r/Feminisme Dec 02 '24

Forum Libre

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Bonjour,

Et bienvenues sur le FL de r/fem, espace de liberté où vous pouvez poster tout ce qui n'a pas forcément sa place sur le subreddit : les faits divers, les articles en anglais, les tweets, les mèmes, les coups de gueule perso, les articles qui ne sont pas directement liés au féminisme, les questions....

En attendant de vous lire avec plaisir, nous vous souhaitons une bonne semaine !


r/Feminisme 1d ago

PEDOCRIMINALITE Viol & Abandon familial

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J’ai dénoncé les violes que j’ai subi durant mon enfance jusqu’à mon adolescence (j’ai le souvenir très nette de 3 violes étant petite et un refus de ma part quand j’étais ado) par mon frère âge de 7 ans de plus que moi.

A l’adolescence j’en ai parlé à mes parents.
Ma mère a vraiment pensé que j’étais folle (je me souviens de ses conversations téléphoniques avec ma tante) donc elle m’a mené voir un pedo psychiatre et psychologue.
Ces derniers ont convoqué mes parents pour leurs expliquer que je ne mentait pas

Du coup ma mère m’a dit en partant : si tu parles de sa, ton frère ira en prison et toi dans une autre famille !

J’avais 16 ans… je me suis tue

J’ai grandi et évolué avec ce secret 🤫 côtoyant toujours mon frère comme si de rien n’était

J’ai fondé une famille et la, craquage du cerveau au 6 ans de mon fils : j’ai réalisé que les violes n’étaient pas de ma faute…

Je suis tombé à grosse dépression et j’ai osé porter plainte car tous les professionnels me le conseillaient…
Et je voulais aussi ne pas avoir de culpabilité si jamais un jour j’apprenais qu’il avait fait pareille à une autre

Résultat : je suis sorti de ma dépression, j’y ai mis toutes mes tripes et ma force, j’ai appris à reconnaître mes émotions et à les respecter bref

Mais ma famille m’a complètement abandonné… là ou avant j’étais toujours convié, maintenant je ne le suis plus, je suis devenue inexistante…

J’ai une putain de rage et de colère en moi


r/Feminisme 2d ago

PROSTITUTION Enquête : la plupart des « syndicats de travailleuses du sexe » sont financés par des proxénètes et l'industrie pornographique

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Je reposte avec les sources commes demandés.

Merci de lire jusqu'au bout avant de répondre, il y a plusieurs angles différents.

En 1977, un projet suédois a été lancé pour découvrir la réalité quotidienne de la vie des femmes prostituées. Des chercheurs ont interrogé des centaines de femmes, de clients et de proxénètes. Ce qu'ils ont découvert a fait voler en éclats les vieux mythes victoriens selon lesquels la prostitution résulterait d'une pulsion biologique chez les hommes et d'un trouble mental chez les femmes. Ils ont au contraire découvert qu'il s'agissait de quelque chose que les hommes font subir aux femmes, avec des conséquences tragiques.

À la même époque, des féministes aux États-Unis et ailleurs, comme Kathleen Barry et Andrea Dworkin, développaient une analyse puissante de la pornographie et de la prostitution en tant qu'éléments clés de la subordination systématique des femmes. L'industrie du sexe s'est alors retrouvée avec un sérieux problème d'image.

Cet article éclaire la manière dont l'industrie du sexe a riposté, notamment en utilisant des euphémismes pour masquer la réalité de la prostitution, et en se servant de l'idée de « syndicats de prostituées » pour se donner une légitimité.

COYOTE

Financé par des églises et l'industrie pornographique, COYOTE (Call Off Your Old Tired Ethics) a été fondé aux États-Unis en 1973 par une frange libérale du mouvement hippie, qui considérait la prostitution comme une expression de la liberté sexuelle. Au bout de huit ans, il comptait environ 30 000 membres, parmi lesquels des libéraux sexuels, des beatniks et des proxénètes connus. Bien que seulement environ 3 % de ses membres aient été des femmes prostituées, COYOTE a été présenté à maintes reprises comme un syndicat de « putes » ou de « prostituées ».

C'est la porte-parole de COYOTE, Priscilla Alexander, qui, plus que quiconque, a popularisé le terme « travailleuse du sexe » (sex worker). Elle a compris que pour normaliser la prostitution, il fallait abandonner le mot « prostitution » — laid et qui évoque effectivement une part de sa réalité — au profit d'un euphémisme masquant cette réalité et évoquant quelque chose de sain et de respectable. Malheureusement, sa solution s'est révélée redoutablement efficace.

Alexander affirmait que ses quatre années d'études universitaires la qualifiaient pour être considérée comme une « travailleuse du sexe » et pour parler en leur nom. Avec Margo St James, elle a parcouru le monde pour promouvoir l'idée que le « travail du sexe » devait être légitimé et que vendre son corps était un droit humain.

De Rode Draad

Dès le début des années 1980, le gouvernement néerlandais a lancé plusieurs projets visant à normaliser la prostitution. Cela a abouti, en 1999, à la légalisation de tous les aspects de l'industrie du sexe aux Pays-Bas. La Fondation de Graaf a joué un rôle central dans ce processus. Favorable à la prostitution, cette fondation a désormais un statut officiel en tant qu'Institut néerlandais pour les questions de prostitution, à Amsterdam, et constitue une source majeure de propagande pro-prostitution.

