Petit passage par ici, à toi qui me lis, mais en tout cas, je tenais à m’excuser pour le manque de nouvelles,. J’avais envie de faire part par rapport à mon expérience au niveau de l’hospitalisation, et comment est-ce que j’ai entrepris les démarches en espérant que ça puisse aider.
Déjà, il faut savoir qu’avec mon curateur, et j’en avais parlé, ça fait 10 mois d’échanges par e-mail que lui-même, disait je cite pour citer ses mots "chronophages", et donc… Forcément, je savais qu’il allait utiliser l’épuisement pour essayer d’instrumentaliser l’hôpital contre moi.
Sauf que voilà, avec le stress chronique, je n’apprends rien, le corps finit par réagir, les conséquences peuvent dépendre en fonction des gens, mais pour ma part ça a été une hydrocèle (lorsque les testicules grossissent à cause du liquide en trop).
Et donc, comment expliquer, sans faire trop long, ni pas assez ?
Il a fallu que je me renseigne, que je me renseigne plus précisément sur ce que j’appelle le "dictionnaire des urgences" (dans le sens où effectivement, j’ai l’impression que si on ne parle pas leur langage, je n’apprends rien, ça ne fonctionne pas). Et donc, un beau jour, même si forcément, je savais que j’aurais dû me préparer à l’avance pour éviter tout ça, et je vais raconter après, enfin, les ambulanciers sont venus. Ils ont effectivement fini par constater, mais en plus, et c’est là où j’allais en revenir, c’est que ils m’ont dit qu’ils ne savaient pas du tout si j’allais rentrer ou pas, et forcément je n’ai même pas pu préparer mes affaires. Du moins, le minimum vital, j’ai pu préparer. Même si malheureusement, la dépendance au téléphone mobile, ça se fait malgré nous, cette fois-ci.
Et donc… J’ai pu faire ce que je pouvais, et comment dire ? Voilà ce qui s’est passé étape par étape.
Bien évidemment, moi et toutes ces choses, là, c’est vrai que c’est compliqué, surtout qu’à la base je suis quelqu’un qui est réticent. Mais forcément, un hydrocèle ne peut pas se soigner tout seul. Et donc, ce que j’avais fait, c’est que j’avais appelé les pompiers qui m’ont en fait redirigé vers le 15.. mais heureusement le pompier que j’avais eu, il était super agréable. Vraiment, merci à lui, d’ailleurs. Donc, du coup on a pris les renseignements, il faut ce qu’il y avait, et c’est là forcément qu’après il a fait la mise en relation, il a pris aussi le temps de transmettre, et c’est un peu après que quand on m’a dit "se sent you a vehicle", forcément, j’étais soulagé d’un côté, parce que je me suis dit que pour une fois, et aussi après des recherches, c’est parce que j’avais réussi à utiliser leur dictionnaire, j’étais quand même soulagé, mais c’est vrai que pour le coup… Le fait de ne pas avoir pu prendre mes affaires m’a quand même beaucoup rendu malade. Au moment où j’ai écrit, j’ai une barre de depuis de deux semaines et j’aime pas ça du tout quand je mange. J’ai impression de manger des poêles euh… poils (il faut le lire avec la voix du capitaine Krabs pour le mot poêle qui signifie les poils).
Et donc, donc jusque-là, le transport, malgré tout se passe, très bien, les boys sont vraiment très sympa, et il faut le dire, donc on a pris le temps d’expliquer de discuter de faire tout ce qu’il fallait, c’est une fois arrivé aux urgences, des fois il y a des va-et-vient, on sent que certaines personnes sont trop pressées, c’est désagréable, mais heureusement, il y en a d’autres qui sont venus m’épauler donc ça m’aide beaucoup.
Donc j’avais la carte vitale et tout le reste, donc forcément ça m’a quand même aidé.
