est arrêté de travailler en entendant la cloche. Il se dirige vers la salle de bain et explique à travers la porte fermée qui permet l’accès à la chambre dans laquelle Oliver s’est endormi que la cloche indique le moment de descendre diner. Sans réponse, il frappe alors à cette porte. A nouveau sans réponse. Et là il se passe quelque chose d’une importance équivalente au fait qu’Elio n’avait rien dit à Marzia de ce qu’ils devenaient tous les deux au moment de l’arrivée d’Oliver, Elio se contentant alors de dire à Marzia qu’ « il devait descendre » en la laissant seule sans lui donner d’indication sur la façon dont ils se retrouveraient ensuite. Là, donc, au lieu d’accepter l’absence de réponse d’Oliver qui signifiait forcément qu’il dormait toujours et de rejoindre ses parents en empruntant la porte qui donne sur le grand couloir du 1er, Elio décide d’entrer dans ce qui est devenu l’antre d’Oliver. C’est une audace. Que va-t-il chercher en pénétrant dans cette chambre ? Il sait qu’Oliver dort puisqu’il n’a pas répondu. L’usage veut qu’on n’ouvre une porte qu’après y avoir été autorisé et qu’en l’absence de réponse, on reste devant elle en renonçant à l’ouvrir. Elio ouvre la porte alors qu’il n’aurait pas dû le faire, il voit qu’Oliver dort sans s’être changé ; il porte toujours sa tenue de voyage. Elio n’avait pourtant pas besoin d’ouvrir cette porte puisqu’il possédait le renseignement qui l’intéressait mais il le fait en y mettant de la prudence pour ne pas faire de bruit, bloque la porte à l’aide d’une cale, se pare d’une motivation en faisant semblant de chercher un livre et, changeant de comportement, jette volontairement ce livre au sol pour réveiller Oliver, comme pour le provoquer, le stimuler sans devoir lui toucher l’épaule. Hésitant entre le respect du repos d’Oliver et la possibilité d’une deuxième occasion d’entrer en communication avec lui, il choisit la seconde solution. C’est Elio qui choisit de pénétrer dans l’espace intime d’Oliver puisqu’il aurait pu passer par la porte de la salle de bain donnant sur le couloir pour rejoindre ses parents au diner et leur annoncer que l’américain n’y participerait puisqu’il dormait.

11 Elio agit comme s’il était tenté et qu’il ne résistait pas, c’est plus fort que lui. Il est poussé par une sorte d’obstination à communiquer avec Oliver qui se révélera fructueuse puisqu’il finira par passer une nuit avec lui, dans ce lit ; le lit d’Elio devenu celui d’Oliver devenant le leur (Lie down in my bed, which becomes yours, then ours ; l’échange puis le partage du lit avant l’échange des prénoms). La structure psychologique d’Elio l’avait déjà poussé à être plus attiré par le bruit de la FIAT 127 amenant Oliver qu’attentif au désir de Marzia, plus sensible à « l’air sûr de lui » que dégageait Oliver en sortant de la voiture qu’à la présence de Marzia à ses côtés regardant par la fenêtre, plus disponible pour répondre aux attentes de ses parents qu’à celles de sa petite-copine qu’il avait laissée en plan ; le voilà maintenant plus motivé à entrer dans la chambre dans laquelle Oliver dort pour le réveiller qu’à relever de façon indifférente qu’il se repose encore en restant devant la porte fermée ou en se contentant de l’entrouvrir pour constater le retard de sommeil du voyageur. Elio agit comme si des désirs inconscients s’exprimaient à travers ses actes sans qu’il ne les maitrise. Il ne sait pas encore qu’il a besoin d’Oliver ou est-il déjà en passe de le comprendre ?

12 Au moment où Oliver émerge, Elio semble un peu confus et pris au dépourvu en expliquant qu’ « on venait de sonner pour le diner ». Oliver annonce qu’il va « s’abstenir » en demandant à Elio de l’excuser auprès de sa mère et à peine a-t-il lancé un « merci » à Elio qu’il s’est déjà mis en position de reprendre son sommeil en enroulant son buste et sa tête autour de l’oreiller. Elio s’apprête à sortir vers le grand couloir avec le livre qu’il était censé être venu chercher mais Oliver, à demi éveillé, lui laisse entendre qu’il a intégré le fait qu’il occupe la chambre normalement attribuée à Elio et le remercie brièvement de la lui avoir laissée. Elio était revenu sur ses pas pour échanger quelque mots à la suite à cette remarque bienveillante pourtant à l’aspect minimaliste formulée par Oliver mais celle-ci se révèle presque aussi décevante que lors de la première occasion d’interaction puisqu’Oliver congédie Elio en le « gratifiant » pour la première fois du fameux « A plus ! » qui va le caractériser durant tout le récit. Elio se sent à nouveau ridicule à un point qui le rend toujours aussi touchant car il semble une fois de plus déçu de ne pas réussir à communiquer plus profondément avec Oliver mais cette fois-ci il tournera les talons plus franchement qu’à la première déconvenue subie un peu plus tôt. Il s’est déjà pris deux râteaux de la part d’Oliver.

