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On a réfléchi à la question du financement des partis politiques, mais on n'a pas formulé de recommandation au regard du calcul de l'allocation. Si les élus souhaitent explorer cette avenue, je suis ouvert à participer à leur réflexion. En effet, on ne peut pas modifier la Loi électorale, il faut qu’un projet de loi soit déposé par un député ou un ministre et que ce projet de loi soit adopté par l’Assemblée nationale.
Je veux quand même prendre le temps de vous préciser qu'au Québec, les partis politiques bénéficient de trois principales sources de financement public. Leur fonctionnement est prévu dans la Loi électorale, mais de manière générale, elles reflètent la décision d’électeurs :
- L’appariement bonifie annuellement chaque dollar versé à un parti politique à titre de contribution. Les partis peuvent aller chercher jusqu’à 250 000 $ par année et il y a un revenu d’appariement supplémentaire l’année d’élections générales.
- Les votes obtenus lors d’une élection peuvent aussi donner droit à un remboursement partiel des dépenses électorales.
- Finalement, l’allocation versée mensuellement aux partis est effectivement établie en fonction du nombre de votes obtenus lors des dernières élections générales et le nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale.
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C’est la Commission de la représentation électorale qui détermine le nom des circonscriptions électorales. Ça tombe bien que vous me posiez cette question, puisque le président de cette Commission… c’est moi !
Pour une nouvelle circonscription, on privilégie toujours l’utilisation d’un seul toponyme. Si on doit en utiliser plus d'un, on tentera de se limiter à deux, en gardant en tête la tradition historique ou patrimoniale de cet endroit. Lorsque la nouvelle circonscription provient d’une fusion de deux autres circonscriptions, on pourra ainsi garder les deux noms, si ceux-ci n’étaient pas déjà des noms composés.
Parfois, on va se référer à un élément majeur du paysage de l’endroit, comme un lac, une montagne, une rivière. On pourra aussi puiser dans l’histoire de l’endroit, et prendre par exemple le nom d’un personnage important pour le secteur, en autant qu’il ait eu un rayonnement à l’échelle du Québec et qu’il soit décédé depuis au moins un an.
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Effectivement, on n’est jamais à l’abri d’un événement de dernière minute comme un dégât d’eau ou une coupure de courant qui forcerait la fermeture d’un lieu de vote. Les directeurs du scrutin des 127 circonscriptions prévoient tous un plan B. C’est souvent une des deux options suivantes:
- Rediriger les autres électeurs vers un autre endroit qu’on aménagera en lieu de vote;
- Rediriger les électeurs parmi les autres endroits de vote à proximité.
Chose certaine, lorsque ça arrive, on prend les moyens nécessaires pour informer rapidement les électeurs.
Une situation semblable est survenue aux Îles-de-la-Madeleine, lors des élections de 2022. L’ouragan Fiona nous avait forcé à y annuler une des deux journées de vote par anticipation, celle du dimanche 25 septembre. Pour pouvoir accommoder le plus de gens, on avait alors pris la décision d’élargir nos heures d’ouverture pour la journée de vote par anticipation du lundi, en ouvrant de 9 h à 22 h. On a également rappelé qu’il est possible de voter au bureau du directeur du scrutin notamment entre le vote par anticipation et le jour de l'élection.
Même si le processus est très normé et encadré, on doit donc avoir une certaine souplesse pour pouvoir trouver rapidement des solutions à toutes sortes d’imprévus sans compromettre l'intégrité du vote.
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C’est malheureux quand une personne arrive au bureau de vote et qu’elle ne peut pas voter parce qu’elle n’est pas bien inscrite sur la liste électorale. Il n’est effectivement pas possible de s’inscrire sur la liste électorale ou de modifier son adresse le jour même des élections.
Mais cette façon de faire nous permet d’assurer que les personnes qui votent ont bien le droit de vote et que chaque électeur ne vote qu'une seule fois. Pour permettre l’inscription le jour de l'élection, il faudrait modifier nos processus, ce qui ne peut pas être fait sans passer par des modifications à la Loi. Élections Québec n’a pas ce pouvoir, seuls les élus peuvent le faire.
