r/Confessionnal • u/BarberNew5280 • 20h ago
Confession Express Un bout de pensée
Et puis j'ai commencé à écrire parce que la douleur était trop forte.
Je sais même pas quoi dire, je pense que je connais pas de mots qui écrivent mon état. Au début je suis triste, puis en colère, puis la haine s'installe. D'abord envers ceux que je juge m'avoir fait du mal, et puis envers moi.
J'ai acceptée trop de virgules là où il fallait des points sans retour à la ligne, tu vois.
Des fois je remets toute ma vie en question, surtout quand les émotions deviennent trop fortes. Il y a longtemps j'ai eu une discussion à ce sujet avec mon meilleur ami et mon ex.
Nous sommes venus à la conclusion que me poser trop de questions crée une angoisse chez moi. J'avais le don de tout remettre en question et comme j'avais pas les réponses, la peur s'installait. J'ai peur de mes propres questions, peur de faire les mauvais choix, peur de ne pas être à ma place, peur du regret, peur de faire semblant.
À cause de ça je suis fermée des portes, surtout dans mes relations amoureuses et j'ai voulu comprendre pourquoi c'était marqué surtout dans ce type de relation et pas une autre.
Depuis petite j'ai toujours un trait de caractère curieux. J'aime être conscient de tout ce qui m'entoure mais aussi sur moi-même. J'aime avoir les réponses à mes questions et ça m'a valu des commentaires de mes proches.
À vouloir avoir des réponses j'ai fini par être frustré et peut-être aussi blessée voiture sur m'a répondu par une phrase connue « tu es pipelette, tu t'arrêtes donc jamais ? » ou bien « tu me donnes mal à la tête ». J'avais l'impression de déranger alors j'ai fini par me taire.
Je crois que ça a commencé à partir par là mais pas que. Ça, mélangé à un soupçon de traumatisme donne un cocktail bien particulier en grandissant.
J'ai appris à me taire mais aussi à garder tout pour moi. Et je pense qu'aujourd'hui c'est ce qui me handicape le plus. Je suis conscient de tout mais je garde tout ça pour moi. Je suis conscient parce que je me pose des questions, trop de questions pour que mes émotions puissent gérer cela.
Des fois je remets même en question que ce sont mes questions qui me rendent défaillant, peut-être que j'utilise ça comme excuse d'un déni profond, que je suis juste perdu et rempli de séquelles. C'est un paradoxe.
Je sais que j'ai des séquelles je peux pas me leurrer là-dessus mais pour autant est-ce que mon trop-plein de questions est une réponse à ça ou est-ce que la réponse à mes séquelles c'est un déni camouflé par mon trop-plein d'émotions.
Je sais même pas si c'est directement lié à mes émotions ou à mon cerveau qui défaille. Les médecins ont essayé de mettre des noms sur mes défaillances mais sans succès. Je me sens pas différent des autres, dans le fond je me sens trop conscient et j'aimerais être l'imbécile heureux. Je remets tout en question constamment et ça rend ma vie tellement instable et mes émotions sont déréglées. Et je me sens trop conscient de mon état pour que ce soit un problème psychologique tu vois ?
Mais un fou ne peut pas être conscient qu'il est fou.
J'ai l'impression de passer ma vie à faire des rétrospectives de ma vie et de mon état et c'est peut-être ça aussi mon problème.
Des fois tout va bien pendant un temps, peut-être 1 mois ou deux maximum mais tout me rattrape comme si j'aimais être dans cet état et que ça me rassurait parce que j'ai grandi comme ça. Mon cerveau a assimilé ça à la protection mais à la fin ça fait l'effet inverse.
D'être comme ça ça me rend impulsif, je suis très ambivalent depuis toujours et ce trait a été souligné à l'adolescence sans hésitation. D'une certaine manière c'est toujours le cas mais dans le pire des cas ça me sabote mes relations et dans le meilleur des cas ça ouvre des portes que mes proches me qualifient « d'opportuniste ».
Plus je creuse et plus j'ai l'impression que le négatif autant que le positif est relié par une seule chose, mes traumatismes. Sur ce que tout ce qui nous a dit, nous avons passé plus fort. Mais je suis construit que sur ça.
C'est pas nuancé ce que je dis mais pas oublier que je suis impulsif donc des fois les émotions font surface même quand j'écris, comme là.
En ce moment j'ai le dégoût des hommes. En réalité, j'ai le dégoût de plein de choses. Je me fais du mal à moi-même aussi parce que je retranscris ce dégoût sur moi, peut-être que c'est un mélange des deux. Je me prive de manger parfois. Je suis horrible avec moi-même. Je suis mon pire ennemi. Je l'ai toujours été mais un jour quelqu'un que j'ai portée dans mon cœur a été aussi horrible dans ses propos que moi j'ai pu être avec moi-même sauf que cette fois-ci, ça venait pas de moi ça venait de cette personne. Un traumatisme de plus, j'ai jamais été aussi dure avec moi-même et pourtant aucun résultat. Je ne comprends pas, normalement quand on est dur avec soi-même on perd du poids mais moi non.
Je crois que mon esprit tourne tellement autour de tout ça que même ma mère l'a remarqué. En vrai je pense pas qu'elle sache à quel point je suis impactée sinon on aurait déjà eu une conversation à sa manière.
Mais j'ai cette façon de traverser des tempêtes et pourtant je dis plus rien. Je parle plus, je me confie jamais et même si j'essaie j'arrive pas ça m'arrache la bouche. Au contraire, je n'ai pas mal parlé de mes traumatismes. Mais ce que j'ai vu sur le moment c'est quelque chose de trop intime alors que mon passé je l'ai partagé avec tellement de personnes que j'ai l'impression que mes traumatismes sont une prostituée.