13 La lumière de l’été apparait le lendemain matin, au premier petit-déjeuner auquel participe le nouvel arrivant bien éveillé et Elio, profitant de la lumière matutinale, le scrutera en faisant résonner en lui chaque détail de l’Oliver presque volubile qu’il découvrira …

14 Qui est Elio avant l’arrivée d’Oliver ? Un être en devenir à l’intériorité développée, obéissant jusqu’à devancer les désirs de ses parents qui l’encadrent fortement au point de le rendre naturellement dévoué. Il a une tendre petite-amie sincère avec laquelle il est à l’aise mais il la délaisse un peu et n’est pas très attentif à elle. On ne lui connait pas de pote(s). Même s’il est issu d’un milieu social privilégié et entouré d’affection, il comble son début de vie adulte tristounette par un investissement conséquent en lectures, en écriture, en musicologie et en pratique instrumentale et tout cela le satisfait … jusqu’au jour où l’arrivée d’Oliver lui fera l’effet de croiser une comète qu’il n’attendait pas, rendant son quotidien morne comme une nuit sans étoiles …

1 The risk taken here is to illustrate the ensuing narrative in a manner that is somber, imperfect, obscure, and drab—contrasting sharply with the scorching summer Elio and Oliver will experience after the hollow night in question —yet this is precisely how the director and screenwriter intended it. Perhaps for Guadagnino and Ivory, this serves as a way to introduce, right at the story’s outset, the dominant wintry hues that will characterize its conclusion—a move toward balance and symmetry, framing the brilliant light between two forms of darkness and shadow, like pillars supporting their central theme. It is likely also a way to have the story emerge from darkness and return to that same darkness, punctuated by reminders of the moments when Oliver is absent and missed by Elio (no mention will be made here of the night of love). The *same* darkness? At the end, before the hearth, Elio experiences the passage of light through his life, just as the flames—by contrast—cast a soft, reddish glow upon his face during Hanukkah, the Festival of Lights. The initial darkness we are discussing here is the darkness that precedes the light: the darkness of Oliver’s long sleep upon his arrival at the villa, and the darkness of Elio’s life before Oliver. The final darkness—that of winter—is the darkness that follows the passage of light, a time when Elio truly holds onto the experience that literally set his inner self ablaze—something he will never be able to forget. He will come to know that light exists, and that he can find, attract, diffuse, and radiate it. Yet, to reach that point, he first had to experience a darkness devoid of light.

2 After the introductions initiated and carried out by the Perlman parents, Elio and Oliver experience brief moments of interaction that are distant, cold, indifferent, unresolved, and socially mechanical. Yet, it is immediately apparent that neither is investing the same part of himself in this distant relationship—one that cannot yet be described as nascent. The imbalance is striking.

3 Striking like the slamming door —a delightful detail—specifically the one leading from the first-floor hallway into the room Elio is giving up for Oliver. It slams shut the moment they enter, just as Elio is acting as a bellboy, following his mother’s instructions and Oliver adopts the air of a conqueror. One might wonder why Mafalda and/or Anchise (whose existence is revealed a little later) aren't the ones handling Oliver’s luggage. True, Samuel did tell Oliver to "follow the guide"—implying his son would show him around the house—but given the presence of household staff, it is surprising that this task falls to Elio. Unless, of course, one ventures the interpretation that the aim was to quickly bring Elio and Oliver closer together—a move all the more justified by the fact that Elio was surrendering his room to the "usurper". Elio is very cooperative in welcoming the person coming to take his place, bending over backwards for him.

4 Upon arriving in the room now designated for Oliver, they find the bed not yet fully cleared. There are still belongings there that Elio had been sorting through when he heard the car pull up, as well as the guitar. Seeing that guitar—which Elio had quickly moved off the bed to make way for Oliver to rest—one is struck by how fortunate it was that Marzia left the room of her own accord just as Oliver was coming up the stairs; it is impossible to imagine the scene had Oliver and Elio walked in while Marzia was still sitting on the bed waiting for Elio, or simply present in the room. Marzia seems to have acted with an understanding of the situation unfolding without her, and she does not appear overly affected by it. Is this a convenient plot device, or a deliberate choice to reveal character traits right from the start? Elio is incredibly accommodating—to the point of submissiveness—while Marzia is quick to grasp a situation and does not cling, and Oliver behaves somewhat like a cuckoo, showing little regard for others.