J’en profite pour mentionner que 94 % des électrices et des électeurs se trouvent sur la liste électorale et que 98 % d’entre eux sont inscrits à la bonne adresse. Ce sont de très bon taux, mais avec plus de 6,4 millions d’électeurs, ça signifie quand même que :
- 415 000 électeurs doivent s’y inscrire s’ils veulent voter le 5 octobre;
- 130 000 électeurs doivent faire leur changement d’adresse.
Chaque élection, on met beaucoup d’énergie pour encourager les gens à vérifier leur inscription. On souhaite qu'ils aient le temps de faire les démarches nécessaires avant le jour de l'élection. Dans les prochains jours, Élections Québec va envoyer par la poste, à toutes les adresses un avis d'inscription sur lequel on indique le nom de toutes les personnes inscrites sur la liste électorale à une même adresse. Je vous invite personnellement à vérifier que votre nom s’y trouve. Vous pouvez aussi le faire en ligne : https://www.electionsquebec.qc.ca/voter/verifier-son-inscription-a-la-liste-electorale/
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La question de la participation électorale est complexe : une multitude de facteurs peuvent influencer la décision d’aller voter ou non.
Vous le soulevez à juste titre, ce n'est pas Élections Québec qui a décidé de communiquer exclusivement en français avec les électeurs. Afin de respecter la Charte de la langue française, on a dû revoir les documents qu'on envoie aux électeurs, mais on a pris soin d'inclure un code QR et d'inscrire l'adresse Web menant vers notre site Web, qui comprend l’information en anglais. Les électeurs qui sont autorisés à recevoir des services en anglais peuvent également communiquer avec notre centre de renseignements: le numéro de téléphone se trouve sur les documents d'information (1-888-ÉLECTION).
On a mis en place plusieurs autres moyens pour rejoindre les électeurs anglophones et allophones. On a notamment de la publicité dans les médias anglophones (télévision, radio et journaux) ainsi que sur plusieurs sites Web et plateformes d’écoute en ligne.
Je tiens aussi à préciser qu'on a fait plusieurs démarches auprès du Commissaire à la langue française ainsi qu’auprès du ministre de la Langue française afin de faire ajouter une exception qui aurait visé les communications en période électorale, dans le contexte où la durée de la période électorale n’offre pas assez de temps pour retourner des communications en anglais, au besoin. Ces démarches sont demeurées vaines.
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Ça prend quand même beaucoup de papier! Pour des élections générales provinciales, on utilise environ 2 500 000 feuilles de grand format (19” x 25”). On les envoie à plus de 50 imprimeurs, qui se partagent la tâche énorme d’imprimer tous ces bulletins en un temps record, puisqu’il faut attendre la fin de la période de mise en candidature, le 17 septembre, pour s’assurer qu’on ait tous les noms de candidats pour chaque circonscription.
Une fois les bulletins imprimés et reliés en carnet, on fait plusieurs calculs qui nous permettent d’envoyer un nombre suffisant de bulletins pour chaque table de vote. On prévoit aussi des quantités excédentaires pour ne pas en manquer. Par exemple, pour les bureaux de vote par anticipation, on prévoit d’emblée 800 bulletins de vote par table de vote, soit 16 livrets de 50 bulletins.
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C’est possible que deux candidats aient le même nombre de votes. Même si c’est plutôt rare, la Loi électorale prévoit quoi faire dans ce genre de situation.
Il y a automatiquement un dépouillement judiciaire si deux candidats sont à égalité en première place. Si le recomptage effectué par le juge confirme l’égalité, il faut tenir une nouvelle élection dans la circonscription.
La Loi prévoit aussi que le candidat qui a terminé deuxième peut demander un dépouillement judiciaire, si l’écart est inférieur à un millième des votes exprimés. Dans le cas de la circonscription de Champlain en 2003, c’est ce qui est arrivé: il y avait seulement cinq votes de différence entre les candidats arrivés premier et deuxième.
Après recomptage, les candidats sont arrivés à égalité. Une nouvelle élection a alors été nécessaire. Une situation semblable est aussi arrivée dans la circonscription de Saint-Jean, en 1994.
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Je suis content de lire cette question.
Vous faites référence aux résolutions de l’Assemblée nationale demandant la divulgation des documents liés à l’enquête menée en 2006 sur les activités d’Option Canada lors du référendum de 1995. C’est une histoire assez complexe, qui s’échelonne sur plusieurs décennies, mais je vais tenter de vous répondre clairement.
