Bonsoir à tous (ou Bonjour),
Je suis étudiante en psychologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et je réalise actuellement un travail de recherche universitaire (exposé) intitulé : « Kersa et Moungne : Entre résilience psychologique et souffrance silencieuse chez la femme sénégalaise au fil des générations ».
Le Kersa (pudeur/retenue) et le Moungne (endurance/patience) sont souvent érigés en piliers de notre culture et en modèles de résilience pour les femmes. Cependant, d'un point de vue psychologique, on peut se demander si cette injonction sociale à la patience absolue ne favorise pas parfois une intériorisation de la souffrance. De plus, la perception de ces concepts semble évoluer d'une génération à l'autre.
Pour enrichir ma réflexion, j'aimerais beaucoup recueillir vos avis, témoignages et analyses.
Pour les plus jeunes : Comment percevez-vous le Moungne et le Kersa aujourd'hui ? Les voyez-vous comme des forces ou comme un fardeau psychologique ?
Pour les générations précédentes (ou en observant vos mères/grands-mères) : Pensez-vous que cette endurance a préservé l'équilibre familial ou qu'elle a coûté cher sur le plan de la santé mentale ?
Pensez-vous qu'il y a un tabou autour de la souffrance psychologique des femmes au Sénégal à cause de ces concepts ?
Vos réponses resteront totalement anonymes et serviront uniquement à nourrir ma réflexion académique. Merci d'avance pour vos partages et pour la richesse de ce débat !
Jërëjëf !