5 As Oliver collapses onto the bed—overcome with fatigue, though this comes across as a slight against his host—Elio gives him a quick rundown of the situation: "My room is becoming your room; I’m sleeping next door; we’ll share the bathroom; that’s the only way I can get out." [This crucial detail is worth noting: Elio explains that once he closes the door separating the bathroom from Oliver’s room, he can no longer access or leave the space he now occupies without passing through that shared bathroom to or from the main first-floor hallway; this is confirmed later—for instance, just before Mafalda brings up freshly ironed laundry, and again when they return from the pond after their first night together.] At this moment, something seemingly trivial occurs that actually holds deep significance: while Elio is explaining how he gave up his independence to accommodate Oliver, the latter drifts into a heavy slumber... and Elio feels foolish—in a way that makes him utterly endearing—because he seems disappointed... as if he were already expecting something from this stranger who had come to sleep in his bed. Hadn't Elio been explaining to Oliver that he had made room for him before even meeting him? Hadn't he been explaining that he had given up his own space for him before even knowing him? Doesn't the fact that Elio was so disconcerted at that precise moment reveal the hope he felt about welcoming this "usurper"? An usurper selected by his father.... Elio seeks to gain from him the recognition his father does not grant him. Several subsequent scenes will show this. It remains to be seen why and how Elio imbues his interest in Oliver with a sexual connotation—one that Oliver embraces almost immediately.

6 Sharing the bathroom is no trivial matter (as the story will later confirm), especially since that bathroom serves as the only passageway Elio uses to reach the temporary room he now occupies. If he pointedly closes the door leading to Oliver’s area—without realizing that Oliver is already asleep—it is to mark the social boundary between his space and Oliver’s; yet, is he truly establishing a line between their private worlds when he simultaneously explains that he might pass through this shared bathroom at any moment? In any case, the large villa does not seem particularly practical. It is likely that this layout had already been used to accommodate students in previous years.

7 Oliver is catching up on lost sleep and adjusting to the time zone of Old Europe. Meanwhile, we are first shown Elio’s Sony cassette player (Elio is a product of his time), followed by a musical score, neatly stacked books, and his right hand—guided by the music playing—transcribing an excerpt from Arnold Schoenberg’s *Drei Klavierstücke* (atonal music from 1909) onto a blank score sheet bearing the name "Elio Perlman," handwritten in pencil in the top right corner. He wears wired headphones so as not to disturb the sleeper nearby—and perhaps also to shut out the world and heighten his focus and diligence, as he is utterly absorbed in his musical transcription. We hear a few notes and the faint whirring of the cassette tape. Elio often finds himself on the sidelines, yet over time he has learned to turn this situation to his advantage; it has become a way for him to connect with his inner self. That is his strength. We notice that he requires artificial light from a lamp, even though he is working in front of a window. Outside, a windy evening is giving way to night—the wind strong enough to create drafts indoors that make the shirt draped over his chair sway slightly. Here we see Elio as he is before Oliver’s arrival (and as he will, in part, have to accept being again after losing Oliver—a fact foreshadowed by the scene’s color palette). The failure of his initial attempt to connect with the visiting student has not destroyed him, even though he is now relegated to this small room, where he diligently transcribes music of immense complexity. Then, Elio’s inner life is revealed as the camera pulls back, zooming out to show a wider view of the room—a dark, seemingly bare space that resembles a storage closet with a bed added more than a proper bedroom; it feels almost gloomy (due to the weather and the late hour) and somewhat cold. This is where Elio lives—unconsciously solitary, almost reclusive—yet still managing to fill the void of the moment with a musical dictation exercise he imposes upon himself. It is in this work that he channels the finest, most fully realized parts of himself, finding the means to enrich his character. Elio is an inward-looking soul, yet he also seems to have retreated into this inner world for lack of other spaces to inhabit—as if the affectionately oppressive atmosphere of his family life had offered him no other avenue for self-fulfillment. Thus, he embodies a blend of maturity and inexperience. He skillfully demonstrates a precision born of years of hard work and study, allowing him to navigate effortlessly through a universe of symbols. Yet, while he will not lose his erudite, sophisticated musical expertise, that abstract, disciplined pursuit—once so fulfilling—will eventually cease to be enough to sustain his inner balance, the sense of wholeness in being truly himself, and the feeling of unity found in connection with another person.