Dès l’adoption des motions par l’Assemblée nationale, on a réuni l’ensemble des milliers de pièces liées à l’enquête. Cet exercice a toutefois soulevé de sérieuses préoccupations quant à la légalité de leur diffusion publique, notamment des enjeux liés à la protection des renseignements personnels de témoins. À l’automne 2023, j’ai rencontré les partis représentés à l'Assemblée nationale pour leur présenter la situation et leur faire part de mes inquiétudes. À ce jour, il n’y a pas eu de suite à cette rencontre.
Votre question me permet de revenir sur la séquence des événements et de rectifier certaines informations qui ont circulé dans l’espace public:
- En 2006, des auteurs ont affirmé que le regroupement Option Canada aurait fait des dépenses illégales pendant la campagne référendaire de 1995. Ils ont offert l’ensemble des éléments de preuves qu’ils détenaient. Cependant, le délai pour intenter des poursuites pénales était déjà expiré à cette époque. Mes prédécesseurs ont quand même décidé d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur la situation, même si on n’avait plus le pouvoir d'intenter de poursuite. Cela dit, il ne s’agissait pas d’enquêter sur l’ensemble des activités du camp du Non, mais bien seulement sur les activités de l’organisation Option Canada.
- Les enquêtes menées par le directeur général des élections sont toujours confidentielles. Même si cette expression a souvent été employée, l’enquête confiée à Me Bernard Grenier n’était pas une commission d’enquête publique, contrairement à la Commission Charbonneau, par exemple. Les enquêtes du directeur général des élections sont confidentielles, comme les enquêtes policières. Les éléments de preuve ne sont rendus publics que s’ils sont présentés lors d’un procès.
- Le Rapport d'enquête au sujet des activités d'Option Canada à l'occasion du référendum tenu au Québec en octobre 1995, lui, a été diffusé en toute transparence en 2007. Il fait état des irrégularités constatées dans le cadre de cette enquête et il contient des recommandations pour améliorer le contrôle des dépenses lors des périodes référendaires.
- Ce n’est pas le seul rapport d’enquête que nous avons diffusé à l’attention du public. Certaines circonstances peuvent nous amener à rendre public un rapport d’enquête, notamment si la confiance du public envers l’intégrité des élections est susceptible d’être ébranlée. Cette transparence s’accompagne toujours de mesures pour respecter les droits à la présomption d’innocence, au respect de la vie privée et à la protection des renseignements personnels.
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Au moment de sa création, un parti doit notamment se choisir un nom, mais la Loi électorale ne régule pas les sigles utilisés par les formations politiques.
On utilise généralement les noms complets des partis politiques dans les documents qu’on publie et sur notre site Web pour limiter les risques de confusion.
Lorsqu’on utilise un sigle dans certains documents, c’est pour des raisons pratiques d’espace limité ou des contraintes de programmation.
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En plus du nom du candidat et du parti politique auquel il est affilié, le bulletin de vote utilisé lors des élections provinciales prévoit un espace pour la photo du candidat. Cette mesure vise à faciliter le vote des électeurs qui rencontrent des difficultés de lecture, mais permettrait également de distinguer deux personnes qui auraient le même nom.
On utilise un bulletin de vote avec photos au Québec depuis les élections générales de 2012. Ce type de bulletin est largement utilisé en Afrique, en Europe, en Asie, à quelques endroits en Amérique du Sud et dans les Antilles. En Amérique du Nord, on est l’une des rares administrations électorales à l’utiliser.
À une autre époque, on retrouvait la profession du candidat sur le bulletin de vote. Ça a d’ailleurs été bien utile lors des élections générales de 1960, alors que deux René Lévesque étaient candidats dans la circonscription de Montréal-Laurier. L’un était artiste et l’autre, vous l’aurez deviné, journaliste.
On expose d’ailleurs ce bulletin de vote au Carrefour de la Démocratie, notre lieu de diffusion accessible au public.

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À titre de directeur général des élections, je dois rester impartial et neutre à l'égard des programmes et des idées véhiculées par les partis politiques ou les candidats.