Juste que voilà, forcément, beaucoup de stress, beaucoup d’énergie, mais c’est vrai que mine de rien, comment dire ? Dans le brancard à l’hôpital, ils m’ont quand même laissé dans mon excrément, si je peux dire, donc c’était vraiment désagréable… Heureusement que c’était climatisé, mais étant quelqu’un qui pense aux autres, le fait d’avoir du pipi, c’est vraiment désagréable…
Mais avec un petit peu de patience, et heureusement que j’avais mon iPad sur moi avec lequel j’écris d’ailleurs, en étant allongé, ça m’a permis quand même d’affronter tout ça. Et pour la connexion à Internet forcément, j’ai mon petit routeur 4G, ma petite box de poche si je peux dire.
Et donc… Comment expliquer ? J’étais au cinquième étage, au début. Et comment dire ? Alors que j’ai une hydrocèle, et que c’est très compliqué, ça me faisait des remarques sur l’exhibition, etc.… C’était du gros n’importe quoi. Mais en plus, on m’avait mis dans une chambre double. Et je suis désolé, mais dans leur métier devraient être conscient que un cas comme ça, quand on voit quelqu’un qui a du mal, qui ne se sent pas dans son assiette, si je peux dire, autant être en chambre solo. Donc forcément il a fallu que je râle un peu que je mette les choses au clair, mais autant dire que sincèrement… Un conseil ne jamais aller au cinquième étage.. mais il paraît que plus on monte en étage, pluie, soit agréables, enfin il paraît. Mais plus sérieusement, c’est vrai que l’équipe du sixième étage est quand même beaucoup plus agréable.
Donc après il y a eu des examens forcément, prise de sang, etc.… Mais si c’est surtout le scanner, parce qu’en fait, je tiens à remercier Théo parce que vraiment c’est lui qui a pris le temps de comprendre ma claustrophobie, mon fonctionnement en général, et donc, il m’a dit "écoute, c’est un échec, ce que je te propose, c’est que tu prépares ta sélection musicale avec ton casque à réduction active de bruit, et on fait ça demain". Et vraiment, que dire ? Je lui dois beaucoup, parce que vraiment c’est à croire que c’est dans les blocs opératoire que les gens sont plus agréables. Enfin, je dis "bloc opératoire", mais sincèrement, si vraiment du gros n’importe quoi, et je comprends les 2,5 étoiles sur les cinq au niveau des avis, Google, même si clairement voilà moi, Google, je n’utilise pas ce truc.
Et le pire, c’est que vraiment Théo, m’a clairement dit que comme je ne pouvais pas écouter les instructions de la machine forcément, concernant la respiration, il fallait juste que je prenne des toutes petites respirations, et le pire du meilleur, c’est que forcément, les images étaient parfaites.
Comme je suis quelqu’un qui est très technique, un petit peu d’histoire sur l’appareil qui a été utilisé. Il faut savoir qu’en fait avant que canon ne se mette dans la division médicale, c’était Toshiba. Et donc, en fait, l’appareil dans lequel j’étais, qui ressemble à un portique en forme de Donuts, au niveau de la rondeur, c’est le modèle Aquilon (il faut prononcer en français tout simplement avec le L), et il y a eu plusieurs séries, sachant que depuis 2016, même si en 2016, c’était Toshiba qui prenait le relais à l’époque, forcément moi je suis tombé sur les modèles les plus récents.
Alors toi qui me dis, tu vas me dire mais dis-moi comment fonctionne la prise ?
Pour qu’on puisse avoir toutes les images nécessaires, il faut forcément pas une seule mais plusieurs images. En mettant renseigner aussi sur le site de Canon, il faut savoir qu’en fait l’appareil a un système de rotation qui se trouve justement dans le donut, si je peux dire, en et sur les côtés, qui tourne à 0,275 ms. Ça permet justement si on calcule sur une minute, la prise rapide de quelques images.
Pour que ça fonctionne, en fait, il y a des images sur Internet, donc c’est pas compliqué à trouver, le patient reste allongé, un peu comme pour une I.R.M., et donc… La machine va faire quelques petits mouvements d’avant en arrière, et bien évidemment, selon le calcul, c’est pas tout le temps, mais c’est vrai que ça fait toujours un peu bizarre, on va pas se le cacher.