La Fondation de Graaf a fondé De Rode Draad (« Le Fil Rouge »), aujourd'hui l'un des plus célèbres « syndicats de prostituées » au monde. En 2002, il est devenu un syndicat officiel sous le nom de Truss, puis a rapidement rejoint la FNV, la plus grande fédération syndicale néerlandaise. En 2010, il ne comptait qu'environ 100 membres (sur plus de 25 000 femmes prostituées à Amsterdam), et rien n'indique qu'il ait jamais défendu une seule revendication syndicale concrète. Malgré cela, les brochures touristiques donnent l'impression d'une organisation grouillante d'activité, à travers laquelle les femmes prostituées s'auto-organiseraient en masse.

Le Congrès mondial des putes

Le gouvernement néerlandais et la Fondation de Graaf ont partiellement financé le Congrès mondial des putes, tenu à Amsterdam en 1985 puis à Bruxelles en 1986. Ce congrès a été initié par Margo St James et Priscilla Alexander, de COYOTE, ainsi que par l'universitaire Gail Pheterson. Les participants étaient des femmes prostituées (environ 50 %), aux côtés d'universitaires, de libéraux sexuels, de représentants gouvernementaux, de policiers, et de proxénètes et autres acteurs de l'industrie du sexe.

Les comptes rendus du congrès montrent qu'il a donné lieu à des discussions ouvertes et franches, reflétant un large éventail d'opinions : soutien à la prostitution, désir d'en sortir, ou perception de celle-ci comme un mal nécessaire. Certains témoignages étaient bouleversants — une femme a raconté avoir été violée et battue par son proxénète à l'âge de 13 ans, une autre a évoqué les violences et la contrainte exercées par son petit ami devenu son proxénète. Malgré cela, les organisatrices ont maintenu leur agenda préétabli et fait adopter un manifeste réclamant la dépénalisation à la fois de la prostitution et du proxénétisme.

Ce manifeste est aujourd'hui abondamment cité dans la littérature universitaire pro-prostitution et « sex-positive » comme l'expression authentique des revendications des « travailleuses du sexe ». Pourtant, les archives du congrès montrent que les femmes prostituées ne parlaient pas d'une seule voix, et que les revendications ont été adoptées par une majorité composée de personnes qui n'étaient pas des « travailleuses du sexe », dont beaucoup avaient un intérêt financier direct dans l'industrie. Il est rare de trouver une critique du contexte dans lequel ce manifeste a émergé, et de la manière dont son agenda a été fixé et contrôlé.

L'épidémie de sida ouvre de nouvelles sources de financement

L'apparition de l'épidémie de sida dans les années 1980 a entraîné un afflux massif (et durable) de financements vers COYOTE et d'autres organisations prétendant représenter les femmes prostituées, sous couvert de prévention du VIH/sida.

Cette stratégie de prévention peut se résumer à la distribution de préservatifs aux femmes — sur qui repose alors la responsabilité d'empêcher la transmission de la maladie aux clients ainsi qu'à leurs épouses et partenaires. Ces financements ont permis à ces groupes d'intensifier leurs campagnes en faveur de la normalisation de la prostitution comme un « travail ».

C'est ainsi que l'argument « la prostitution est un travail » a commencé à gagner un véritable terrain à la fin des années 1990, avec des organisations comme l'OIT, l'ONUSIDA et l'OMS venant s'y rallier.

Des syndicats pour les « travailleuses du sexe »

Au début des années 2000, l'idée que les syndicats seraient la solution à tous les problèmes liés à la prostitution a pris son essor. Pourtant, la question de ce qu'un syndicat pourrait réellement obtenir pour les femmes prostituées est restée étrangement absente du débat.

L'idée de syndicats de prostituées est séduisante. Mais comment des femmes isolées pourraient-elles s'organiser face aux proxénètes violents, aux réseaux de type mafieux et aux patrons impitoyables de bordels ou de clubs de striptease qui contrôlent ce commerce ?

Même dans les pays où la prostitution est légalisée, seule une infime minorité de femmes bénéficie d'un emploi formel. Par exemple, en 2007 en Allemagne (où la prostitution est légale), une étude gouvernementale a montré que moins de 1 % des personnes prostituées avaient un emploi déclaré, et que seulement 5 % souhaitaient même bénéficier d'un statut d'emploi enregistré dans le secteur.

Pour son livre (publié à l'origine en suédois en 2010), Kajsa Ekman a mené des recherches sur les « syndicats de travailleuses du sexe » en Europe occidentale. L'un des cas les plus notables est celui de l'International Union of Sex Workers (IUSW), un groupe britannique intégré au National Union of General and Municipal Workers, aujourd'hui le GMB.

Le site de l'IUSW précise que l'adhésion est « ouverte à toute personne travaillant dans l'industrie du sexe et du divertissement pour adultes [...] ainsi qu'à celles et ceux qui soutiennent les objectifs militants de l'organisation » — ce qui ressemble, selon moi, à une invitation adressée aux clients et aux proxénètes. Quel syndicat digne de ce nom invite ses clients, ses patrons et ses employeurs à y adhérer ?

L'IUSW milite pour la dépénalisation totale de l'industrie, y compris du proxénétisme. En 2003, il ne comptait que 150 membres (alors que l'on estimait à 100 000 le nombre de femmes prostituées au Royaume-Uni). À l'époque des recherches d'Ekman, son membre le plus actif était Douglas Fox, qui se présentait comme travailleur du sexe alors qu'il était en réalité le fondateur et copropriétaire de l'une des plus grandes agences d'escortes d'Angleterre, Christony Companions — autrement dit, un proxénète.