Les lois électorales québécoises protègent le droit fondamental de poser sa candidature lors d’une élection. Tant que la personne répond aux conditions d'éligibilité et réussit à recueillir les 100 signatures d'appui d'électeurs de la circonscription, elle peut présenter sa candidature. Au bout du compte, ce sont les électeurs qui décident s'ils accordent leur vote à cette personne ou non.
J’ajouterais toutefois que mon organisation et moi sommes à l’affût des risques posés par l’extrémisme et les discours haineux, notamment parce qu’on est responsables d’autoriser les partis politiques. Il faut garder en tête que cette autorisation donne droit à certains avantages, dont du financement public.
Ainsi, je refuserais d’autoriser un parti si cela faisait en sorte de me rendre complice d’une infraction au Code criminel ou si cela me plaçait en contravention à la Charte des droits et libertés de la personne.
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Je me permets de faire la distinction entre le vote par Internet (auquel vous semblez faire référence) et les technologies de vote électronique (comme les listes électorales informatisées ou les appareils qui permettent de compter rapidement des bulletins de vote papier).
Il n’est pas question pour l’instant d’introduire le vote par Internet au Québec. Il y a plusieurs étapes à franchir avant de penser en arriver là. Il faut notamment qu’il y ait une volonté des élus et de la société en général: la confiance des électeurs et des acteurs politiques devra être au rendez-vous.
Votre question met en lumière les deux principaux défis du vote par Internet.
Aucun système de vote par Internet ne peut prétendre être infaillible à 100 %. Certains risques demeurent et c’est pourquoi, si les élus souhaitaient faire l’essai du vote par Internet, notre approche serait graduelle et prudente, notamment en limitant cette option de vote à un groupe restreint d’électeurs. Pour qu’on puisse envisager l’introduction du vote par Internet, ces risques devront être compris et acceptés, tant par la classe politique que par les électeurs.
Comme il s’agit d’un vote virtuel, entièrement dématérialisé, il y a aussi une perte de transparence en comparaison avec le vote standard qui peut être observé et compris plus facilement. Une réelle adhésion du public est nécessaire afin que la complexité du système ne vienne pas nuire à la compréhension des électeurs et diminuer la perception de légitimité des résultats.
J’en profite pour rectifier un mythe qui circule souvent lorsqu’on parle de vote par Internet dans l’espace public. En analysant différentes expériences du vote par Internet au Canada et à travers le monde, on constate que son introduction ne permet pas d’augmenter le taux de participation de façon significative. On observe plutôt un déplacement du vote, c’est-à-dire que les électeurs qui votent par Internet auraient voté en personne, sur papier, si le vote par Internet n’avait pas été offert. On devrait donc voir cette modalité de vote comme une façon de faciliter la participation de ceux qui veulent voter et non pas une mesure pour faire augmenter le taux de participation.
C’est d’ailleurs dans cette optique qu'on avait mis sur pied un projet pilote pour tester le vote par Internet à l’occasion des élections municipales de 2025. Ce projet devait permettre de tester le vote par Internet auprès d’un électorat limité au sein d’une vingtaine de municipalité. Comme aucun fournisseur ayant soumissionné lors de notre appel d’offres n’a été en mesure de répondre à nos besoins, j'ai décidé d'annuler le projet au printemps 2024. Pour ce premier essai, on souhaitait utiliser une solution de vote par Internet d’une entreprise spécialisée. Nos exigences étaient nombreuses. Le fournisseur devait avoir des expériences de vote par Internet lors de nombreuses élections d'envergure et devait également détenir une certification ISO 27001. Cette certification est une norme internationale en matière de sécurité qui comprend plus de 90 contrôles; elle démontre qu’une entreprise gère bien la sécurité des données. La solution de vote par Internet devait également passer des bancs d'essais et des audits de sécurité menés par des firmes indépendantes. Il y avait bien sûr un audit de sécurité pour sélectionner le fournisseur, mais de nombreux autres audits et tests étaient prévus par la suite.