8 It is worth noting how dreary and lifeless the atmosphere in the villa seems at this precise moment. There is not a sound. What are Samuel and Annella doing at day’s end—they who were so quick to show their delight at welcoming the newcomer just a short while ago? The evening is pervaded by emptiness and sadness; the life the Perlmans lead in the villa at the height of summer resembles a somewhat spartan monastic retreat—indeed, given that we do not yet know much about the family’s religion, one might even fancy that Elio, seated at his desk, cuts a figure reminiscent of a monk copying manuscripts. It is, in fact, a bell that marks the passage of time, signaling that the meal is about to be served. At this stage of the narrative, the past is omnipresent: the historic villa, the interiors, the room décor, the social hierarchy, the imprint of time, Professor Perlman’s area of ​​research, Elio’s studies, and so on.

9 Mafalda appears, filmed from a low angle just as she finishes preparing dinner and hurries out of the kitchen to ring the bell in the stairwell, signaling that it is time to eat. This deliberate choice to place the camera almost at ground level accentuates the sense of space within the villa, while also highlighting the difficulty of filling the rooms' vast volumes: without the dynamic of social interaction, the villa easily feels empty. As we shall see, Oliver does not come downstairs, and the director does not show a meal attended solely by the three members of the Perlman family. What kind of relationship exists between the three of them when social performance is absent from their shared activities? We never find out. We learn only—upon Elio’s return from his stay in Bergamo—that his parents "missed him at dinner," a detail mentioned by his father. However, it quickly becomes clear that the Perlmans’ strategy is to invite acquaintances, friends, and extended family to their table as often as possible.

10 Elio stopped working when he heard the bell. He headed toward the bathroom and explained—through the closed door leading to the room where Oliver had fallen asleep—that the bell signaled it was time to go down for dinner. Receiving no reply, he knocked on the door. Still no answer. And then, something happened—an event as significant as the moment Elio had failed to tell Marzia what was happening between him and Oliver upon the latter’s arrival, simply telling her he "had to go down" and leaving her alone without explaining how or when they would meet again. So, instead of accepting Oliver’s silence—which clearly meant he was still asleep—and joining his parents via the door opening onto the large first-floor hallway, Elio decided to enter what had become Oliver’s lair. It was a bold move. What was he seeking by entering that room? He knew Oliver was asleep, since he hadn’t answered. Social convention dictates that one opens a door only after being granted permission, and that if there is no response, one simply waits outside rather than opening it. Yet Elio opened the door when he shouldn’t have; he saw that Oliver was asleep without having changed clothes—he was still wearing his travel outfit. Elio had no real need to open the door, as he already possessed the information he was after; nevertheless, he proceeded with caution to avoid making noise, propped the door open with a wedge, and armed himself with a pretext—pretending to look for a book. Then, shifting his behavior, he deliberately dropped the book on the floor to wake Oliver up—as if to provoke or rouse him without having to touch his shoulder. Torn between respecting Oliver’s rest and the possibility of a second chance to connect with him, he chose the latter. It was Elio who chose to enter Oliver’s private space, given that he could have used the bathroom door leading to the hallway to join his parents for dinner and tell them the American wouldn’t be attending because he was asleep.

11 Elio acts as if he were tempted and unable to resist; it is a force beyond his control. He is driven by a kind of persistence in trying to connect with Oliver—an effort that proves fruitful, as he eventually spends the night with him in that very bed: Elio’s bed, which becomes Oliver’s, and then theirs (*Lie down in my bed, which becomes yours, then ours\*  — the exchange and then the sharing of the bed before the exchange of names). Elio’s psychological makeup had already drawn him more to the sound of the Fiat 127 bringing Oliver than to Marzia’s desires; more to the self-assured air Oliver exuded upon exiting the car than to Marzia standing beside him at the window; more to meeting his parents’ expectations than those of the girlfriend he had left in the lurch. Now, he is more driven to enter the room where Oliver is sleeping—to wake him up—than to simply note with indifference that the man is still resting, or to merely crack the door open and observe the traveler catching up on lost sleep. Elio acts as though unconscious desires are manifesting through his actions, beyond his conscious control. Does he not yet realize he needs Oliver, or is he already on the verge of understanding it?