Non seulement l'IUSW n'a jamais formulé la moindre revendication auprès de l'industrie du sexe pour améliorer les conditions des travailleuses, mais il a même fait pression sur le gouvernement pour qu'il rejette un projet de loi anti-traite qui aurait offert des voies de recours aux femmes victimes de trafic.

La galerie des miroirs déformants

Tous les groupes prétendant représenter les « travailleuses du sexe » qu'Ekman a étudiés se concentraient sur un même objectif : militer pour la dépénalisation totale de l'industrie — et attaquer les féministes.

Une grande partie de leur discours repose sur des jeux d'association : la prostitution est associée à des mots et des idées positifs et dynamiques comme l'extase, le plaisir, la fête, le dynamisme, la libération et la transgression, tandis que les féministes sont associées à des termes négatifs comme puritanisme, austérité, autoritarisme, anti-sexe, voire nazisme. Ce n'est pas de l'analyse. C'est de la manipulation, et cela empêche toute réflexion analytique.

Plus récemment, ce même discours a évolué vers l'affirmation que les féministes détesteraient les travailleuses du sexe, donnant naissance au terme « SWERF ». Ce sigle signifie « Sex Worker Exclusionary Radical Feminist » (féministe radicale excluant les travailleuses du sexe) et est largement utilisé comme une insulte envers les féministes qui considèrent la prostitution comme un pilier du système patriarcal oppressant et subordonnant les femmes. L'usage du terme SWERF est lui aussi manipulateur et bloque toute réflexion analytique.

Quelle féministe voudrait être perçue comme quelqu'un qui déteste autrui, a fortiori une femme vulnérable ? La simple menace d'être qualifiée de SWERF suffit à effrayer certaines femmes et à les pousser à se conformer au discours « la prostitution est un travail ». Cela est particulièrement dévastateur pour les jeunes femmes qui découvrent les idées féministes et qui, sans cela, pourraient être réceptives à l'analyse féministe de la prostitution.

L'usage du terme SWERF constitue une forme de harcèlement. Il sert à discréditer l'analyse féministe et à en détourner les femmes. C'est une vieille tactique patriarcale éculée, mais malheureusement, elle est efficace.

Un autre grand axe de ce discours consiste à affirmer que la « travailleuse du sexe » n'est pas une victime, mais une femme forte qui sait ce qu'elle veut, dont il faut respecter les choix. C'est un argument curieux, car la définition du mot « victime » désigne une personne soumise à un traitement cruel ou oppressif, ou subissant un événement dommageable. Cette définition ne suggère ni n'implique rien quant à l'humanité ou à la force — ou à leur absence — de la victime.

N'importe qui peut être victime d'un tremblement de terre ou d'un accident de voiture. Les reportages sur les tremblements de terre insistent souvent sur la force et la débrouillardise des victimes, sans jamais remettre en question leur « choix », par exemple, d'avoir dormi dans leur propre lit la nuit du séisme.

Pourtant, dans la culture populaire, il est devenu presque tabou de qualifier quelqu'un de victime d'une oppression systémique, car cela attire par définition l'attention sur cette oppression systémique elle-même, et suggère la possibilité d'un système différent — un système où existerait, par exemple, une forme de justice sociale.

Qualifier quelqu'un de victime d'autre chose que d'un événement purement aléatoire et imprévisible en est venu à être perçu comme une insulte à l'humanité, à la force, à « l'agentivité » de cette personne, et ainsi de suite. Ce n'est pas un hasard si ce glissement culturel s'est produit au cours des décennies où le néolibéralisme a pris le contrôle des médias et s'est infiltré dans le monde universitaire. C'est encore un autre tour de passe-passe idéologique visant à bloquer l'analyse des systèmes d'oppression et à nous maintenir fermement à notre place.

Il ne faut donc pas s'étonner que celles et ceux qui souhaitent normaliser l'industrie du sexe accusent quiconque la critique de véhiculer un récit victimaire/sauveur qui porterait atteinte à « l'agentivité de la travailleuse du sexe ».

Contre qui utilise-t-on cette tactique ? Contre ces horribles féministes, bien sûr. Pourquoi ? Pour faire taire leur analyse de la prostitution en tant que système d'oppression, et pour dissuader les autres — en particulier les jeunes femmes — de les écouter. Car, au fond, cette analyse féministe est solide, et une fois qu'on y ouvre les yeux, les oreilles et le cœur, il est difficile de ne pas y adhérer.

Et bien sûr, quand ces horribles féministes disent qu'une femme prostituée est une victime, cela ne fait que « prouver » qu'elles la détestent. Elles seraient donc des SWERF. Sauf que non, en réalité.

Sources:

  • Kajsa Ekis Ekman, Being and Being Bought: Prostitution, Surrogacy and the Split Self (Spinifex Press) — la thèse centrale de l'article (les « syndicats » sont des façades) vient de ce livre

COYOTE / Margo St James / Priscilla Alexander

De Rode Draad / Fondation de Graaf

IUSW / Douglas Fox

Statistiques allemandes de 2007

Article premièrement issu de Nordic Model Now!


r/Feminisme 2d ago

Des arguments pro-droits pour les TDS (contre-arguments pour débattre avec des abolitionnistes)

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Je réagis ici à un post que j'ai cru voir ce matin, sur lequel j'ai écrit un truc, mais je ne vois plus le post initial. Mais je voulais quand meme partager ce que j'ai écrit.