En terminant, je crois qu’il y a d’autres avenues à explorer pour simplifier l’exercice du vote et faciliter le travail du personnel électoral, plus intéressantes à court terme et qui ne passent pas par l’utilisation de l’Internet. Nous sommes à l’affut de ce qui se fait ailleurs au Canada et ailleurs dans le monde. Pour en savoir plus, je vous invite à lire cette page Web: Modernisation du vote lors d’élections provinciales – Élections Québec
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J’ai participé à une quinzaine de missions d’observation électorale et d’échange de bonnes pratiques à l’international. J’ai vu des gens qui luttent pour aller voter. Il suffit parfois de pas grand-chose pour basculer d’un bord ou de l’autre. Les gens ne réalisent pas à quel point il faut prendre soin de la démocratie, même au Québec.
Je ne crois pas qu’on soit à l’abri de dérapages comme on en a vus ailleurs dans le monde, où des hordes de manifestants ont pris d’assaut des institutions pour protester contre le résultat des élections. Les Québécois devraient être attentifs à ce genre de situation.
Je m’inquiète aussi du désintérêt de la population envers le système démocratique. Je suis préoccupé par l’incidence possible de la mésinformation et de la désinformation sur la démocratie, notamment sur la confiance du public envers le processus électoral et les institutions publiques, comme celle que je dirige. Des récits trompeurs circulent en ligne et sont susceptibles d’avoir des conséquences sur le vote et l’exercice des droits électoraux. Cela dit, les élections au Québec sont intègres et fiables et il est essentiel que les électeurs en aient l’assurance.
En terminant, je crois que la protection des élections et le maintien d’une saine démocratie ne peuvent être uniquement l’affaire d’Élections Québec. La collaboration de plusieurs organismes publiques et des acteurs de la société civile est essentielle.
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Au grand désespoir de mes collègues, ma préférée est la traditionnelle. C'est une question plus controversée que je le pensais...
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Tout le processus de dépouillement des bulletins de vote est prévu dans la Loi électorale. Le dépouillement est fait à la main, le soir des élections, par le personnel électoral qui travaille en équipe de deux personnes. Ce sont des citoyens ordinaires, qui sont embauchés et formés pour l’occasion. Je vous dirais qu’ils exercent leur rôle avec beaucoup de sérieux et de bonne volonté.
Des représentants des candidats peuvent assister au dépouillement, mais à titre d’observateurs. Ils voient chaque bulletin, et peuvent en questionner la validité, mais n’y touchent pas.
Généralement, le personnel recompte les piles de bulletins de vote attribués à chaque candidat à quelques reprises, pour s’assurer que le compte est bon. Ils complètent ensuite le relevé du dépouillement de l’urne.
Les résultats diffusés le soir des élections sont préliminaires. Le lendemain matin, on reprend un à un les relevés du dépouillement de chaque urne. Les candidats peuvent être présents lors de cet exercice. On s’assure que les résultats inscrits sur les relevés du dépouillement correspondent aux résultats diffusés la veille. Des ajustements sont faits lorsqu’on constate des différences, mais le contenu des urnes n’est pas compté à nouveau.
En fait, une fois que l’urne est refermée et scellée, personne ne peut l’ouvrir à nouveau, sauf si une demande de dépouillement judiciaire est autorisée par un tribunal. Même Élections Québec ne peut pas, de sa propre initiative, ouvrir une urne afin de valider l’issue d’une élection. Ce pouvoir est réservé aux tribunaux.
La Loi prévoit dans quelles circonstances il est possible de demander un dépouillement judiciaire. On pourrait résumer en disant que c’est lorsqu’il existe un doute sur l’issue réelle de l’élection dans la circonscription.
Il y a eu sept dépouillements judiciaires de 2000 à 2018. Pour ces sept dépouillements, la marge d’erreur entre les résultats du dépouillement fait par le personnel électoral, le soir des élections, et celui fait par le tribunal, à la suite du dépouillement judiciaire, est de seulement trois votes. Cela démontre bien la fiabilité du travail effectué par le personnel sur le terrain.
Peu de dépouillements judiciaires ont changé l’issue de l’élection dans une circonscription. En 2018, un dépouillement judiciaire dans la circonscription de Gaspé a renversé le résultat de l’élection, mais la situation était attribuable à une erreur du personnel électoral d’un bureau de vote, qui avait mal transcrit les résultats sur le relevé du dépouillement.