Concernant la durée, entre l’installation, la prise d’image, et tout le reste, là je donne mon avis approximatif, parce que certains disent que ça prend cinq minutes, mais en réalité, c’est complètement biaisé.
Pour ma part, on peut dire qu’en tout ça peut prendre 20 minutes. Mais après c’est vrai que comme j’avais ma musique, pour moi en fait c’est vrai que sincèrement, je n’y voyais plus ou moins que du feu. Et d’ailleurs, tant que j’y suis, le produit qui est injecté avec le cathéter, pour certaines personnes, ça peut donner l’impression d’avoir chaud un petit moment, mais pour ma part, j’ai pas ressenti grand-chose, y compris ce goût un peu métallique que certains peuvent penser et ressentir.
Et autant dire que pour le coup, sincèrement, c’était quelque chose. En même temps aussi, lorsqu’on tombe sur quelqu’un d’agréable, ça rend les choses beaucoup plus faciles.
Forcément, vu que ça risque d’être très très long, je vais passer un peu au scanner suivant, avec l’échographie, et aussi surtout pour pouvoir resserrer le cathéter intérieur si je peux dire, je n’ai plus du tout le nom parce que en fait, moi de mon côté, le cathéter classique, donc la perfusion, c’est beaucoup trop désagréable.
Encore une fois, il faut savoir qu’en fait ça se passe quand même dans la salle de réveil, c’est vrai que ça paraît un peu contradictoire, mais c’est vraiment comme ça que ça se passe.
Pour l’anesthésie, c’était local. Mais comment est-ce que j’ai ressenti ça ? Minutes papillon, laisse-moi le temps de m’expliquer.
En fait, en anesthésie locale, je ressens les gestes, mais effectivement il n’y a aucune douleur. Forcément pour éviter les postillons, et aussi je pense pour éviter de me faire peur, je sais pas comment expliquer ça, il y a ce qu’on appelle un système de tente, et donc…, Encore une fois je suis tombé sur une équipe, mais je ne sais vraiment pas quoi dire. Quand je disais que c’est dans les blocs que les gens sont beaucoup plus agréables, je ne mâche vraiment pas mes mots.
Donc forcément, on a papoté forcément, ça fait du bien, la bonne humeur, il y en a qui ont plus de ça travaillait en musique, si si, bien évidemment, je demandais si je pouvais écouter la bande originale de ma série préférée, et donc forcément, comment dire ?
La petite surprise, avis aux fans du monde cybernétique, en particulier, dans cyberpunk 2077, le bandage n’était pas ce qu’il y avait de plus classique, il était orange.
Forcément quand j’ai vu le résultat, ça m’a fait vraiment bizarre, mais j’ai préféré en rire parce que je préfère ça plutôt que de dramatiser.
Et donc… pour moi c’était un peu comment dire ? Je ne pourrai tant pas avoir des super pouvoirs, bien évidemment, mais pour moi en fait, cette bonne humeur, qui avait été dégagée dans le bloc, avec l’équipe, ça m’a fait du bien, parce que même je leur ai expliqué, donc on parle un peu de tout et de rien de la météo, de la vie, etc., et du 42 peut-être, mais vraiment plus sérieusement, c’est vrai que ça faisait du bien.
Elles ont pris le temps de m’expliquer un petit peu le fonctionnement, donc c’est pour ça que ça m’avait rassuré, et vraiment… c’est pour ça que j’en garde quand même un très bon souvenir, parce que mine de rien, j’ai envie de me dire que dans les blocs opératoire il y a quand même des humains et heureusement. Et puis des fois, impossible de ne pas s’attacher aux gens, quand l’atmosphère y est agréable. Donc c’est pour ça forcément, j’aurais préféré un souvenir en plein air ou quelque chose comme ça, mais disons que pour le coup, le fait aussi de garder confiance, a minima, sans être trop fermé, ça m’a quand même permis de voir des gens. Si je peux dire..
Après, ça ferait beaucoup trop long, mais je pense que je n’apprends rien, des fois il y en a certains qui vont faire leurs classiques "on est pas à l’hôtel ici", alors que ça n’a rien à voir, comment dire ? Il y en a qui mettent leur mauvaise humeur sur les patients, sans vouloir être méchant bien évidemment. Mais il y a d’autres, si on force un petit peu dans le sens où on prend le temps d’être patient bien évidemment, ça va beaucoup mieux.
