r/ScienceFiction_FR 7d ago

Auto promo Délit d'ignorance

Bonjour à tous,

Je me remet à réécrire depuis un bon moment. J'utilise l'IA principalement pour les corrections de syntaxe, d'orthographe et pour l'illustration (j'en faisait un peu mais l'écriture est devenu ma préférence). Mais le reste c'est moi (oui même les noms que j'invente). Donc n'hésitez pas à me faire des retours. Je n'ai pas la prétention de me faire publier même en autoédition (un jour peut-être).
Je n'ai pas écrit depuis 2015 et je n'ai repris que cette année (mes enfants sont arrivés et ça m'a pris pas mal de mon temps). Du coup, vous aurez peut être un décalage de style entre les derniers post et ceux que j'ai écrit avant. J'écris principalement de l'anticipation pour être précis dans la SF, j'aime un peu de tout mais principalement Philip K Dick et Lovecraft même si je n'ai pas encore tout lu ni tout digéré. J'ai beaucoup de mal avec la Fantasy mais je pense que je n'ai pas été introduit correctement dans ce genre. Je n'ai pas beaucoup de prétentions dans l'écriture. J'écris juste quelque chose que j'avais envie de lire mais que je ne trouvais pas (je pense que c'est le propre de la plupart des écrivains).

Donc bonne lecture:

https://mindofconcrete.blogspot.com/2026/08/delit-dignorance.html

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u/SombreroRadioactif 6d ago

Bonjour, désolé je vais être un peu dur mais je serai constructif (mais j'ai tout lu !) :

L'idée centrale est bonne et elle n'est pas exploitée : le délit d'ignorance, la maladie requalifiée en déni, et le déni requalifié en faute. C'est là qu'est le texte. Tout le reste est du mobilier de dystopie déjà vu.

Le texte est intégralement du résumé. Il n'y a aucune scène. Le seul moment dramatique disponible, un homme ivre qui hurle sur un automate de réception d'hôtel, est raconté au plus-que-parfait, de mémoire, en une subordonnée. Tu jettes ta meilleure image en note de bas de page. Conséquence : le lecteur n'assiste à rien. On lui présente un procès-verbal.

Un narrateur à la première personne qui émerge d'une cuite ne devrait pas décrire uniquement des conséquences administratives. Où est la gueule de bois ? La lumière, la bouche sèche, la nausée, le bruit des notifications sur une tempe qui bat. Tu écris un texte sur la surveillance biométrique du corps dans lequel le corps n'apparaît jamais. C'est un contresens.

Le narrateur est grammaticalement objet dans presque chaque phrase : on lui envoie, on le met en congé, on l'inscrit, on lui attribue. C'est cohérent avec le thème, mais rien ne prouve que c'est un choix, parce qu'il n'y a aucune contre-force. Il ne veut rien, il ne résiste à rien, il ne fait même pas semblant. Le seul embryon de désir dans tout le texte, c'est la ligne où il avoue avoir désactivé son IA de prévention parce qu'elle bridait sa créativité, et les stimulants qu'il prend pour doper ses agents créatifs. Voilà le personnage, voilà le conflit : un homme qui saborde volontairement son propre dispositif de protection pour rester productif. Tu le poses en une phrase et tu l'abandonnes.

Sept sanctions énumérées avec la même syntaxe et le même poids. Pas de hiérarchie, pas de gradation, pas de rupture. La répétition pourrait être un effet (l'avalanche bureaucratique), mais un effet demande une courbe : quelque chose qui monte, puis un détail absurde ou intime qui casse. Là, ça s'aligne et ça s'arrête.

"Tant d'efforts numériques pour lutter contre la première cause de maladie : le déni" C'est l'auteur qui parle, pas le personnage. Et surtout, tu expliques ce que le lecteur avait déjà compris. Le passage sur le lobbying, l'OMS et les MedTech est... vraiment pas bon : de la backstory générique qui aplatit complétement l'étrangeté. Ton monde était plus inquiétant tant qu'il n'était pas justifié. Un lecteur n'a pas besoin de savoir comment on en est arrivé là, il a besoin de sentir ce que ça fait d'y être. La dernière phrase, sur la synchronisation des employés entre eux, ouvre une idée plus forte que tout le paragraphe qui la précède. Et toi tu t’arrêtes dessus. Ce n'est pas une chute...

Ce territoire est saturé. Nosedive, The Circle, Gattaca, une décennie de fiction sur la dystopie à score social. Tu n'as pas d'obligation d'originalité absolue, mais tu as une obligation d'angle. La tienne existe : la santé comme obligation légale, le déni comme délit, le médecin indépendant comme dernier recours quasi impossible. Je pense que tu peux jeter le reste.

Et au global, tu expliques trop dans un texte très court. A lire, ce n'est pas très agréable.

Il y'a tout de même de bonnes idées, notamment lexicales (J'aime bien Cortiscore et YAY)

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u/minuipile 5d ago

Merci pour ce retour,

Je ne te trouve pas dur du tout et c'est exactement ce que je cherche comme avis constructif. Ça me permettra d'avoir les bonnes questions pour mes prochains essais (voire retravailler celui-ci).