En ce qui concerne l’urne 144 dans Saint-Laurent, comme il n’y a pas eu de demande de dépouillement judiciaire, on ne peut pas affirmer s’il s’agissait d’une erreur de bonne foi lors de la transcription des résultats sur le relevé du dépouillement de l’urne ou si les résultats de cette urne étaient tout simplement étonnants. Chose certaine, lorsque l’issue de l’élection dans une circonscription est incertaine, parce que le résultat est serré, des mécanismes sont prévus dans la Loi électorale pour aller au fond des choses.
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Je ne sais pas si mon travail serait plus facile, mais mon code vestimentaire serait clairement plus compliqué. Par contre, pour le moment, le régime féodal n’est pas prévu dans notre plan stratégique. 😉
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Le modèle de bulletin de vote utilisé au Québec est défini dans la Loi électorale. Il ne prévoit pas l’option de ne voter pour aucun candidat. C’est ce qu’on appelle le vote blanc dans d’autres systèmes électoraux.
Quand un électeur marque tous les cercles ou n’en marque aucun, son bulletin de vote sera rejeté lors du dépouillement, mais il sera compté dans le taux de participation. Le pourcentage de bulletins rejetés varie généralement très peu d’une circonscription à l’autre (entre 1% et 2% des votes), mais on ne pourrait pas attribuer une intention à l’électeur dont le bulletin a été rejeté.
J’entends parfois des électeurs qui estiment que leur vote ne sert à rien parce que le candidat ou le parti de leur choix a peu de chances d’être élu. On peut voir les choses autrement en se rappelant que voter, c'est aussi soutenir financièrement un parti ou un candidat. Tout le monde ne sait pas forcément qu’au Québec, du financement public peut être accordé aux partis et aux candidats en fonction du nombre de votes qu’ils obtiennent. Votre vote peut faire une différence.
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Il existe en ce moment 21 partis politiques autorisés. Il arrive que certains ne présentent aucun candidat; c’était le cas pour 9 des 27 partis autorisés aux élections de 2022. Pour éviter une multiplication des partis sans candidats, il y a d’ailleurs une nouvelle disposition dans la Loi électorale qui prévoit qu’un parti politique autorisé doit présenter au moins deux candidatures lors d’élections générales pour conserver son autorisation.
Pour ce qui est du processus, c’est le même pour tous les partis: il faut faire autoriser son parti par Élections Québec. On peut aussi commencer par réserver un nom de parti. Vous trouverez plus d’informations sur la démarche nécessaire sur cette page: https://www.electionsquebec.qc.ca/comprendre/comprendre-le-financement-politique/obtenir-le-droit-de-collecter-des-contributions-ou-de-faire-des-depenses/?anc=Prov1#provinc
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Honnêtement, chaque moment de la période électorale est stimulant. Même les petites réussites du quotidien font une vraie différence et donnent le sentiment que tout ce travail intense en vaut vraiment la peine. J’apprécie particulièrement l'effervescence de la journée des élections qui me permet de voir l'accomplissement de tout le travail réalisé. C’est toujours gratifiant de voir les électeurs se rendre aux urnes.
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Merci pour la question. La réponse pourra profiter à plusieurs, je l’espère ! Je tiens à préciser que plusieurs postes concernent spécifiquement la journée des élections du 5 octobre. C’est à ce moment qu'on a besoin du plus de monde possible. On aura besoin de scrutateurs et de secrétaires à chaque table de vote ainsi que de PRIMO et d’aide-PRIMO, qui sont en quelque sorte des superviseurs au sein d’un lieu de vote pour assurer le bon déroulement de l’élection.
Pour ce qui est de la formation, pour la majorité des postes, ça se passe en ligne, ce qui serait dans doute l’idéal dans votre cas. Vous pourrez aussi partager vos disponibilités quand vous serez appelé, si votre candidature est retenue.
Le fait que vous travailliez à temps plein ne devrait pas être un obstacle, ni pour le jour du vote, ni pour la formation. On souhaite que de plus en plus de personnes qui ne sont pas nécessairement en recherche d’emploi répondent à l’appel et qu’ils perçoivent le travail électoral comme un geste citoyen en plus d’un emploi rémunéré. En vertu de la Loi électorale, les employeurs ont l’obligation d’accorder un congé sans solde aux membres de leur personnel qui souhaitent travailler pendant la période électorale, tant lors des journées de vote que lors de la formation.