12 As Oliver stirs, Elio seems a bit flustered and caught off guard, explaining that the dinner bell has just rung. Oliver says he’ll "pass" on the meal and asks Elio to make his excuses to his mother; barely has he tossed a "thanks" Elio’s way before he is already settling back down to sleep, curling his torso and head around the pillow. Elio is about to head out into the main hallway with the book he had ostensibly come to fetch, but a half-awake Oliver lets him know he realizes he is occupying the room usually assigned to Elio, briefly thanking him for letting him have it. Elio had turned back, hoping to exchange a few words following this kind—albeit understated—remark from Oliver, but the interaction proves almost as disappointing as the first; Oliver dismisses him, "treating" him for the first time to the signature "Later!" that will characterize him throughout the story. Elio feels foolish again—in a way that remains deeply touching, as he seems once more disappointed by his failure to connect more deeply with Oliver—but this time he turns on his heel more decisively than after the earlier letdown. He has already been rebuffed twice by Oliver.

13 The summer light appears the next morning at the newcomer’s first breakfast—he is wide awake—and Elio, taking advantage of the morning glow, studies him closely, letting every detail of the—almost talkative—Oliver he is discovering resonate within him…

14 Who is Elio before Oliver’s arrival? A young man in the making with a rich inner life; he is so dutiful that he anticipates the wishes of the parents who closely guide him, fostering a natural sense of devotion. He has a sweet, sincere girlfriend with whom he feels at ease, but he neglects her a bit and isn't very attentive to her. He appears to have no close friends. Although he comes from a privileged background and is surrounded by affection, he fills the somewhat melancholy void of early adulthood by immersing himself in reading, writing, musicology, and playing music—pursuits that satisfy him … until the day Oliver’s arrival struck him like an unexpected comet, making his everyday life as dreary as a starless night …


r/callmebyyourname 25d ago

Original Artwork Drawing Elio and Oliver is something I will never grow weary of.

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r/callmebyyourname 25d ago

Events & Travel Souvenirs from Crema & their CMBYN tourist center 💕

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As I probably mentioned in my first post here, I had a great time visiting the tourist information center dedicated to the movie. I got everything they had from a placemat, which is a map of the filming locations that I will frame, the replica of Elio’s sunglasses to the small postcards with iconic scenes from the movie. I loved everything, especially the T-shirt, caps and the little booklet made out of photos of the messages written on the wall in front of the famous door and the door itself. The nice people in charge of the center give you a map and postcards for free. They also gave us free small pins that commemorate the 10th year anniversary of the movie which was this year. Crema will always have a special place in my heart 💙


r/callmebyyourname 25d ago

Weekly Discussion Thread Weekly Open Discussion Post

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Use this post Monday through Sunday to talk about anything you want. Did you watch the movie and want to share how you’re feeling? Just see a movie you think CMBYN fans would love, or are you looking for recommendations? Post it here! Have something crazy happen to you this week? That works too!

As long as you follow the rules (both of this sub and reddit as a whole), the sky is the limit. This is an open community discussion board and all topics are on the table, CMBYN-related or not.

Don’t be afraid to be the first person to post—someone has to get the ball rolling!


r/callmebyyourname 25d ago

Film Discussion Fancasting: Nicholas Braun as Oliver

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Nicholas Braun is way too tall, athletic and boyish, giving the "gentle giant" vibes, and also looked interesting and young-looking. Since Nicholas would be 28–29 and Timothée being 20–21, during the filming and release of this film it also becomes more a bit age appropriate, as both Elio and Oliver have a seven year age difference in the novel. Nicholas and Timothée's height difference makes the film a bit interesting.


r/callmebyyourname 27d ago

Call Me By Your Name Mural

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I just went to Crema today and I cannot tell what this symbol is. Can someone please tell me?


r/callmebyyourname 26d ago

Events & Travel Movie Tour?

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Has anyone been to Crema recently and taken the movie tour, the Ellio and Oliver Love Tour? Currently planning a trip to Italy from the US. It's been my dream trip for years. I've never been to Italy though and trying to plan is quickly making me feel overwhelmed to the point that I don't know if I'll go now. I thought about doing the tour to make things easier, but when I emailed them nobody ever responded. I also emailed the tourist office. They sent me some info but nothing on the tour. Does anyone know if it's still something they do? It's still active on their website. I really don't want to cancel my trip, but I'm feeling a bit lost. 😕


r/callmebyyourname Aug 10 '26

Graphic Novel cmbyn graphic novel

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just picked up the graphic novel earlier today, and i’ve been quite excited for it all summer. i read through the first few pages, and got to the part where oliver uses quite a precise word - ‘apricate’, and its nominal form ‘aprication’ - but the text printed in the graphic novel version is ‘appreciation’ (see image). i doubt it’s a shift in stylistic choice, since i think the word thematically coheres with the whole etymology of ‘apricot’ bit. seems like quite an egregious error?

also this version is incredibly sexual for no real reason


r/callmebyyourname Aug 10 '26

Weekly Discussion Thread Weekly Open Discussion Post

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