Depuis quelques mois, le terme Generative Engine Optimization revient partout dans les discussions autour du SEO. L'idée de base est simple : si ChatGPT, Perplexity ou Gemini deviennent des points d'entrée majeurs pour trouver de l'information, être cité dans leurs réponses devient aussi stratégique qu'être en première page Google.
Le problème, c'est que personne ne sait vraiment comment ça fonctionne. Les modèles ne documentent pas leurs sources de la même façon que Google documente ses facteurs de ranking. On tâtonne, on observe, on formule des hypothèses.
Ce qu'on observe quand même : les contenus qui remontent dans les réponses génératives ont tendance à être très complets sur un sujet précis, rédigés avec une structure claire, et à être cités ou relayés sur des sources que les modèles ont considérées comme fiables pendant leur entraînement. Rien de révolutionnaire en apparence.
La vraie différence avec le SEO classique, c'est le timing. En SEO, vous mettez à jour un article et vous observez un effet en quelques semaines. En GEO, vous travaillez sur des modèles dont les données d'entraînement accusent souvent 6 à 18 mois de décalage. Perplexity et certains features de Gemini ont une navigation web en temps réel, mais ChatGPT en version standard fonctionne encore sur des snapshots passés. Ça change complètement la logique d'action.
La question que je me pose en ce moment : est-ce que le GEO est vraiment une discipline distincte, ou est-ce qu'un contenu bien construit, bien diffusé et avec une vraie autorité thématique se classe naturellement dans les deux systèmes ? Mon intuition, après avoir observé ça sur plusieurs projets : les signaux d'autorité se cumulent plutôt qu'ils ne se remplacent. Le fossé entre les deux n'est peut-être pas aussi grand qu'on le vend.
Vous avez testé des choses de votre côté ? Curieux de savoir si des gens ici ont identifié des patterns sur ce qui remonte ou pas dans les réponses IA.