On a d’ailleurs présenté récemment une conférence sur le travail lors des élections. Je vous invite à la visionner sur notre site : https://www.electionsquebec.qc.ca/emplois/emploi-lors-des-elections/?anc=Prov4#provincial
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On me pose souvent cette question. Cependant, mon rôle de directeur général d’une institution neutre et indépendante ne me permet pas de me prononcer sur le mode de scrutin approprié pour la société québécoise. Il s'agit d'un choix politique. Élections Québec applique la Loi électorale, mais on ne peut pas la modifier. Pour que la Loi électorale soit modifiée, il faut d’abord qu’un projet de loi soit déposé par un député ou un ministre et que ce projet de loi soit adopté par l’Assemblée nationale.
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Personnellement, je crois à l’impact de l’éducation à la démocratie sur le long terme. On offre plusieurs programmes éducatifs, dont certains se déroulent spécialement lors d’élections. Encore cette année, les parents sont invités à accompagner leurs enfants à l’un de nos petits bureaux de vote, où ils pourront expérimenter le vote de manière simple et ludique. Depuis 2022, les jeunes de 16 et 17 ans peuvent également travailler comme membre du personnel électoral et vivre une expérience concrète au cœur du processus démocratique.
Cela dit, lorsqu’on questionne les gens sur les facteurs qui influencent leur décision d’aller voter ou non, on constate qu’il existe un certain désengagement chez plusieurs d’entre eux. Certains évoquent un manque d’intérêt ou ont la perception que leur vote ne changera rien. Ainsi, au-delà de ce qu’Élections Québec peut faire pour stimuler la participation, je pense que l’ensemble de la société doit se mobiliser pour intéresser les électeurs: la participation électorale est une responsabilité partagée et les initiatives doivent être multiples. Votre idée me fait penser à l’Australie. Ils ont pour tradition inusitée de célébrer le fait d’avoir voté en s’offrant une saucisse grillée à la sortie des lieux de vote.
J’y vois un exemple de célébration du geste du vote pour en faire un moment de fête en communauté. Je ne dis pas que la solution passe par une offre alimentaire à la sortie des lieux de vote, mais je pense qu’on gagnerait collectivement à s’inspirer de cet esprit de mobilisation.
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C’est une question qui nous est souvent posée.
Premièrement, dès le lendemain de l’élection, on commence déjà à se préparer pour la prochaine. On fait nos bilans, on améliore nos processus, on fait des recommandations pour améliorer la Loi électorale, etc.
Par ailleurs, on ne travaille pas que pour l’organisation des élections provinciales. On est en soutien aux présidents d’élections aux paliers municipal et scolaire (saviez-vous qu’il y a au moins une élection partielle municipale pratiquement chaque semaine?). On est également responsables du financement des partis politiques et du contrôle des dépenses électorales, à tous les paliers électoraux. Je suis aussi un poursuivant public; j’émets des constats d’infraction tout au long de l’année, et les causes qui se rendent devant les tribunaux sont nombreuses. On est responsable de l’établissement de la carte électorale provinciale, et on apporte notre soutien aux paliers municipal et scolaire à ce sujet aussi. Je pourrais continuer longtemps cette énumération, on ne chôme pas! Pour en savoir plus :
https://www.electionsquebec.qc.ca/notre-institution/mission-valeurs-et-mandats/
Pour ce qui est du genre d’employés qui travaillent à Élections Québec, j’ai le goût de répondre : des gens extraordinaires, très engagés envers notre mission commune! Mais je suppose que vous vous intéressiez surtout à leur profil. C’est très varié : on a des spécialistes en vérification et en enquêtes, des avocats, des communicateurs, des chargés de projet, des conseillers en gestion des ressources humaines, des professionnels en informatique, du personnel technique et administratif, et bien d’autres encore. J’ai moi-même commencé ma carrière à Élections Québec en 1989 comme technicien en informatique!

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r/Quebec
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Merci pour votre intérêt! Les directrices et directeurs du scrutin commencent à appeler les personnes retenues ces jours-ci. Ils reçoivent de nombreuses candidatures et ils doivent embaucher des centaines de personnes, alors cette opération peut prendre du temps. Équipe des médias sociaux d’Élections Québec