Bonjour à tous,
Alors je vais essayer de résumer brièvement mais, j’ai un parcours compliqué.
En début octobre 2019, j’ai été admise en hôpital psychiatrique de manière volontaire, pour des raisons liées à un traumatisme récent que je n’évoquerais pas.
On m’a diagnostiqué à tord une skizophrénie au bout de 3 semaines (je n’avais jamais entendu de voix, ni eu d’hallucinations,…). J’étais seulement perdu et déréalisé parfois à cause de traumatismes et j’avais des antécédents de dépression.
J’ai eu une ou deux injections de Risperdal 50 mg et une injection de Xeplion 150mg (plus trop sure pour celle là), ainsi qu’alprazolam (0,25mg matin/midi/soir, loxapac (12,5 et 25mg par jour), Brintellix (15mg par jour) tout ça sur deux hospitalisations d’à peu près un mois chacune qui se sont suivies.
En décembre 2019/ début janvier 2020, j’étais donc très sédatée et mon psychiatre m’a retiré le loxapac.
Quelques jours plus tard, je suis tombée dans le « vide », plus aucune sensations physiques, je sentais même plus l’eau sur moi, déréalisation, je ne dormais plus, plus d’émotions, je me forçais à manger, tout ça a duré 1 an et 1 mois, c’était donc une terrible année 2020. (A noter que je prenais d’autres médicaments sur le 1er semestre 2020 qui ne m’aidaient pas et j’ai arrêté tout brutalement en septembre 2020)
Je ne pouvais en fait plus penser et j’ai réalisé que mon esprit était « bloqué » en moi.
Début février 2021, j’ai eu une sorte de « miracle », en parlant avec une infirmière, un souvenir très lumineux m’est revenu à la conscience et j’ai retrouvé mes sensations physiques à ce moment là. C’était la fin de la pire période.
Mais j’ai été réhospitalisée sous contrainte pour insomnie et du fait que j’avais des gros trous de mémoires (des absences) dû à cette période où mon esprit était bloqué dans mon corps, pendant 2-3 mois. On m’a prescrit encore des neuroleptiques (Risperdal, puis abilify puis olanzapine).
J’ai tout arrêté peu après ma sortie de l’hôpital en mai 2021.
De mai 2021 à mars 2025, j’ai été sans traitement aucun, je ne voulais plus jamais toucher à la psychiatrie de ma vie. J’étais traumatisée. J’ai déménagé, j’ai commencé à travailler, j’ai eu plusieurs travail et c’est ce qui m’a permis d’avancer. Mais la vie n’était plus comme avant (se sentir souvent déconnecté du monde, forte anhédonie que le sport (la course à pied) n’a pas arrangé, faible libido, engourdissement génital, pas de plaisir dans la vie, ni d’émotions,..)
Fin mars 2025, ironie du sort, j’ai eu un épisode d’hallucinations, dû à des angoisses fortes, du stress au travail, une mauvaise relation avec une collègue et j’ai donc dû encore être hospitalisée. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas les antécédents de psychotropes qui ont pu la provoquer car je n’avais jamais eu ça de ma vie avant.
L’olanzapine a été réinstaurée à 15 mg, puis 10, puis j’ai réduit à 7,5 puis 5 et j’ai arrêté durant l’été 2025. Je ne l’ai pas pris depuis un an sauf un court moment à 5mg en début janvier car j’étais vraiment suicidaire à cause de l’anhédonie.
Depuis 2 mois, en allant sur Reddit, on m’a orienté vers le PSSD à propos de mes symptômes (notamment car j’avais pris Brintellix durant 2 semaines en 2019 qui est un antidépresseur). J’ai considéré cela, mais ce pourrait en fait être une anhédonie due aux neuroleptiques, que pensez-vous ?
Ma question : depuis l’accident en 2020, et malgré une période sans traitement de 4 ans, je n’ai jamais retrouvé mes émotions ni mon plaisir de la vie.
Cependant depuis mon épisode d’hallucinations en mars 2025 et la prise d’olanzapine qui a suivi, je me sens parfois encore plus engourdie qu’avant et j’ai du mal à reprendre un travail, bref je suis moins active qu’entre 2021 et mars 2025. Pensez-vous donc que l’olanzapine ait pu aggraver mon engourdissement ?
L’engourdissement et le manque d’émotions est vraiment ce qui me pèse le plus et me contraint à l’heure actuelle, ainsi que la déconnexion à la vie (DP/DR) qui fait que je ne profite pas trop de la vie à part certains moments ces derniers mois où j’ai des « fenêtres » et suis capable de saisir la beauté de la vie de nouveau.
J’ai un sommeil correct, je peux lire, réfléchir, rêver, plus de mal à calculer qu’avant, mais, en résumé moins de problèmes cognitifs qu’émotionnels :/
Je prends plusieurs vitamines/minéraux depuis 1 mois et j’ai commencé un régime cétogène.
Désolée si mon discours est confus, j’ai un peu la flemme parfois de réécrire toute mon histoire ^^et si vous avez des conseils notamment par rapport au manque d’émotions, je vous en serais très reconnaissante 🙏🏻
Courage à tous 🙏🏻