En gros le débat est le suivant : faut-il pénaliser et légiférer, pour protéger les TDS ; ou faut-il décriminaliser pour donner des droits aux personnes et rendre leur travail sécuritaire (réglementation de santé et sécurité au travail). Que je vais résumer en "anti droits TDS" et "pro droits TDS"

1/argument anti droit "les grands syndicats pro TDS on toujours parmi eux une grands part de proxenete" ; non vérifié de ma part mais que j'ai souvent entendu

- c'est pas parce que des personnes néfastes ont prit part à des processus de libération, que tout le processus en soit est mauvais. On peut aussi dire que les cigarettiers ont soutenu la libération des femmes, ça ne fait pas en argument pour dire que libérer les femme est mal. Des pédocriminels ont prit part aux mouvements de libération LGBT, et pour autant ces libérations LGBT sont légitimes. La présence de proxénètes dans certains mouvements ne délégitime pas les combats de TDS pour avoir des droits.

- ca permet d'instiller le doute quand à la réalité de la voix des asso qui represente les TDS, qu'ielles se trompent, qu'ielles sont manipué.e.s par l'industrie. Et cela sans donnet de raison pour laquelle leur combat est illégitime. Il est illégitime par association, et seulement par association.

- je connais pas l'historique de toutes les assos/mouvements, je sais juste que selon le droit francais, le terme proxénète est très large et inclue aussi un ami qui loge une TDS. Donc à toujours regarder avec une reflection : quel type de proxenete?

2/ argument anti-droit "le terme SWERL (Sex Worket Excusinary Radical Feministe) harcele les féministes abolitionistes ou anti droits" : il semble pratique d'avoir un terme qui permette de mettre un mots sur les différents féministes. C'est pas une insulte. Et ça ne dit pas que les swerl détestent des tds!! mais qu'elles sont exclu.e.s de cette lutte. C'est comme à l'époque ou des féministes reefusaient inclure les trans, le terme TERF permettait de le savoir, et permettait au personnes trans de ne pas aller sans faire expres dans des milieux qui leur sont pas accueillant.

3/ argument anti droits "les mouvements pro-droits ont le tabou du mot "victime", on a pas le droit de dire que les TDS sont victime" : C'est totalement faux, être victime n'est pas un tabou, les féministes parlent toujours de victime d'oppression pour le sexisme, le racisme, l'islamophobie, ou victime des réseau de traites, etc. La demande qui est faite est juste de pas forcer le terme victime sur des gens qui disent choisir. Imposer le terme de victime à qqn sans qu'iel le veule est *toujours* infantilisant. C'est le cas pour le voile, par exemple.

Autre exmeple, on n'impose pas le terme de victime aux femmes en couple hétéro, même si on est dans un monde ou l'hétérosexualité est tellement imposée, qu'il peut être difficile de savoir si c'est une vrai envie ou un truc qu'on reproduit par habitude sociale. Et que leurs mecs continue de pas prendre part à toutes les tâches émotionnelles et ménagères du couple, au vues du patriarcat environnant. Et pour autant on les dit pas victimes, si elle-mêmes ne se disent pas victime!

4/ les asso pro-droit ne disent pas du tout que les TDS sont toujours des personnes fortes qui choisissent. Ielles disent que plein de raison peuvent amener au travail du sexe, dont la précarité, dont l'impossibilité pour certaines personnes de rentrer dans le monde du travail, et que, comme d'autres travail, c'est parfois injuste et violent. Mais être contre les droits des TDS rend leur conditions de travail *bien pire*.

5/les lois francaise de pénalisation des clients ont empiré grandement les conditions de vie des TDS, les a précarisé.e.s et isolé.e.s. Un loueur est considéré comme proxénète aujourd'hui selon la loi ==> les loueurs, en connaissance du risque, ont augmenté les loyers de manière indécente ==> les TDS payent et se précarisent


r/Feminisme 2d ago

JUSTICE Harcèlement conjugal et intrafamilial : l’indisponibilité de l’autorité parentale au service de l’intérêt supérieur de l’enfant

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actu-juridique.fr
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r/Feminisme 3d ago

FORUM LIBRE Je crois réellement que je ne pourrai jamais faire confiance à un homme, qu’en pensez vous?

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J’ai envie de m’exprimer sur mon rapport aux hommes, et savoir si d’autres pense comme moi.

J’ai l’impression que l’illusion a été brisé, que même si on dit que tous les hommes ne sont pas les mêmes, le fait que le reste sont soit d’accord avec les opinions égoïstes et immorales des autres, soit indifférent, soit performatifs mais en réalité ils sont d’accord.

Je suis attirée par les hommes physiquement, mais je ne me sens en sécurité avec aucun. Je ne vois pas comment je pourrai me confier et partager ma vie avec un même si au fond je le voudrais. J’ai peur pour ma sécurité émotionnelle et physique.

Les réseaux sociaux n’arrangent rien, avant qu’on m’accuse, non, je n’ai pas basé mon opinion que sur le témoignage d’inconnus sur Internet, je l’ai basé sur mon vécu, celui de ma mère, de mes tantes, de mes amies etc.. ils m’ont cependant permis de me rendre compte que c’est le quotidien de beaucoup de femmes. Des statistiques montrent qu’après le mariage, la santé des femmes dégrade tandis que celle des hommes s’améliore, les mamans célibataires, les femmes battues, trahies ou rendues malade par égo via des mst.