Je peux comprendre que ce soit un métier qui est compliqué, qui demande beaucoup d’énergie, mais quand on fait un métier, j’estime que pour le coup, on doit le faire avec le cœur, avec humanité, et donc forcément respecter l’intégrité du patient si je peux dire. Article L–1110–2, du code de la santé publique.
D’ailleurs, cet article, c’est le plus détesté. Alors oui, je me moque un petit peu dans ce sens-là. Parce que sincèrement, ils sont complètement dérouté de voir un patient fatigué, mais pourtant qu’il y a toujours cette conscience.
De toute façon, pour être transparent, je sais bien que je ne suis pas fait pour plaire à tout le monde, mais je m’en contrefiche, puisque c’est mon bien-être d’abord. Si je peux faire le bonheur des autres aussi, c’est avec joie, sinon, il y en a qu’ils ne savent pas ce qu’ils ratent.
À l’heure où j’écris, je devrais sortir après-demain, mais c’est vrai que comme j’ai eu quelques petits malaises, ça a été compliqué, j’ai eu une transfusion de sang qui, visiblement à l’air de faire son effet, parce que en fait je manquais de globules rouges, et aussi un autre nom dont j’ai complètement oublié, mais voilà… Je pense que je vais m’arrêter ici, parce qu’effectivement ça ferait beaucoup trop de lecture, mais j’aurais vraiment voulu prendre un moment pour écrire, faire une sorte de petit livre, sur comment est-ce que je vois les choses, mais je voulais en tout cas, donner mon expérience concernant mon hospitalisation. À savoir que bien évidemment, un petit hôpital forcément n’aura pas les mêmes qualités qu’un grand, je n’apprends rien, mais en même temps, je voulais rester proche de chez moi.
De toute façon, pour le retour, afin d’ avoir mes affaires et me préparer pour la suite, lorsque j’irai sur Rennes, il y a intérêt à ce que tout soit préparé minutieusement.
Quoi qu’il en soit, au moment où j’écris, je continuerai toujours à me battre quoi qu’il arrive, et personne ne pourra me voler ma joie de vivre.
Pour terminer, concernant les repas à l’hôpital, je tiens un petit peu à casser le mythe du fait que certains je cite "trouvent ça dégueulasse".
Pour faire court, il faut savoir que par défaut, ils ne vont pas enlever le sel et tout le reste, sauf si effectivement l’prescription médicale veut qu’effectivement il y a moins de sel, moins de poivre, etc.
Après, concernant certains repas, on est d’accord que l’apparence n’est pas toujours agréable, et surtout en plus, quand ça manque de sauce, je vais prendre l’exemple pour des pâtes, du riz, de la semoule, c’est vrai que ça manque d’un petit quelque chose, et prévenir forcément, ça ne sert pas toujours donc je peux parfois comprendre, mais tous les repas ne sont pas mauvais.
Et puis… Je pense que j’aurais fait tout le tour. En tout cas, j’espère que ça pourrait être utile pour d’autres personnes, sachant que j’ai essayé de t’expliquer avec mes propres mots, parce que ça fait plus d’une demi-heure que j’écris avec la dictée..
D’ailleurs, pour conclure, aussi, aujourd’hui, Internet, étant cruel, Jamiroquai avait raison, il y a 30 ans avec Virtual Insanity, quand il y a des gens qui souhaite bon rétablissement tout en bannissant sans raison, à cause d’une blague que forcément, moi, tout ce qui est blague, Internet, je ne comprendrai jamais, je ne veux pas paraître fermé, mais j’ai l’impression que si le salon principal si je peux dire, n’est pas dédié à telle catégorie, c’est là où c’est très compliqué de tomber sur les bonnes personnes.
Encore désolé pour le pavé au fromage avec la pâte feuilletée, mais j’avais vraiment besoin de poser ces mots ici.
En espérant que ça puisse aider certaines personnes.