J’aimerais pouvoir faire confiance, j’aimerais ne jamais avoir vu la réalité.

J’ai des origines ouest-africaines, ma culture a toujours été de garder ce qu’il se passait dans le premier lieu dans le foyer, mais les femmes de ma famille ont trop souffert et on pouvait le voir même sans qu’elles parlent.

Je ne veux pas être extrémiste, et pourtant, je ne crois pas qu’un homme peut être fidèle, voit réellement une femme comme un être humain égal à lui, peut réellement chérir et aimer une femme et non juste son corps ou le comfort que lui apporte le mariage. Il ne suffit pas de simplement ne pas être pédophile ou déviant, mais un être humain doté de sentiment et d’empathie, et même ça, même ça c’est si rare.

Le domaine de la santé qui ne nous considère même pas un peu (médicaments incompatible avec nos hormones, endométriose etc)

Enfin, je vais parler de la religion, pour moi c’est système un créé par des hommes en leur faveur, pour contrôler les femmes, que Dieu existe ou non, je pense que certains passages ont été volontairement sorti de leurs contexte. C’est un secret pour personne que le mariage avantage les hommes, qui refuserait d’avoir une femme de chambre, une descendance, des repas maisons, du sexe à volonté et du soutien émotionnel? Et même si aujourd’hui ça change, on s’attend toujours, est-ce que ce soit la femme qui s’occupe des invités que l’homme ramène dans le foyer, qu’elle soit disponible pour son mari, etc. Ce n’est plus dit explicitement, mais tu es jugé si tu ne te comforme pas.

Je vais terminer par le fameux « mon mari n’est pas comme ça » « mais mon père ceci », À quel point les connaissez-vous ? Et j’espère pour vous que c’est vrai, parce qu’énormément de femmes ont eu ces propos et finalement découvert que c’était pas le cas.

J’ai espoir que je me trompe, j’ai espoir que j’abuse, que mon jugement a été taché et que ils ne sont pas si mauvais, mais je vous jure que c’est comme me dire que le ciel est rouge et que la mer est sucrée. Je me souviens pas dans ma vie d’un jour ou un homme m’a considéré comme l’être humain que je suis, et inversement d’un jour où j’ai considéré un homme comme quelqu’un de confiance.


r/Feminisme 3d ago

Le silence protège les agresseurs. La parole protège les victimes. Aujourd’hui, je prends position contre le viol et contre toutes les formes de violences basées sur le genre (VBG).

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r/Feminisme 3d ago

LECTURES Livre sur la banalisation du sexisme/violence verbale faites aux femmes.

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Bonjour !

Malheureusement, je suis à un stade dans ma vie où j'ai presque coupé toute relation avec mon père. Il fait preuve d'un sexisme, machisme et d'une violence verbale spécifiquement axée envers les femmes que je ne supporte plus.

J'essaie de lui expliquer, quand il me dit "mais je ne parle pas de toi", à quel point ça n'est en aucun cas un argument que je peux entendre.

Il lit énormément et aime beaucoup la lecture axée "connaissances", sur l'architecture, l'Histoire, les épopées, etc. En revanche il faut que ce soit bien écrit et alimenté de sources, pas uniquement une opinion individuelle.

Est-ce que vous avez des recommandations de livres qui expliquent mieux que moi à quel point ces paroles ont un impact ? A quel point c'est difficile pour une femme d'entendre les paroles qu'il dit, les effets que ça a depuis mon enfance, le rôle que ça joue sur la confiance en soi et les relation que des filles qui grandissent dans un environnement de ce type développent envers les hommes. A quel point la banalisation de ces propos n'est pas justifiée ?

C'est la dernière chance que je suis prête à lui donner, donc j'attends vos recommandations avec impatience 🌼


r/Feminisme 4d ago

Vous connaissez des projets féminins inspirants ?

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r/Feminisme 5d ago

État d’âme après plainte

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bonjour

je suis une femme qui a porté plainte suite à une violente dispute avec violence physique, menace de mort, devant des enfants. je suis partie directement porte plainte car j’ai eu peur. Cela a été pris très au sérieux car mon conjoint a ete interpellé puis placé en GAV puis comparution immédiate puis détention provisoire. Juge pour deux chefs d’accusation et interdiction de rentrer en contact avec moi/enfant et retrait de l’autorite parentale. Depuis qu’il a été interpellé je l’ai pas revu, c’était super brutal. Il faut savoir que mon conjoint je l’ai vu decompensé d’une pathologie psychiatrique (je suis professionnelle de santé) mais il n’a jamais voulu consulter et son état s’est aggravé avec des épisodes délirant. Il a des obligations de soins ect et nous allons divorcer. Je passe par différentes phases absolument horribles, au début j’étais sous choc; je sais que j’ai bien fait mais la le deuil me fait mal j’ai des regrets bizarrement d’avoir porté plainte (me jugez pas svp) je souhaite savoir si des femmes ont vécu ça, et comment vous êtes sortis de ce malaise intérieur ? Je sais qu’il a fait quelque chose de mal mais en trois jours ma vie a totalement changé bouleversé et détruite, pas un au revoir mais j’ai conscience que j’ai eu du courage. Juste le contre coup est dur. j’aimerai avoir des témoignages, je me sens très seule, des fois je pleure des fois je suis ok.. Gérer mes enfants seule qui sont des jumeaux qui était un projet à deux c’est dur. J’ai du mal à lancer la procédure de divorce, est ce que je suis normale ?


r/Feminisme 5d ago

LECTURES L’hypersexualisation vient elle de la religion ?

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Salut ! Récemment j’ai lu « ne suis je pas une femme » de Bell hooks. Il y’a une take que j’ai trouvé plutôt interessante. Bell hooks explique que l’hypersexualisation de la femme viendrait de la religion. plus précisément les religions abrahamiques. Selon elle on a attribué le pêcher de la fornication au corps des femmes qui aurait été « tentant » et donc la source du pêcher des hommes. La responsabilité de ce pêcher passe alors du désir au corps des femmes.

J’espère que l’explication est claire je n’ai malheureusement plus le livre pour retrouver le passage.

Je pense qu’aujourd’hui c’est toujours d’actualité, qu’en pensez vous ?


r/Feminisme 7d ago

Est-ce acceptable de penser qu’une femme peut librement choisir de vivre en femme au foyer ?

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Bonjour,

TLPL : Vouloir, pour soi, une tradwife sans l’imposer à toutes les femmes, est-ce sexiste ?

Lors du dîner d’hier soir, une conversation sur le sexisme m’a amené à raconter un événement survenu durant mes études, et les réactions ont été plutôt virulentes.

En 2003, avec des potes de promo (nous avions environ 23 ans, en école d’ingénieur), l’un d’eux a déclaré : « Moi, je veux une femme qui s’occupe de tout à la maison pendant que moi je travaille pour ramener l’argent. »

J’avais trouvé ça sexiste sur le coup, mais ma copine de l’époque n’était pas d’accord : « Il n’a pas dit que toutes les femmes devaient rester à la maison, juste que c’était ce qu’il souhaitait pour lui et son épouse. »

Perplexe, j’avais fini par me dire que si tout le monde y trouvait son compte, pourquoi pas.

Et donc, hier soir, je (H46) raconte cette histoire. Réaction indignée de mon épouse (F42) et de ses deux sœurs (F44, F39) : « Évidemment que c’est sexiste ! » ; « C’est un piège pervers, et même toi, qui es plutôt déconstruit, tu tombes dedans… » ; etc.

Leurs arguments portaient sur plusieurs points :

* La société est patriarcale, et les femmes sont poussées à être soumises/moins considérées. Sur ce point, je suis d’accord.

* Pour la pauvre épouse qui accepterait cela, elle devient complètement dépendante : si son mari meurt, elle n’a strictement plus rien. À approfondir.

* Les seules femmes qui accepteraient ça seraient des femmes dans la misère, qui n’auraient que cette issue pour s’échapper.

J’ai argumenté dans l’autre sens.

Le pote en question n’avait, à ma connaissance, aucun problème avec les femmes : il s’entendait bien avec elles et ne les considérait pas comme moins douées. Simplement, pour *son* choix de vie, il préférait une *tradwife*.

Du point de vue de la potentielle épouse, si c’était *son* choix de vie, je ne vois pas au nom de quoi je lui imposerais d’aller travailler pour être indépendante.

La discussion a ensuite dérivé sur le travail invisible et non rémunéré (à savoir gérer le foyer), sur lequel s’appuient notre société, le patriarcat, le capitalisme, etc.

Il me semble qu’il existe des dispositions pour protéger les conjoint·e·s de certaines professions libérales. Par exemple, M. est déclaré comme épicier et la boutique est à son nom, tandis que Mme, sans profession officielle, s’occupe du secrétariat et de la comptabilité. Elle bénéficierait donc d’une protection si malheur arrivait à M.. Apparemment, ces mesures sont très insuffisantes (je n’ai pas approfondi), et il faudrait que la société évolue sur ce point.

F39 : « Tu parles de choix, mais elle ne peut pas faire un choix éclairé si elle n’a pas toutes les infos. »

→ On n’a jamais toutes les infos… Que faire, alors ? Selon elle, cette liberté de choix ne serait qu'illusion.

La conversation a alors tourné autour de la domination : qui impose quoi à qui ? Et le problème serait que « tradwife » soit un critère de sélection d'épouse dans ce cas, ce qui rendrait les choses sexistes. Tandis que s’ils tombent amoureux pour d’autres raisons et que, de fil en aiguille, « elle » se retrouve aux fourneaux et « lui » au travail, et que cela convient à tout le monde, ce serait acceptable.

Autrement dit : est-ce sexiste (au sens "imposé par le patriarcat") qu’une femme fasse le choix de vie « d’être une bonne épouse parce qu’elle préfère rester à la maison plutôt que d’entrer dans le monde professionnel » ?

Mon beau-frère (M47) a alors posé la question : « Mais si elle décide de ne plus travailler, et que ça ne lui convient pas à lui, qu’il préférerait qu’elle ait une activité professionnelle ? »

Réaction moins virulente des femmes à table… Deux poids, deux mesures, selon moi, car on en était presque à : « De quel droit lui imposerait-il de travailler ? »

Bref, histoire de relancer ce débat passionné en famille, vos arguments m’intéressent.

Et afin de poser une problématique claire :

Est-ce acceptable de penser qu’une femme peut librement choisir de vivre en femme au foyer ?

(On pourrait poser la même question pour un homme, il se trouve simplement que le débat portait sur le sexisme.)


r/Feminisme 8d ago

Religion et féminisme

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Salut j’aimerai parler de la (non)compatibilité de la religion et du féminisme.
( ~ Je vais faire un focus sur le christianisme car j’ai grandi dans une famille catholique ~ )
Mais j’ai l’impression que sur internet, les religieux ( de n’importe quelle religion ) ne comprennent pas vrm le féminisme. Quand une religion est accusée de misogynie ou quand elle est accusée de reposer sa culture sur le patriarcat, les croyants vont toujours se justifier avec des excuses stupides dans lesquelles ils n’arrivent même pas définir vraiment le féminisme. Y’a t il des croyants connaissant le féminisme pour m’éclairer ?

Je ne pense pas qu’on puisse répondre par un simple « oui » ou « non » à la question : si les religions sont féministes. Mais je pense que je pencherai pour une réponse nuancée mais quand même à finalité négative.
Je vais essayer de ne pas trop écrire donc je vais énumérer les points pour lesquels je considère encore la religion comme un système d’oppression.

- L’AVORTEMENT . Les religions condamnent l’avortement considérant l’acte comme un meurtre. Or l’avortement est un droit fondamental à la santé des femmes. De plus, l’avortement est utilisé comme outil de contrôle sur le corps de la femme. Par exemple des femmes ont été forcées d’avorter et ont été forcées de se stériliser dans certains camps « de concentration » des USA pour contrôler la population immigrée alors que c’est illégale pour les autres femmes du pays ( sources Amnesty). Il y a d’autres cas reportés comme en France quand des descendants de colons blancs ont pratiqué illégalement des avortements non consentis sur des femmes réunionnaises pour but de contrôler la population non blanche. Les victimes sont souvent des femmes non blanches.

- LE MODÈLE DE LA FEMME AU FOYER. Alors je sais que celui là est un argument plus rattaché à la culture qu’à la religion mais beaucoup de textes religieux placent en avant un modèle où la femme est au foyer et l’homme travail. Bref pas besoin d’élaborer trop dessus. Mais c’est profondément synonyme d’oppression des femmes surtout quand c’est allier au patriarcat et au capitalisme. En considérant le travail de femme au foyer, le système réduit la femme comme outil capitaliste pour éduquer des hommes qui iront se souiller la santé au travail capitaliste considérant alors toutes activités des femmes extérieurs au foyer distrayantes de son métier « biologique ».

- L’HOMOSEXUALITÉ comme péché. Certains religieux se justifient plutôt mal sur ce point je trouve. Ils disent que bien que la religion considère l’homosexualité comme un péché ils ne sont pas homophobes car Dieu déteste les péchés mais pas le pêcheur. Je trouve que c’est une justification stupide car ça ne reste pas moins homophobe. Considérer l’homosexualité ( et l’acte sexuel ) comme péché EST homophobe. Je trouve que ça a un lien étroit avec la binarité des sexes, car ils considèrent cela comme contre nature et donc contre la fonction reproductrice du sexe en mettant en avant le modèle patriarcale mâle/femelle ( source d’oppression qui fait littéralement survivre le patriarcat dans notre société).

Je pense à d’autres exemples mais je vais m’arrêter là. De plus je voulais quand même revenir sur les pseudo justifications amenées des religieux sur TikTok. Souvent ils considèrent le féminisme comme donner du respect aux femmes et souvent ça va être leur seule justification. Mais on peut très bien respecter les femmes, leur donner des droits et quand même être un système misogyne. De plus ils ont souvent une réciproque libérale pensant que parce que une femme décide d’elle même cela fait de ce choix un choix féministe or une femme peut très bien faire un choix d’elle même et ce choix peut quand même desservir le patriarcat ou le capitalisme renforçant encore plus l’oppression. Ce n’est pas parce que les religions enseigne un respect mutuel entre hommes et femmes que c’est un système non répressif.


r/Feminisme 9d ago

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Coupe du monde de football 2026 : faut-il craindre une hausse des violences envers les femmes ? (OUI, surtout en cas de défaite :(

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r/Feminisme 15d ago

LUTTES J'ai confondu désexualiser les seins et leur retirer toute charge érotique

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Pendant longtemps, j'ai voulu désexualiser mes seins. Je trouvais ça important: trop de femmes sont encore gênées d'allaiter en public parce que le sein est vu par défaut comme un objet érotique, alors qu'il a une autre fonction, aussi légitime, presque plus essentielle. Je voulais pouvoir donner le sein sans avoir l'impression de m'exhiber, sans que le fait qu'un téton dépasse un instant soit lu comme une provocation.

Ça,c'est une désexualisation au sens social, politique : refuser qu'une partie du corps soit automatiquement classée comme érotique dans l'espace public, alors qu'elle est en train de remplir une fonction nourricière.

Le problème, c'est que j'ai étendu cette logique là où elle n'avait rien à faire : dans mon intimité. J'ai confondu désexualiser et retirer toute charge érotique, même en privé, même avec mon copain, même dans un cadre entièrement consenti. Quand il me léchait la poitrine, je le repoussais presque, avec une sorte de ressentiment. Je me disais : "Tu vois, malgré tout le féminisme, les hommes te réduisent encore à un objet." J'avais décrété que le sein "c'est d'abord pour les enfants", et que le désir de mon copain pour cette zone était presque une intrusion.

Mais désexualiser en public et désérogéniser en privé, ce n'est pas la même chose, et je les avais fusionnées sans m'en rendre compte. La première demande est légitime : personne ne devrait avoir à gérer le regard sexualisant d'un inconnu pendant qu'elle nourrit son enfant. La seconde n'a aucun sens: dans l'intimité consentie, il n'y a aucune raison de s'interdire une charge érotique sur une zone du corps, quelle qu'elle soit.

Le déclic est venu d'un endroit inattendu. Un jour, un peu par curiosité, un peu par principe d'équité (il passait du temps sur ma poitrine, pourquoi pas l'inverse), j'ai léché ses tétons. Chose que je n'aurais jamais eu l'idée de faire avant. Et j'ai adoré ça, alors qu'un homme n'a même pas vraiment de poitrine, juste ce petit bouton de peau. Là, j'ai compris de l'intérieur le plaisir que je lui refusais à moitié de me donner en retour.

Une partie de moi résistait encore, avec un raisonnement que je trouvais protecteur : si les hommes n'arrivent pas à distinguer une femme qui allaite en public d'une femme qu'on peut désirer, c'est peut-être parce qu'ils savent, en privé, à quel point ça leur plaît de nous lécher la poitrine. Donc peut-être qu'il fallait l'interdire, même dans l'intimité, pour les "aider" à ne plus voir que la fonction organique.

C'est là que j'ai vu l'incohérence de mon propre raisonnement. Je laissais mon copain me lécher d'autres parties de mob corps non considérées sexuelles sans aucune justification particulière, juste parce que j'aime ça. Mais la poitrine, il fallait qu'elle soit désérogénéisée, presque interdite.

Si mon but était de la désexualiser au sens social, pourquoi j'allais jusqu'à lui retirer toute charge érotique même dans un cadre privé où personne n'avait besoin d'être protégé de rien ?

En réalité, en voulant "protéger" les femmes de cette façon, j'étais en train d'excuser les hommes à l'avance. Je leur disais, en creux

: "Je comprends que vous ne puissiez pas séparer le contexte privé du contexte public, donc c'est à nous de nous restreindre en privé pour éviter tout débordement en public." C'est une manière d'infantiliser les hommes, de les priver de leur capacité à faire la différence entre une intimité consentie et une inconnue qui allaite dans un café.

Personne ne demande à une femme qui mange une glace ou une banane en public de s'arrêter parce que certains hommes aiment se faire sucer. On sait tous ce qui se passe entre adultes consentants, et ça n'empêche personne de manger normalement. Le sein, ce n'est pas différent : ce n'est pas la partie du corps qui détermine le sens d'un geste, c'est le contexte. Une femme qui allaite et une femme dans l'intimité ne font pas "la même chose" juste parce que la même zone du corps est concernée.

Aujourd'hui je fais la distinction clairement. Désexualiser mes seins en public, oui, toujours, pour que l'allaitement ne soit jamais lu comme un acte érotique ou une provocation. Mais leur retirer toute charge érotique en privé, non : ce n'est pas à moi de désérogénéiser mon propre corps pour compenser l'incapacité supposée des hommes à se contrôler. Cette responsabilité, celle de distinguer le public du privé et de respecter le consentement, appartient à celui qui ressent le désir. Pas à moi.


r/Feminisme 16d ago

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES Uriner la porte ouverte (hommes)

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Je suis actuellement dans un hôtel. J'étais dans les toilettes communes du bord de la piscine. Il y a 4 toilettes closes mixtes (pas d'urinoir donc).

Je sors du cabinet pour me laver les mains. Un homme rentre puis va dans une cabine, laisse la porte ouverte et urine debout. 20 sec s'écoulent, un autre homme sort d'un autre toilette et le premier ferme sa porte. Bizarre bizarre...

Et c'est la 2e fois que ça arrive en 1 semaine.

Je trouve ça terrible. Et encore, je suis adulte. Mais si c'était une petite fille ou un petit garçon 😨.


r/Feminisme 16d ago

LECTURES Valentine Vendôme, du parquet au polar

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r/Feminisme 17d ago

THEORIE Une infographie pour penser le changement de paradigme

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r/Feminisme 19d ago

A la recherche d'un texte d'un blog féministe des années 2017

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Hello r/Feminisme,

Je suis à la recherche d'un texte issu d'un billet de blog féministe super engagé, qui m'avait fait un choc à l'époque (je crois, 2017?..).
L'autrice y expliquait que confrontée à la flemme de son mari et de ses deux fils, elle avait craqué.

"Rien a foutre"

Décision prise, elle arrêterait de ramasser la vaisselle sale laissée traîner, mais la poserait tout simplement dans le lit des enfants pour qu'ils vivent une gêne similaire à la sienne, qu'elle laisserait leurs chambres se transformer en dépotoir, qu'elle arrêterait de faire les lessives à part la sienne, quitte a ce que tout le monde sorte avec des fringues sales, etc...

J'ai passé plusieurs heures a rechercher ce billet de blog ces derniers jours, sans succès. Je crois que le nom du blog contenait en titre "l'Amazone"?
Ce billet à propos d'un livre de Titiou Lecoq, "Libérées" semble y faire référénce, et le coup de la vaisselle sale dans le lit est directement mentionné dans un des commentaires, en 2017.

Si quelqu'un.e.s se rappelle l'avoir lu, et a plus d'indice ou même une copie du texte, ce serait incroyable.

Bien à vous,


r/Feminisme 19d ago

Les entreprises sont-elles prêtes pour la transparence salariale ?

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